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Un printemps de liberté

de Mon-Petit-Editeur

JeanCharles BONDU
SANS TAIRETLESOUBLIÉS
Souvenirs éparpillés
STO • SANS TAIRE LES OUBLIÉS
Préface de Rémi Fabre
S T O Sans Taire les Oubliés
Histoire de Vie et Formation Collection dirigée par Gaston Pineau avec la collaboration de Pierre Dominicé (Un. de Genève), Martine Lani-Bayle (Un.de Nantes), José Gonzalez Monteagudo (Un. De Séville), Catherine Schmutz-Brun (Un. De Fribourg), André Vidricaire (Un. du Québec à Montréal), Guy de Villers (Un. de Louvain-la-Neuve). Cette collection vise à construire une nouvelle anthropologie de la formation, en s'ouvrant aux productions qui cherchent à articuler "histoire de vie" et "formation". Elle comporte deux volets correspondant aux deux versants, diurne et nocturne, du trajet anthropologique. Le voletFormations'ouvre aux chercheurs sur la formation s'inspirant des nouvelles anthropologiespour comprendre l'inédit des histoires de vie. Le voletHistoire de vie, plus narratif, reflète l'expression directe des acteurs sociaux aux prises avec la vie courante à mettre en forme et en sens. Dernières parutions Volet :Histoire de vie Simone LANDRY,Autopsie d’un mariage. De l’emprise à l’échappée, 2015. Jacques SERIZEL et Armelle ROUDAIRE,Accompagner à « re-connaître » les Acquis de l’Expérience en milieu carcéral,2015. Micheline THOMAS-DESPLEBIN,Ma maison était dehors, 2015. Jacques SERIZEL et Armelle ROUDAIRE,Éducation populaire et croisements de savoirs. L’Histoire de Vie Collective du Comité des Oeuvres Sociales du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais,2015. Geneviève STOCK,De la rue à la lutte, 2014. Marie BEAUCHESNE,Pouvoir devenir sujet. Un itinéraire de formation à la reliance, 2014. Jean-Eudes BOURQUE, Une parole arrachée au silence. Vivre la paralysie cérébrale, 2014. Micheline THOMAS-DESPLEBIN,Ruralité et soi féminin, Dialogues intimes au féminin, 2014. Corinne CHAPUT-LE BARS,Traumatismes de guerre. Du raccommodement par l’écriture, 2014.
Jean-Charles Bondu S T O Sans Taire les Oubliés Souvenirs éparpillés Préface de Rémi Fabre
© L’HARMATTAN, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08504-3 EAN : 9782343085043
Sommaire
Préface: Rémi Fabre...................................................................page 9
Introduction:
 Quand s'arrête le chemin de l'histoire...
Martine LaniBayle.................................................Page 13
 Un livre pour laisser une trace
JeanLouis Bondu....................................................page 17 Préambule :.................................................................page 21
Chapitre 1:
 1943«Dans l'usine où nous laisserons vingtsix mois de
notre jeunesse»........................................................page 23 Chapitre 2:
 1944« Formidable nouvelle, les alliés ont débarqué en Normandie ».............................................................page 57 Chapitre 3 :
 1945« C'est la débâcle! les russes arrivent ».........page77
Chapitre 4 :
 1976 « J'ai du mal à reconnaître la ville »...........page 111
Témoignages.............................................................page 123
Annexes......................................................................page 129
7
Préface 1 Rémi Fabre
Longtemps négligée ou marginalisée, l’histoire des STO est davantage intégrée aujourd’hui dans l’histoire des populations déplacées, prises et ballottées dans la tourmente de la deuxième guerre mondiale. Elle a fait l’objet de travaux 2 importants en même temps qu’un certain nombre de témoignages ont été recueillis et analysés. Les récits spontanés, les souvenirs écrits et médités des anciens du STO comme celui de JeanCharles Bondu n’en demeurent pas moins rares et précieux.
Ce témoignage indique d’abord à quel point cette expérience de deux années, placées en pleine jeunesse, au moment décisif où la vie se découvre et la personne se construit, a pu dans ce cas, comme sans doute dans bien d’autres, marquer toute l’existence et rester présente dans la mémoire à la fois comme le drame et comme l’aventure d’une vie.
« Je resterai toute ma vie, écrit JeanCharles Bondu, un déporté du travail. » La déclaration liminaire sonne comme une revendication mémorielle, qui a été commune à de nombreux STO. Leur mémoire n’a pas il est vrai eu sa place au sein des commémorations et des hommages officiels et le titre de déportés leur a été refusé. On en connaît les raisons : d’une part, un nombre assez important de jeunes travailleurs appelés à partir en Allemagne ont désobéi, se sont cachés et
1-Rémi Fabre professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Est Créteil. 2-Patrice Arnaud,Les STO Histoire des Français requis en Allemagne nazie 1942-1945,Paris, CNRS Editions, 2010. 9