Total War Rome

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La nouvelle série du maître du roman d'aventures historique. Partez à la conquête du monde antique !






146 av. J.-C. La destruction de Carthage et Corinthe met fin aux guerres puniques et donne à Rome triomphante le statut de grande puissance.
La conquête pour la domination du monde antique peut commencer...


Deux généraux s'affrontent dans un combat sans merci : Scipion Africanus
le jeune, vainqueur à Carthage, et son cousin Gaius Aemilius Paullus. Une guerre totale qui donnera lieu à des batailles plus dévastatrices que jamais.


Sur qui Scipion pourra-t-il compter pour étendre l'influence de Rome
et donner naissance à l'Empire ? Et si ses plus proches alliés devenaient ses pires ennemis ? Qu'est-il prêt à sacrifier pour la grandeur de Rome ?


Un destin qui marquera à jamais l'histoire en marche...





Publié le : jeudi 5 septembre 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782365690867
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couverture

DU MÊME AUTEUR

Pharaon, Éditions Les Escales, 2013 ; Pocket, 2014

Les Dieux d’Atlantis, Éditions Les Escales, 2012 ; Pocket, 2013

Le Masque de Troie, Éditions First, 2011 ; Pocket, 2012

Tigres de guerre, Éditions First, 2009 ; Pocket, 2011

Le Dernier Évangile, Éditions First, 2008 ; Pocket, 2009

Le Chandelier d’or, Éditions First, 2006 ; Pocket, 2008

Atlantis, Éditions First, 2005 ; Pocket, 2007

David Gibbins

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Traduit de l’anglais par Béatrice Guisse-Lardit

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Note préliminaire


Au deuxième siècle avant Jésus-Christ, Rome était encore une république, dirigée par des familles de riches patriciens dont l’origine remontait aux premières années de la ville, quelque six cents ans plus tôt. La République avait été fondée à la suite de la destitution du dernier roi de Rome en 509 av. J.-C. et devait se prolonger jusqu’à l’avènement de l’Empire sous Auguste, vers la fin du premier siècle après Jésus-Christ. La principale instance administrative était le Sénat, avec à sa tête deux consuls élus chaque année. En dehors du Sénat, douze tribuns élus représentaient le peuple, la plebs, et avaient un droit de veto sur le Sénat. Le jeu complexe d’alliances et de rivalités entre les familles patriciennes (les gentes, au singulier gens) est essentiel pour comprendre l’histoire de Rome au cours de cette période, à un moment où la conquête au-delà des mers donnait aux généraux une vision tentante du pouvoir personnel, qui mena finalement à la guerre civile au premier siècle après Jésus-Christ et à l’autoproclamation d’Octave comme empereur sous le nom d’Auguste. Pourquoi l’avènement de l’Empire ne se serait-il pas produit plus d’un siècle auparavant, lorsque les armées romaines étaient au faîte de leur puissance et que leur général le plus remarquable, Scipion l’Africain, avait le monde à ses pieds ? Voilà une des questions les plus fascinantes de l’histoire ancienne, et elle constitue la toile de fond de ce roman.

À cette date, l’armée romaine n’était pas encore professionnelle. Le recrutement des légions se faisait parmi les citoyens de Rome, en réponse à des situations de crise particulières. L’armée ne deviendrait professionnelle qu’au cours de guerres prolongées, lorsque le fait de garder les citoyens en état de mobilisation serait devenu un avantage évident. Pendant tout le deuxième siècle avant Jésus-Christ, période où se situe ce roman, il y eut une tension entre ceux qui redoutaient que le développement d’une armée de métier ne mène à une dictature, et ceux qui la pensaient nécessaire pour que Rome puisse jouer le rôle qui devait être le sien dans le monde. Ce furent finalement ces derniers qui l’emportèrent, avec les réformes du consul Marius en 107 av. J.-C. et l’instauration des premières légions permanentes.

 

À l’époque, on n’avait pas encore donné aux légions les noms qui deviendraient familiers sous l’Empire, tels que « Legio XX Valeria Victrix ». Les unités qui avaient été créées pour les besoins d’une campagne particulière, puis démobilisées, portaient un numéro, mais ne gardaient pas leur identité. La formation principale au sein d’une légion était le manipule, unité abandonnée par Marius en faveur de la cohorte, plus réduite. On peut comparer le manipule à « l’aile » d’un régiment britannique victorien, une formation équivalente en nombre à environ la moitié d’un bataillon moderne d’infanterie, mais pouvant être déployée plus rapidement et étant plus facile à manœuvrer pendant la bataille. L’unité principale au sein du manipule était la centurie, équivalant à peu près à la compagnie moderne d’infanterie. Les soldats étaient traditionnellement classés, au sein de la légion, selon leur richesse et leur âge, depuis les plus pauvres, les velites (fantassins légers) en passant par les hastati et les principes jusqu’aux plus riches, les triarii, chaque catégorie étant pourvue d’une armure et d’un équipement de qualité croissante. De même, les positions dans la ligne de combat étaient plus exposées et dangereuses pour les troupes les plus pauvres et les moins bien équipées.

