Une jeune shanghaienne dans la Chine de Mao

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Jianping Sun, née à Shanghai, a douze ans quand commence la Grande Révolution Culturelle et dix-sept quand elle est envoyée à la campagne comme des millions d'autres jeunes pour y être "rééduquée auprès des paysans". Ce livre raconte ses trois années passées à la campagne. L'originalité de ce témoignage réside dans son ton : un récit du quotidien sans aucune acrimonie.
Publié le : dimanche 1 février 2009
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EAN13 : 9782336276625
Nombre de pages : 206
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Une jeune Shanghaienne dans la Chine de Mao
1954-1981

@ L'HARMATTAN, 2009 5-7, rue de J'École-Polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-06897-1 EAN : 9782296068971

Jianping Sun

Une jeune Shanghaienne dans la Chine de Mao 1954-1981

Préface de Muriel Détrie

L'Harmattan

Mémoires Asiatiques Collection dirigée par Philippe Delalande
Déjà parus

Paul GUILLAUMA T, La Chine à l'Encan, Rapports et souvenirs d'un officier français du 2e Bureau en ExtrêmeOrient (1897-1901), 2008. Claude GILLES, Le Cambodge. Témoignages d'hier à aujourd'hui,2006. Maly CHHUOR, Le serment, 2005. Stéphane FERRERO, Formose vu par un marin français du XIX siècle, 2005.

A ma grand-mère. A mes amis paysans du village de Ge.

PREFACE

A voir aujourd'hui en Chine les mégapoles se hérisser de grandes tours futuristes et s'illuminer le soir de panneaux publicitaires géants, les routes s'engorger de files ininterrompues de voitures et les flots de voyageurs se déverser quotidiennement dans les gares et les aéroports, les vitrines des magasins déborder de marchandises venues du monde entier et la moindre banque afficher les cours de la bourse ou les taux de change, on a peine à imaginer ce qu'était le pays il y a tout juste trente ans: alors les denrées étaient rares et le coton comme les céréales rationnés, les appartements étaient exigus et insalubres, les villes mal éclairées et leurs rues seulement encombrées de bicyclettes et de bus bringuebalants, les touristes étrangers constituaient encore une attraction et ils ne pouvaient échanger leurs devises contre la monnaie locale. Depuis qu'elle a tourné le dos au maoïsme pour se convertir au capitalisme, la Chine a réalisé un véritable «grand bond en avant» et est en passe de devenir l'une des premières puissances économiques au monde. Face à ce qui apparaît comme un miracle, on se demande non sans inquiétude: «Où va la Chine?» Mais on est à ce point préoccupé par l'avenir et impressionné par le chemin parcouru qu'on en oublie que la génération qui a accompli ce miracle est la même que celle qui a grandi sous la direction du Président Mao... et qui se souvient. Jianping Sun appartient à cette génération: née à Shanghai tout juste cinq ans après la fondation de la République Populaire de Chine, elle s'envole définitivement pour la France au moment où la Chine amorce son décollage économique. Entre temps, elle a traversé toutes les vicissitudes du régime maoïste: réforme agraire, campagne des Cent fleurs, Grand bond en avant, Révolution culturelle et ouverture de l'ère Deng Xiaoping, pour ne citer que

