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Un destin hors du commun

De
106 pages

Entrez dans l'univers de Lee Rosfoold, un jeune Américain comme les autres personnes de sa génération, du moins en apparence...

Entraîné malgré lui dans les affres du conflit au Viêt Nam, c'est pourtant là-bas qu'il découvrira le vrai sens de sa vie, la vraie signification des choses de la vie et finalement l'amour sous sa forme la plus pure !

Là-bas, il découvrira un être à la grâce infinie, un ange sur cette Terre déchirée par la guerre, cette jeune fille sera pour lui une lumière dans la nuit, un espoir, son salut.

Ce bref instant sera à ses yeux le plus beau des trésors et le changera à jamais, mais le vrai bonheur est un cadeau infiniment précieux et rare, bien souvent, il y a un prix à payer !


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Couverture

Copyright

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-55644-8

 

© Edilivre, 2013

Prologue

Le déroulement principal de cette histoire se passe précisément en 1977, à San Francisco. A cette époque, l’Amérique essaie, autant que faire se peut, de retrouver une identité nationale mise à mal par un conflit au Viêt Nam qui lui laissa des relents profonds encore décelables, de nos jours. La jeunesse révolutionnaire de l’époque cherchait désespérément dans la drogue, intrinsèquement liée à la musique particulièrement expressive, un exutoire à sa frustration sociale. L’usage de drogues puissantes, par la majorité de la jeunesse, n’était en fait que la partie émergée de l’iceberg, pour être plus exactement un phénomène mettant en exergue la manifestation d’un trouble social beaucoup plus grave et profond, que l’intelligentsia américaine avait voulu faire paraître.

C’est dans ce contexte historique que se situe l’histoire qui va vous être contée. Il est important de souligner que le destin du personnage central de cette histoire est lié, de manière parcellaire, à la conjoncture des États-Unis d’Amérique, des années soixante-dix.

Chapitre 1

Lee Rosfoold est venu au monde en 1950, à San Francisco. Sa famille de génération en génération y a toujours vécue. Aussi loin que peuvent remonter les souvenirs de sa famille, le niveau social des Rosfoold n’a jamais dépassé le statut d’ouvrier. Nonobstant, Lee ne s’est jamais senti déprécié face à cela, déjà enfant, il était la fierté de toute sa famille, ses parents s’étaient toujours évertués à l’exhorter dans tout ce qu’il faisait et entreprenait. Lee eut une enfance relativement comblée et avait tout ce dont un enfant de son âge pouvait rêver. Son père Robert, âgé de trente-neuf ans, avait pour profession celle d’ajusteur dans une usine de construction automobile et Kathleen, sa mère âgée de trente-deux ans, exerçait le métier d’aide-soignante. Au demeurant, ceci leur permettait d’avoir une existence quelque peu convenable, sans toutefois leur autoriser des égarements de plaisir quelconque. Ses parents mettaient un point d’honneur à apporter à leur enfant, une éducation parfaite, en tous points. C’est ainsi que Lee put apprendre dès l’âge de cinq ans le piano, une une connaissance sine qua non qui, selon ses parents, faisait partie intégrante de l’apprentissage de la vie.

A l’âge de dix ans, bon nombre de fois, les instituteurs énoncèrent des éloges flatteuses, à son intention. Beaucoup d’enfants se sentant mis sur un piédestal, auraient vu susciter en eux un sentiment de suffisance, mais Lee avait toujours dénoté d’une capacité de distanciation par rapport aux situations gratifiantes. Cela ne voulait bien évidemment pas dire qu’il demeurait impassible, mais bien au contraire qu’il avait conscience de manière innée que l’humilité est une valeur morale propre aux personnes véritablement intelligentes et de bonne éducation.

Plus tard, Lee dénota d’une prédisposition scripturale tout à fait remarquable, ses parents l’encouragèrent vivement en ce sens. Cet enfant avait la capacité d’exceller dans tout ce qu’il accomplissait. Pour preuve, à l’âge de seize ans, il réussit le prodige d’écrire un livre traitant d’une histoire imaginaire. Le seul petit bémol dans tout cela, qui échappa au discernement parental, était en fait l’expression tacite d’une vacuité affective.

De fait, l’ouvrage parlait d’un petit garçon similaire en tous points à Lee, à ceci près que le personnage imaginaire vivait au sein d’une famille quelque peu différente de la sienne. Au sein de cette structure familiale chimérique, vivait un garçon Jason âgé de treize ans, ainsi que sa sœur Miranda.

« Elle suscitait la fascination auprès de tous ceux qui avaient la chance de s’en approcher. Miranda possédait ce don rare qui lui permettait d’enchanter et d’enjouer son entourage. Jason était le premier à être fasciné par cette sœur idéale, elle était âgée de cinq ans son aînée, ce qui ne les empêchait en rien de partager une multitude de choses et par-dessus tout des confidences intimes et des questions existentielles. Jason était très protecteur vis-à-vis de sa sœur, elle était son équilibre et lorsque viendrait le jour fatidique, où sa sœur serait éprise follement d’un beau jeune homme, il faudrait sans l’ombre d’un doute que cet individu la mérite et ne commette aucune erreur pouvant la faire souffrir viscéralement ; cela Jason se l’était juré… »

Dans son livre, Lee parlait très peu et de manière froide des parents de Jason et de Miranda. Il développait l’histoire comme si les personnages étaient livrés à eux-mêmes, sans pouvoir compter sur qui que ce soit. A travers ce livre, Lee avait mis le doigt exactement sur le problème insidieux de sa famille, derrière ce simulacre de plénitude et d’épanouissement se dissimulait une souffrance silencieuse.