 

Les centuries étaient commandées par des centurions, simples soldats sortis du rang grâce à leurs capacités et leur expérience. Leurs responsabilités correspondaient à peu de chose près à celles d’un capitaine d’infanterie de nos jours, mais on peut plus volontiers les comparer aux sous-officiers. Le primipilus (« du premier rang ») était le centurion le plus gradé de la légion, l’équivalent d’un sergent-major dans un régiment. Il existait un autre grade, celui d’optio, subordonné à celui de centurion, avec des responsabilités comparables à celles d’un lieutenant, mais plutôt l’équivalent du sergent ou du caporal. Un gouffre social existait entre ces hommes et les officiers les plus gradés de la légion, issus de familles patriciennes, pour qui les grades militaires faisaient partie du cursus honorum (la carrière des honneurs), suite de postes militaires et civils qu’un riche Romain pouvait espérer obtenir au cours de sa vie. Les officiers de grade intermédiaire étaient les tribuns militaires, jeunes gens au début de leur carrière, ou hommes plus âgés qui s’étaient portés volontaires pour l’armée en temps de crise, mais n’avaient pas encore atteint dans leur cursus honorum le stade qui leur permettait de commander une légion. Ce rôle revenait au legatus, équivalent d’un colonel ou d’un général de brigade, qui pouvait commander plusieurs milliers d’hommes sur le terrain, y compris la cavalerie et les forces alliées.

Le grade de général n’existait pas, car les armées étaient commandées par un praetor, le deuxième plus haut rang civil à Rome, ou par un des consuls. La compétence d’un chef d’armée était donc une question de chance, car il n’était pas nécessaire d’avoir accompli de grands faits de guerre pour prétendre au poste civil suprême ; les capacités d’un commandant en chef dépendaient des possibilités de service actif qu’il avait pu rencontrer au cours de sa carrière. Cependant, si une guerre était imminente, un homme pouvait être élu au consulat sur la base de sa réputation militaire, et la loi qui interdisait les mandats successifs se trouvait momentanément annulée pour permettre la réélection d’un homme qui avait démontré ses capacités de général.

Ce système a suffisamment bien fonctionné pour permettre les succès militaires de Rome au cours du deuxième siècle avant Jésus-Christ ; mais les vétérans ne pouvaient qu’être extrêmement conscients de ses déficiences, au nombre desquelles l’absence de formation théorique à la guerre pour les jeunes gens avant leur nomination au grade de tribun et leur envoi sur le champ de bataille. Tout aussi urgent à résoudre était le problème de l’enrôlement discontinu des légionnaires, car ils étaient démobilisés après les campagnes, et beaucoup de connaissances acquises étaient perdues entre les guerres. Lorsqu’ils étaient appelés de nouveau, les hommes étaient susceptibles de s’engager moins par fierté professionnelle ou pour la gloire que pour l’attrait du butin, qui augmentait avec les conquêtes en Grèce et dans l’Est qui apportaient à cette époque beaucoup de richesses à Rome.

À l’époque où se situe ce roman, Rome menait deux grandes guerres de conquête : l’une contre les royaumes de Macédoine et de Grèce qui avaient succédé à l’empire d’Alexandre le Grand, et l’autre contre le peuple d’Afrique du Nord que les Romains nommaient « punique », terme qu’ils employaient pour désigner les descendants des navigateurs phéniciens venant de la région occupée aujourd’hui par le Liban, qui avaient fondé la ville de Carthage quelque sept cents ans auparavant. Rome connut trois guerres contre Carthage, en 264-261, 218-201 et 149-146 av. J.-C., au cours desquelles elle s’empara progressivement des territoires carthaginois de Sardaigne, de Sicile et d’Espagne, ne laissant guère plus à sa rivale que l’arrière-pays de la Tunisie moderne, avec à ses frontières les Numides, alliés de Rome. La deuxième guerre punique, au cours de laquelle le général carthaginois Hannibal traversa l’Espagne avec ses éléphants et franchit les Alpes en direction de Rome, est peut-être la plus célèbre de ces campagnes. Même si elle épargna totalement Carthage, elle fut en réalité l’élément déclencheur de l’un des événements les plus dévastateurs de l’histoire ancienne, environ cinquante ans plus tard, lorsque Rome prit la décision de réduire à néant son ennemie.