les périodes les plus marquantes. Le récit qu'elle nous livre ici de ses années d'enfance et de jeunesse constitue donc un témoignage sur une des périodes les plus agitées de l'histoire chinoise. Mais qu'on ne s'attende pas à une grande fresque historique: les mouvements politiques qui ont secoué la Chine durant les premières décennies du régime maoïste ne sont évoqués que dans la mesure où ils orientent le destin de Fauteur, un destin somme toute ordinaire pour l'époque mais qui frappe aujourd'hui par son caractère complètement aléatoire. En effet, pendant les trente premières années de sa vie, Jianping Sun n'a jamais eu de décision importante à prendre, on a toujours choisi à sa place, et si elle s'est abandonnée avec docilité au cours des événements, c'est parce que pour elle comme pour des millions de Chinois, cela semblait naturel et qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement. D'ailleurs, ces événements, si contraignants et douloureux qu'ils aient pu être, n'ont pas été sans lui apporter parfois d'heureuses surprises, faisant alterner les joies avec les peines: choisie à l'âge de neuf ans pour apprendre le français dans une école chargée de former les futurs diplomates, elle reçoit une éducation privilégiée à laquelle la Révolution culturelle met un brusque coup d'arrêt; elle et sa famille traversent néanmoins cette période de terreur et de délation sans trop souffrir, mais à la fm de ses études secondaires, elle est, comme des millions de jeunes instruits, envoyée à la campagne pour se faire rééduquer dans un tout petit village situé à des centaines de kilomètres de sa ville natale; elle y travaille durement comme une paysanne durant des années, sans espoir de retour, jusqu'à ce qu'elle soit soudain sélectionnée pour reprendre des études de français à l'université; puis, devenue professeur, la perspective d'un séjour en France s'ouvre devant elle, mais se referme bientôt lorsqu'elle est soupçonnée d'avoir enfreint les consignes du Parti. Ainsi, telle « une brindille dans le tourbillon », pour reprendre une image chinoise, la jeune fille subit sans cesse les contrecoups de la politique, pour le meilleur et pour le pire. Dans les années quatre-vingt, à la faveur de la relative libéralisation du régime qui a suivi la mort de Mao et la chute de la 10

Bande des Quatre, de jeunes intellectuels revenus de la campagne ont fait paraître des récits où, à l'instar de Jianping Sun, ils ont témoigné des souffrances et injustices dont ils ont été victimes pendant la période de la Révolution culturelle. Mais à la différence de ces récits souvent larmoyants ou vindicatifs qui constituent ce qu'on appelle la «littérature de cicatrices)} (shanghen wenxue), l'autobiographie de Jianping Sun ne manifeste ni acrimonie ni colère, ni ressentiment ni révolte. Bien au contraire, avec le détachement que permet la distance creusée par le temps et l'exil, mais sans doute aussi grâce à une propension naturelle à voir en chaque chose le bon et le mauvais côté, l'auteur parvient à rendre lumineuse la noirceur des jours et à tirer un enseignement des pires situations. Cela est particulièrement vrai des pages, les plus nombreuses, qu'elle consacre à ses années passées à la campagne dans un petit village misérable mais riche de l'humanité de ses habitants. Avec une précision quasi ethnographique qui reflète l'intérêt qu'elle leur a porté sur le moment, elle nous dépeint tous les aspects de la vie quotidienne des paysans, depuis leur manière de laver le linge et d'accommoder les plats jusqu'à leur art de bâtir une maison et leur habileté à repiquer le riz. Grâce à elle, on découvre que la pruderie des mœurs n'empêche pas les gestes déplacés à l'égard des femmes, ou que l'idéologie maoïste fait bon ménage avec les superstitions et les rites religieux. En nous rapportant fidèlement ces gestes quotidiens, ces savoir-faire, ces recettes, elle fait revivre devant nos yeux tout un monde oublié ou méconnu, un monde de coutumes et de croyances ancestrales, scandé par le rythme des travaux et des jours, mais aussi un monde profondément humain sur lequel les vicissitudes de la politique semblent fmalement avoir peu de prise. A lire ces pages, on ressent l'affection sincère que l'auteur porte à ces êtres simples qui ne lui ont jamais témoigné d'animosité et l'ont aidée à surmonter les difficultés de la vie paysanne, une affection si forte qu'elle voudra la faire partager plus tard à la collègue et amie française qu'elle sera chargée d'accompagner dans ses déplacements, au mépris de tous les 11