Lee endurait sans jamais rien dire et souffrait véritablement que ses parents ne l’aimaient pas pour ce qu’il était, la vérité cruelle était que ses parents l’aimaient à condition que Lee comble leur fierté.

Cet ouvrage eut le mérite de mettre en évidence, par processus de projection, ce grave traumatisme que Lee subissait depuis toujours.

Dans ce contexte familial, il lui était tout à fait inenvisageable de leur faire part de ses craintes, de sa peur immanente de l’échec, ayant trait à son adolescence. Lee était intimement convaincu que si il venait à échouer, ne serait-ce qu’une fois dans quelque domaine que ce soit, cela pourrait altérer l’amour qui les unissait.

Le personnage imaginaire Miranda était en fait l’actualisation manifeste de son appétence intrinsèque à pouvoir désespérément s’épancher enfin.

Lee se sentait immergé dans un océan de solitude ; ce sentiment oppressant aurait pu avoir finalement raison de lui, s’il n’avait pas réagi au plus vite.

Quelques années se succédèrent, Lee était âgé maintenant de dix-huit ans, à ce stade de son existence, ses rapports avec ses parents s’étaient beaucoup dégradés. Au fur et à mesure qu’il avançait dans l’âge de raison, leur relation creuse et sans relief s’émoussait. La maturité a pour vertu la perspicacité et la lucidité, cela permit à Lee de prendre conscience que durant toute sa vie, il s’était consacré pleinement à rendre ses parents fiers de lui.

De même, il avait réalisé que son existence n’avait été vécue, que par procuration. Cette prise de conscience, à n’en point douter, eut pour corollaire de tendre encore bien plus ses rapports déjà conflictuels avec ses parents. Désormais, il prit la décision ferme et irrévocable de prendre sa vie en main et de faire les choix cruciaux, seul en son âme et conscience. Cela lui permit de s’attirer les foudres de son père et de sa mère.

Depuis toujours, ses parents le prédestinaient à des études supérieures dans le domaine science politique.

A leur plus grand désappointement, Lee s’éleva à nouveau contre leur volonté en décidant de suivre un tout autre cursus, à savoir des études littéraires.

Ayant bientôt l’âge de la majorité, il envisagea de quitter le domicile parental, afin de s’émanciper définitivement.

Ses parents restèrent impuissants face à cette décision sans appel. Lee n’était aucunement vindicatif, bien qu’il en avait la légitimité. Afin de les épargner, il leur confia que cela n’avait rien avoir avec eux, mais que ceci correspondait à un désir empreint de liberté.

Alors qu’il débutait les recherches pour un appartement locatif, Lee fut frappé en plein visage par le destin !

L’édification planifiée de son avenir fut annihilée. Lee fut affecté au plus profond de son corps et de son âme déjà meurtris et pour cause, en cette période de crise nationale, 1968 s’inscrivait dans la continuité d’un conflit en Asie du Sud-Est, ainsi que dans l’incompréhension d’une guerre qui n’était pas celle du peuple américain.

Cela, Lee en comprit toute la portée lorsqu’il reçut son avis de mobilisation préalable à son détachement au Viêt Nam.

Bien sûr, il savait cela inéluctable, mais avait toujours eu l’espoir que ce conflit s’achèverait avant d’être en âge d’être mobilisé.

Lee vivait dans son monde intérieur pour mieux fuir la réalité, paradoxalement une réalité bien plus cruelle allait bientôt le rattraper. Il ne pouvait avoir la moindre idée de ce qu’il allait voir et subir.

Chapitre 2

Après avoir au préalable suivi une formation drastique dans un camp d’instruction militaire d’infanterie, dans un déchirement innommable, il fut arraché à sa vie déjà fragile pour se retrouver dans un pays inhospitalier, à l’autre bout du monde.

L’âme de Lee ressemblait beaucoup au Viêt Nam, comme ce pays, elle était profondément en souffrance.

Autour de lui, Lee observait le chaos.

Jamais, il n’aurait pu imaginer, ne serait-ce qu’un instant, qu’un tel spectacle d’horreur puisse exister sur la Terre.

Au cours d’une première mission, il vit des corps démembrés, étripés de civils et de soldats du Viêt-Cong.

Lee fut marqué par ces images d’abomination, au tréfonds de son être.

Le paysage de ce pays n’était que pure désolation et évoquait, d’une certaine manière, le sol lunaire. Le sol était par endroit criblé d’impacts de grenades, d’obus de mortier et une partie de la végétation était calcinée par le napalm.

Lee fut plongé dans un état de torpeur et parvint heureusement grâce à son imagination développée à évader son esprit, hors du temps et de l’espace.

Cette faculté de dissociation du corps et de l’esprit lui permit de trouver son salut, en conservant une bonne santé mentale.

La section 311 de la 6ème division d’infanterie en mission, où Lee se trouvait, était sous la férule du lieutenant Hamilton, celle-ci opérait dans les environs de Buôn Ma Thuôt dans la province de Dac Lac à Tay Nguyên (Hauts plateaux du centre).

Il s’agissait d’une contrée qui jadis devait être belle et accueillante.

Le hasard voulut que Lee se trouva dans la région du Viêt Nam ayant les conditions climatiques les plus clémentes, pourtant il souffrit énormément des piqûres de moustiques, de la chaleur et de l’humidité, un long moment d’adaptation lui fut nécessaire.

Lee observa régulièrement les ravages d’un mystérieux produit toxique, utilisé massivement par l’Air Force et qui était...