Au moment de l’assaut final sur la ville en 146 av. J.-C. et sur Corinthe au cours de la même année, Rome était prête à étendre sa domination sur le monde ancien, freinée seulement par une Constitution prévue pour administrer une cité-État et non un empire. Pour nos contemporains intéressés par la stratégie, cette période est l’une des plus fascinantes de l’Antiquité ; un moment où de petits changements auraient pu transformer le cours de l’histoire, et où tous les facteurs qui influent sur une campagne militaire sont entrés en jeu de façon décisive : contexte politique, rivalités et alliances au sein des gentes patriciennes de Rome, problèmes d’approvisionnement et d’entretien des armées outre-mer, tactiques de bataille en évolution sur terre et sur mer, et par-dessus tout, les personnalités et les ambitions de certains des individus les plus puissants de l’histoire. Époque d’autant plus intéressante que les sources anciennes ne nous permettent de la connaître qu’imparfaitement, ce qui ouvre des perspectives à la spéculation et au jeu.

L’histoire des guerres puniques possède une énorme résonance aujourd’hui, car certaines leçons en ont été correctement tirées, et d’autres non. On peut comparer la décision de ne pas détruire Carthage à la fin de la deuxième guerre punique à celle prise par les Alliés de ne pas conquérir l’Allemagne et d’accepter plutôt un armistice à la fin de la Première Guerre mondiale, ou à la décision de la coalition dirigée par les États-Unis de ne pas envahir l’Irak à la fin de la guerre du Golfe en 1991. Dans les deux cas, la décision d’arrêter le combat conduisit à des guerres bien plus coûteuses et destructrices quelques années plus tard. L’archéologie a révélé que, en dépit de la défaite d’Hannibal, Carthage avait reconstruit son port de guerre sans en être empêchée par Rome, exactement comme les Alliés s’abstinrent de toute réaction en voyant Hitler reconstruire la marine et l’aviation allemandes dans les années trente. De bien des façons, les guerres puniques furent la première vraie guerre mondiale, la première guerre « totale », impliquant plus de la moitié du monde ancien, avec des répercussions bien au-delà de l’Ouest méditerranéen. Qu’il s’agisse des guerres mondiales du siècle précédent ou de la guerre globale actuelle contre le terrorisme, la première leçon de l’histoire est peut-être que la guerre à cette échelle n’autorise guère la concession ou l’apaisement. La guerre totale signifie exactement cela : guerre totale.

Distances

L’unité de longueur romaine de base était le pied (pes), divisé en trois pouces (unciae), semblables, grosso modo, aux unités utilisées aujourd’hui en Grande-Bretagne. Pour les plus grandes distances, ils avaient le mille (milliarum), correspondant à cinq mille pedes, soit légèrement plus que que les neuf dixièmes d’un mile anglais moderne, ou environ un kilomètre et demi. Le stadium (pluriel stadiae, dérivé du grec stadion, une piste de course) était une unité intermédiaire d’origine grecque, correspondant à six cents pedes, soit un peu moins d’un huitième de mile, ou un cinquième de kilomètre. Dans le texte, on utilise couramment la forme française : stade.

Dates

Les Romains comptaient les années ab urbe condita, « depuis la fondation de la ville » en 753 av. J.-C., mais utilisaient plus communément « l’année consulaire » en ajoutant les noms des deux consuls en poste à un moment donné. Comme les consuls changeaient tous les ans et qu’en théorie deux hommes ne pouvaient pas rester en poste une seconde année, l’année consulaire faisait référence à une année unique. Il était souvent nécessaire d’épeler les noms complets car pendant la période républicaine il s’agissait la plupart du temps d’hommes issus de quelques gentes, toujours les mêmes, comme les Scipiones, de sorte qu’il ne suffisait pas de dire « pendant le consulat de Scipion et Metellus » ; il fallait donner les noms complets.

Gens

La gens (pluriel gentes) était la famille d’un patricien romain. Quelqu’un pouvait venir d’une branche connue d’une gens, ainsi Scipion l’Africain était issu de la branche des Scipiones de la gens des Cornelii, et Sextus Julius Caesar de la branche des Caesares de la gens des Julii. On peut comparer les gentes aux familles aristocrates d’Europe aux cours des siècles récents, quoique pour la gens romaine, le code de conduite fût encore plus normalisé et restrictif – régissant par exemple le mariage, aussi bien que les droits et les privilèges. La plupart des acteurs principaux de la République romaine étaient issus d’un petit nombre de gentes, de sorte que des noms comme Jules César et Brutus, dotés d’une telle résonance historique pour la période de la guerre civile, sont très fréquents au cours des générations précédentes, et possèdent un prestige et une notoriété tout aussi grands.