règlements interdisant aux étrangers de circuler en dehors d'un certain nombre de grandes villes et de sites touristiques autorisés. Après avoir rapporté les sanctions et l'opprobre que lui vaut cette initiative, elle écrit sobrement: « Il fallait que je parte, mais où ? » Derrière cette interrogation qui clôt le récit, juste avant l'épilogue, affleure toute la souffrance d'une âme sensible qui, n'ayant jamais écouté que son cœur, comprend qu'elle ne pourra rester fidèle à elle-même qu'en quittant un pays où les raisons politiques ont force de lois. Ce dernier épisode qui conduit Jianping Sun à envisager l'exil n'est pourtant pas le premier où sa sensibilité se trouve blessée: son frère, à la place duquel elle est partie à la campagne, ne s'est-il pas montré ingrat en ne lui témoignant aucune reconnaissance pour son sacrifice, et ses parents n'ont-ils pas fait preuve d'une grande dureté de cœur en l'obligeant à rompre avec le jeune homme qu'elle fréquentait, à cause de sa mauvaise origine sociale? Mais en toutes ces circonstances, l'auteur garde la plus grande réserve, ne laissant transparaître ses sentiments qu'au détour d'une phrase, par la notation d'un infime détail ou une remarque apparemment anodine. Loin de tout pathos, elle s'en tient à la simple notation des faits, dans un style limpide et clair où chaque mot s'impose par sa justesse et son efficacité. Voici par exemple comment se conclut son histoire d'amour avortée: «J'ai cédé. C'est à partir de ce jourlà que le germe de l'insoumission a grandi en moi », et le silence qui relie ces deux courtes phrases se gonfle pour le lecteur de toute l'indignation retenue de l'auteur. Ce style tout de mesure, d'émotion contenue et de détachement apparent n'est pas sans rappeler celui de la prose chinoise classique dont la romancière et essayiste Yang Jiang est au XXe siècle l'une des dernières représentantes 1. Mais il est d'autant plus remarquable que Jianping Sun parvienne à ce résultat
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Plusieurs de ses réeits ont été publiés en traduction française chez Christian
Bourgois : Six Récits de l'école des cadres (J 983). Le Bain (1992), Somhres Nuées (1992) et Mémoires décousus (1997).

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qu'elle écrit pour sa part, non dans sa langue maternelle, mais directement en français - une langue étrangère pour elle qu'elle maîtrise aisément tout en sachant la mettre au service d'une vision du monde héritée de la culture ancestrale de son pays d'origine. Car en définitive, si ce récit nous apprend beaucoup sur une période cruciale de l'histoire de la Chine maoïste à la fois proche et lointaine, s'il constitue un précieux document sur le monde oublié de ses paysans et un témoignage de premier plan sur les tragédies vécues par ses citadins, il nous donne aussi et surtout une formidable leçon de résistance, de droiture et de générosité qui s'enracine dans la tradition humaniste d'une Chine millénaire et toujours vivante. Muriel Détriel

I

Ancienne élève de l'Ecole NODTIaleupérieure,Agrégée de Lettres modernes, S
Docteur ès lettres de la Sorbonne et enseignante de Littérature générale et comparée à la Sorbonne-Nouvelle, Muriel Détrie, qui a aussi Ülit des études de chinois et de japonais, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les relations culturelles franco-chinoises parmi lesquels France-Chine, quand deux mondes se rencontrent (Gallimard, 2004). Sa découverte de la Chine remonte à 1981, lorsqu'elle est partie enseigner le français à l'Institut des Langues étrangères de Shanghai: c'est là qu'elle a fait la connaissance de Jianping Sun qui lui a alors servi d'interprète et qui est devenue très vite son amie.

