Viktor et Klara

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Ce témoignage personnel et historique retrace les destins de Viktor et Klara, embarqués par l'Union soviétique en 1944 pour participer à la reconstruction de l'URSS après la guerre et le retrait de l'Allemagne. L'auteur y dénonce le communisme au temps de Staline et décrit le quotidien dans un camp de travail soviétique. Au cours de deux années de souffrance en Ukraine, ils sont nombreux à succomber. Viktor survit grâce à l'amitié de ses compagnons et l'amour de Klara.
Publié le : samedi 15 août 2015
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EAN13 : 9782336387550
Nombre de pages : 216
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Mémoires e du XX siècle
Mémoires e duXX siècle
Viktor Geiger
VIKTOR ET KLÁRA Camp de travail en Ukraine dans le Donbass (1945 – 1946)
Série SSeconde Guerre mondiale
Viktor et Klára
Camp de travail en Ukraine dans le Donbass
945 – 1946
e Mémoires du XX siècle
Déjà parus
Henri CHENNEBENOIST,Carnets de campagne 1914–1918, 2015. Paul GRISON,Un soldat écrit à sa famille depuis le Maroc, l’Algérie, l’Indochine (1944 – 1953),2015. Jean GRIBENSKI,De Suwałki à Paris. Histoire d’une famille d’origine juive polonaise : les Gribinski/Gribenski (vers 1840-1945),2015. Pedro CANTINHO PEREIRA,Un « Malgré nous » dans l’engrenage nazi, Les sacrifiés de l’Histoire ,2015. Fernand THOMAS,Mémoires de guerre, La vie malgré tout (1914 – 1918),2014. e Renaud de BARY,batterie. Journal intime d’un appeléLa 4 en Algérie (1 mars 1961 - 5 janvier 1963),2014. Richard SEILER,Charles Mangold, chef de l'armée secrète en Périgord,2014. Henri FROMENT-MEURICE,Journal d’Egypte, 1963-1965, 2014. Joseph-Albert di FUSCO,Fusillé à Caen en 1941, Lettres d’un otage à sa famille,2014. Tahîa GAMÂL ABDEL NASSER,Nasser ma vie avec lui, Mémoires d’une femme de président,2014. Fernand FOURNIER,Paroles d’appelés. Leur version de la guerre d’Algérie,2014. Marguerite CADIER-REUSS,Lettres à mon mari disparu (1915-1917),2014. Nadine NAJMAN,1914-1918 dans la Marne, les Ardennes et la Belgique occupées,2014. Marcel DUHAMEL,Ça jamais, mon lieutenant !, Guerre 1914-1918,2014. Xavier Jean R. AYRAL,HÉROÏSME - Jean Ayral, Compagnon de la Libération, Histoire et Carnets de guerre de Jean Ayral (18 juin 1940 – 22 août 1944),2013. Sabine CHÉRON,Les coquelicots de l’espérance,2013. Pierre BOUCHET de FAREINS,Madagascar, terre ensanglantée,2013.
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Viktor et Klára
Camp de travail en Ukraine dans le Donbass 945 – 1946
Témoignage traduit et adapté du manuscrit original en hongrois par Antonia Jullien
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Préface du traducteur
Mon grand-père maternel, Viktor Geiger, l’auteur de ce récit, est né en 1902 à Teke, village situé en Transylvanie. Il était l’avant-dernier né d’une famille catholique de dix enfants. Ses ancêtres sont probablement arrivés d’Allemagne, à partir du dix-huitième siècle. La Transylvanie a connu de nombreux bouleversements au cours du vingtième siècle : hongroise avant 1920, roumaine entre 1920 et 1940, de nouveau hongroise entre 1940 et 1944, puis roumaine jusqu’à nos jours. Tous ces changements ne facilitaient pas la vie quotidienne des habitants, qu’ils soient Roumains ou Hongrois. Mon grand-père était de langue maternelle hongroise. Il parlait le roumain, assez bien l’allemand, première langue obligatoire à l’école. Il savait également lire le russe et avait quelques connaissances de cette langue. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques, ayant perdu des millions d’hommes, avaient besoin de travailleurs pour reconstruire leur pays en ruine. L’Armée rouge va les trouver dans les pays libérés. Des milliers de personnes vont être déportées en URSS, dès janvier 1945, au motif de leur nom à consonance allemande, ou sans raison particulière. Viktor a été déporté, durant deux années complètes, dans l’est de l’Ukraine, dans le Donbass, années au cours desquelles il a noté les évènements importants de sa vie sur des morceaux de papier. Plus tard, pour conjurer le traumatisme causé par tout ce qu’il a vécu, il a regroupé ses notes et ses souvenirs en un récit, en conservant le véritable nom des personnes. À l’époque de Ceauúescu, il était interdit de critiquer le communisme ou les libérateurs soviétiques : le document est resté caché, secret.
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Mariée à un Français en août 1973, en Roumanie, j’ai reçu l’autorisation de quitter ce pays quelques mois plus tard. Je vis en France, depuis cette date. Toute ma famille est restée en Transylvanie. Mon grand-père, Viktor, décédé en 1983, n’a malheureusement pas connu la chute du mur de Berlin, la chute du communisme, en 1989. Le rattachement de la Hongrie, puis de la Roumanie à l’Union européenne, la disparition progressive de la peur, de la crainte de représailles envers ma famille restée sur place, tout ceci me donne le courage, aujourd’hui, de rendre public son témoignage. La traduction, réalisée avec l’aide d’André, mon mari, n’est pas intégrale, pour éviter les longueurs et les répétitions. L’adaptation consistait principalement à remettre en ordre chronologique les divers évènements, pour en faciliter la lecture. Les notes, ainsi que la table de correspondance entre les noms hongrois et roumains des villes de Transylvanie, ne sont pas dans le manuscrit original.
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Maria et Viktor Photo de mariage en 1928
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