Noms

Dans les relations amicales, les Romains utilisaient leur praenomen (prénom), exactement comme aujourd’hui, mais ils pouvaient aussi être désignés par leurs autres noms : dans le cas de Scipion, par son cognomen (troisième nom), ce qui était d’usage courant chez les aristocrates.

Le cognomen était la branche de la famille (gens) qui, elle, était indiquée par le deuxième nom, le nomen. Ainsi, le Scipion de ce roman, Publius Cornelius Scipio, appartenait à la branche des Scipiones de la gens des Cornelii. Il n’était pas né dans cette gens des Cornelii Scipiones, car il avait été adopté par le fils du fameux Scipion l’Africain, Publius Cornelius Scipio Africanus, lorsqu’il était enfant. Cependant, conformément à la coutume, le jeune Scipion garda aussi le nom de la gens de son véritable père, Lucius Aemilius Paullus Macedonicus, qui avait reçu l’agnomen Macedonicus pour son triomphe sur les Macédoniens à Pydna en 168 av. J.-C. Le nom complet du jeune Scipion en 146 av. J.-C., Publius Cornelius Scipio Aemilianus Africanus, comportait également l’agnomen Africanus, hérité de son grand-père adoptif, qui lui l’avait reçu à la suite de la bataille de Zama en 202 av. J.-C. Ce nom pesait lourdement sur les épaules de Scipion lorsqu’il était jeune homme et ses efforts pour le mériter par lui-même constituent un thème sous-jacent à ce roman.

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Personnages


Les personnages suivants sont historiques, sauf mention contraire ; les notices biographiques vont jusqu’en 146 av. J.-C. Les noms sont ceux employés dans le roman, suivis du nom entier lorsqu’il est connu.

 

Andriscus – Souverain de la ville d’Adramyttion en Asie Mineure. Il prétendait être le fils de Persée, fut brièvement le roi autoproclamé de Macédoine avant d’être battu par les Romains commandés par Metellus lors de la seconde bataille de Pydna en 148 av. J.-C.

 

Brasis – Gladiateur fictionnel, mercenaire thrace capturé en Macédoine.

 

Brutus – Decimus Junius Brutus, fils fictionnel de Marcus Junius Brutus – personnage historique appartenant à la gens Junia –, ami de Scipion et commandant de la garde prétorienne au siège de Carthage.

 

Caton – Marcus Porcius Cato (env. 238-149 av. J.-C.), personnage politique âgé et célèbre du Sénat romain, qui appela avec insistance à la destruction de Carthage : « Carthago delenda est. »

 

Claudia Pulchridina – De la gens Claudia, épouse fictionnelle de Scipion à la suite d’un mariage arrangé ; son nom signifie : « belle ».

 

Démétrios – Démétrios Ier, surnommé plus tard Sôter (le Sauveur), contemporain de Scipion, issu de la dynastie Séleucide, retenu en otage à Rome pendant sa jeunesse. Devint roi de Syrie en 161 av. J.-C.

 

Ennius – Ennius Aquilius Tuscus, rejeton fictionnel de la branche étrusque originelle (les Tuscii) de la gens Aquilia. Ami intime de Scipion et commandant des fabri, les ingénieurs de l’armée.

 

Eudoxia – Jeune esclave fictionnelle des îles d’Albion et amie de Fabius.

 

Fabius – Fabius Petronius Secundus, légionnaire fictionnel originaire de Rome, qui est le garde du corps et l’ami de Scipion dans le roman.

 

Gaius Paullus – Gaius Aemilius Paullus, cousin fictionnel de Scipion du côté paternel.

 

Gnaeus – Gnaeus Metellus Julius Caesar, de la gens des Metelli. Fils fictionnel de Metellus et Julia, dont la véritable ascendance est révélée dans le roman. Présent au siège de Carthage comme tribun.

Gulussa – Deuxième fils de Massinissa, envoyé par son père à Rome en 172 av. J.-C. pour plaider la cause des Numides contre Carthage. À la mort de Massinissa, Scipion le nomma commandant en chef des forces numides, qu’il mena lors du siège de Carthage.

 

Hasdrubal – Général qui défendit Carthage en 146 av. J.-C. Le sort de sa femme et de ses enfants est décrit par l’historien Appien.

 

Hippolyta – Princesse scythe fictionnelle qui suit les cours de l’académie à Rome, puis commande plus tard la cavalerie numide aux côtés de Gulussa en Afrique du Nord.

 

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