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PROLOGUE

Si longtemps, j'ai hésité à reprendre le récit de mes années de jeunesse dans la Chine de Mao, ces doutes ont peu à peu fait place à une certitude: je devais raconter mon histoire. J'avais lu sur ces années-là de nombreux témoignages, enquêtes, romans, essais. Tous m'intéressaient, tous faisaient écho à ma propre expérience. J'étais en résonance avec une multiplicité de dires qui portaient en eux - et c'est ce qui en faisait pour moi la richesse - des concordances, des écarts, des similitudes, des dissonances avec ce que j'avais vécu. Pourquoi donner à lire un fragment de ma propre histoire? L'idée que mon récit puisse ajouter "une petite pierre à l'édifice" des interprétations qui tentent de cerner la vérité de cette période m'a toujours semblée incongrue. Timidité? Modestie? Lucidité? La réponse importe peu. D'où me venait alors ce besoin de raconter? S'agissait-il de conjurer la nostalgie de mes années de jeunesse, nostalgie d'une époque chargée, dure, déstabilisante, mais en même temps pleine et intense? S'agissait-il du désir de redonner à des fragments de mon existence les contours, les reliefs, les couleurs, les saveurs que ma mémoire leur conserve aujourd'hui? Il y avait sans doute un peu de tout cela. Et pourtant, mon récit puise ailleurs sa nécessité. Il aura fallu près de quarante ans pour que je perçoive ce qui, depuis mon enfance, est resté en souterraine et constante germination, pour que je comprenne de quel humus je m'étais nourrie. C'est ce que j'ai tenté de dire. J'ai grandi sous le drapeau du Président Mao; mais j'ai poussé sur le terreau de la vieille culture chinoise. De cette culture-là, ma grand-mère aura été la première jardinière, discrète et diligente. A mon adolescence, les paysans du

village de Gelant pris le relais. Ge, petit village de la province de l'Anhui où j'ai vécu pendant trois ans, "jeune instruite2" envoyée à la campagne pour "apprendre auprès des paysans". Ge, minuscule point qui ne figure pas sur les cartes, ni plus ni moins petit que des milliers et milliers d'autres lieux anonymes et obscurs, aux antipodes des "villages modèles" dont l'Histoire avait décidé qu'ils deviendraient nos mythes. Pour nous, les sept "jeunes instruites", dans l'incertitude où nous étions de tout, de notre vie, de notre avenir, il y avait une certitude: chacune était habitée par l'envie de vivre. Sans en avoir clairement conscience, dans la constante promiscuité qui nous était imposée, nous confirmions jour après jour notre existence. Les relations, les sentiments, les passions n'avaient dans ce village rien d'idyllique: jalousie, amitié, cynisme, solidarité, rivalité, générosité, égoïsme vivaient là comme ailleurs leur vie humaine. Je n'ai pas oublié la dureté de ces années, ni les angoisses à l'idée de passer à Ge le restant de mes jours. Les grandes campagnes politiques qui avaient secoué la Chine durant plusieurs décennies n'avaient stérilisé ni la terre ni cette exigence de sens que les paysans de Ge imposaient à la conduite de leur vie. Que les paysans du village aient été les héritiers d'une très longue tradition qui les avait modelés et sur laquelle, au bout du compte, les grandes déferlantes de I'Histoire laissaient peu de traces, c'est là une évidence que j'ai éprouvé le besoin de dire car elle a pour moi valeur fondatrice. Dire que les situations, les relations, les sentiments qui faisaient la vie du village étaient portés par les voix et les gestes des millions d'êtres qui les avaient avant nous portés; dire que les paysans de Ge ont été pour moi les passeurs d'une très ancienne
1 Ge, nom propre, prononcez: "que". 2 "Jeune instruit" le terme a fait son apparition en 1968 dans une directive du Président Mao appelanl les jeunes des villes à aller travailler dans les campagnes.

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culture à laquelle j'appartiens est devenu une nécessité. Parce que la banalité de ce constat, quarante ans après, fait pour moi, événement. J'ai eu besoin de dire que ce ne sont pas les mots d'ordre, les violentes scènes d'accusation, les gigantesques rassemblements, les opéras glorieux de la Grande Révolution culturelle qui demeurent sur le devant de ma scène, mais le geste bref et précis du repiqueur de riz, le poids de la palanche sur mon épaule, les voix des femmes au lavoir, les poissons pimentés du repas de noces, les rires des jeunes qui bâtissaient notre maison, et tant et tant de situations, d'objets, de paroles qu'à l'époque j'avais traversés sans les entendre ni les voir. J'ai eu besoin de reprendre au plus près, au plus simple, ce que j'avais vu, entendu, dit, touché, senti. J'ai eu besoin de refaire le journal des jours oubliés, et qu'il me dise ce que j'avais vécu. J'ai eu besoin de dire que des paysans de Ge j'avais reçu sans le savoir - le suc nourricier qui, aujourd'hui encore, me fait vivre. Mon récit devenait une obligation: j'avais à honorer la dette dont je leur étais redevable. Pour faire sortir de terre - la mienne ce qu'ils y avaient semé, je n'avais à ma disposition que les mots. Tant pis pour les difficultés, les risques et les pièges...

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CHAPITRE

I

UNE ENFANCE

PROTEGEE

L'Orient

est rouge,

le soleil se lève, la Chine a vu naître Mao Zedong, le Sauveur du peuple, celui qui lui apportera le bonheur.

Chantrévoluhonnain

Bercée par ce chant, je suis née à Shanghai en 1954. La jeune République populaire de Chine avait à peine cinq ans, le peuple chinois sortait d'une situation politique et sociale d'asservissement, le Japon avait capitulé en 1945, le Guomindang avait été chassé à Taiwan, et, sous la conduite du Parti communiste et de son dirigeant Mao Zedong, l'Etat se reconstruisait sur un mode quasiment militaire. Le pays était régulièrement traversé de gigantesques campagnes politiques qui devaient le transformer. Il y eut la Réforme agricole l, la Nationalisation des entreprises privées, la
I

La Réforme agraire, début des années 50.

fondation de la Commune populaire et le Grand Bond en avantl, le mouvement "Anti-droitiers,,2, l'événement dit "Si Qing,,3et, enfin, la Grande Révolution culturelle prolétarienne4. Enfant, ces campagnes m'atteignaient peu. Ma famille, une famille citadine, modeste et modérée n'était pas directement concernée. Avec la Révolution culturelle les choses changeraient du tout au tout.. . Ma naissance a été guettée avec la plus grande attention. A cette époque là, c'est seulement au moment de la naissance que les parents savaient si leur enfant était fille ou garçon. Ma famille attendait un héritier. Ma grand-mère ne souhaitait qu'une chose: voir naître un petit-fils qui assurerait la continuité de la lignée ancestrale. La vertu d'une famille se mesure à sa capacité de perpétuer le patronyme. Si une famille est privée de l'héritier mâle qui portera le nom, c'est qu'elle est frappée d'une punition divine, c'est qu'elle a péché dans le passé et qu'elle ne mérite pas d'exister dans l'avenir. Dans le peuple, la pire injure est le "Tu n'as ni fils ni petit-fils !" et la plus grave offense est de dégrader la tombe des ancêtres. En Chine, tout ce qui touche à la famille relève du sacré: ce que tu es aujourd'hui est né du passé et engendrera le futur; conception bouddhique de l'existence profondément ancrée dans les esprits. La sœur aînée de mon père avait déjà donné naissance à six enfants, quatre filles et deux garçons, mais, pour ma famille, ils ne comptaient pas. Certes, il y avait bien deux petits-fils, mais ils allaient perpétuer le nom d'une autre famille, pas celui de la nôtre.
I 2
.J

La Commune populaire Anti-Droitiers,

et le Grand Bond en avant, 1958. contre ceux qui critiquaient collectifs. 1966.. lcs défauts du systèmc. pub]ics. les biens

mouvement

"Si Qing" campagnc de claritication dans quatre domaines: le pointagc au
travai] des paysans, pubJics, 1963 -1966. les comptes les entrepÔts 1976.

4 La Révolution

culturclle prolétarienne,

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