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Voyage au Canada

De
368 pages
Depuis belle lurette, les Travels de John Lambert sont devenus des ouvrages de collection. Les gravures se transigent à prix d'or, surtout celle de la carriole; son texte est constamment cité par les historiens anglophones et francophones et pourtant il n'existait pas, jusqu'à aujourd'hui, de traduction française. Militaire de formation et artiste dans l'âme, Lambert s'était bien préparé à son voyage en Amérique. Le fier Britannique voulait voir comment les uns assumaient leur indépendance et comment les autres vivaient leur conquête. « Les Canadiens français constituent un peuple tranquille et inoffensif, constate-t-il. Ils se contentent de peu. […] Ils apprécient les valeurs et les avantages du gouvernement sous lequel ils vivent. Auparavant pauvres et opprimés, ils ont accédé, depuis la conquête, à une vie aisée et indépendante. » John Lambert sait bien qu'il y a deux côtés à une médaille. Ce n'est jamais tout à fait blanc ou noir. Tout l'intéresse. Il a bien son petit bagage de préjugés, particulièrement sur la religion, et il ne manque pas de surprendre. Il dit ce qu'il pense et ce qu'il voit. Bien sûr, Lambert aborde les Canadiens de haut, ce qui ne l'empêche pas de les trouver sympathiques. Ils sont polis, se querellent rarement, « excepté quand ils sont ivres ». « Ils sont d'un naturel joyeux, paisible et amical ». Il décrit le pays et ses ressources; comme tous visiteurs européens, il s'arrête longuement à présenter les Indiens. Ceux-ci traversent une période sombre. Lambert le dit sans ménagement. « Show, don't tell » est sa règle. C'est un visuel. Ses exceptionnelles gravures en témoignent bien sûr, mais aussi son récit. Il en met plein la vue. Le tout méritait un soin particulier. Avec cette édition, Voyage au Canada de John Lambert amorce une nouvelle carrière.
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JohnLambert
Voyage au Canada
danslesannées1806,1807et1808
v collection Extrait de la publication
Il a été imprimé 800 exemplaires sur papier Rolland naturel lisse 120M avec un cahier en couleurs de 8 pages sur papier Gusto Gloss 200M inséré au milieu de l’ouvrage. Les 100 premiers exemplaires ont été numérotés et assemblés avec une reliure caisse à dos rond et tranchefile. Les numéros 1 à 25 ont été réservés au directeur de la collection.
Cet exemplaire porte le numéro sur 100.
Extrait de la publication
Voyage au Canada dans les années 1806, 1807et1808
Extrait de la publication
John Lambert
Voyage au Canada dans les années 1806, 1807et1808
Traduit et annoté par Roch Côté et Denis Vaugeois
v collection septentrion
Extrait de la publication
La présente traduction a été réalisée à partir de l’édition de1813(le tomeiau complet et les dernières page du tomeii). John Lambert,Travels through Canada and the United States of North America, in the years1806, 1807&1808to which are added, biographical notices and anecdotes of some of the leading characters in the United States,2tomes, London, printed for C. Cradock and W. Joy ; Doig and Stirling, Edinburgh ; and M. Keene, Dublin,1813[deuxième édition]. Voir la préface et la bibliographie pour distinguer les diverses éditions.
note de l’éditeur: Les mots en italique dans cet ouvrage sont en français dans le texte original tandis que ceux en caractère gras sont en italique dans le texte original.
Les éditions du Septentrion remercient le Conseil des Arts du Canada et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) pour le soutien accordé à leur programme d’édition, ainsi que le gouvernement du Québec pour son Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres. Nous reconnaissons également l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Pro gramme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition.
Cet ouvrage a été traduit avec l’aide de la SODEC.
Illustration de la couverture : Carriole, aquatinte de John Lambert, dansTravels through Canada and the United States of North America in the years1806,1807&1808,tome1, édition de1810.
Direction éditoriale : Denis Vaugeois Traduction et révision : Roch Côté, Catherine Broué et Sophie Imbeault Correction d’épreuves : Manon Perron Mise en pages et maquette de la couverture : Folio infographie
Si vous désirez être tenu au courant des publications des ÉDITIONS DU SEPTENTRION vous pouvez nous écrire au 1300, av. Maguire, Québec (Sillery)g1t 1z3 ou par télécopieur (418) 5274978 ou consulter notre catalogue sur Internet: www.septentrion.qc.ca
© Les éditions du Septentrion 1300, av. Maguire Québec (Sillery) git iz3
Dépôt légal – BAnQ2006Reliure caisse : ISBN2894484518Reliure souple : ISBN 2894484852
Diffusion au Canada: Diffusion Dimedia 539, boul. Lebeau SaintLaurent (Québec) h4n 1s2
Ventes en Europe: Distribution du Nouveau Monde 30, rue GayLussac 75005Paris
Extrait de la publication
Préface
Conquête versus indépendance. Le sort des Canadiens et l’essor des Américains.
ohn Lambert, l’auteur deTravels through Canada and the United J States of North America in the years1806,1807&1808, est un « illustre inconnu ». La formule est vieillie, mais elle est tout à fait juste dans son cas. Son ouvrage a connu, à l’époque, quatre éditions ou réimpressions; depuis, il est constamment cité et les gravures qui l’accompagnent se retrouvent dans presque tous les ouvrages de synthèse d’histoire du Canada ; devenus extrêmement rares, lesLambert’s Travelsont été mis sur microfiches et sont aujourd’hui disponibles en versions numériques sur divers sites Internet. Que saiton de ce John Lambert ? Jacqueline Roy qui a hérité de l’ingrate tâche d’en préparer la biographie pour le vénérableDictionnaire biographique du Canada(DBC) (vol.5voya) le présente comme un « geur, auteur et aquarelliste » dont on ignore tant les origines que les événements qui précèdent ou suivent ses trois brèves années passées en Amérique. Elle le présente comme le neveu d’un certain James Campbell. Que saiton de ce dernier ? Bien peu également. Hélas, il n’existe pas de dossier de recherche au DBC pour sa biographie et Lambert est luimême bien peu bavard à propos des siens. Il faut donc lire sesTravelsavec beaucoup d’attention et cueillir au passage les moindres indices. En gros, il nous apprend être arrivé à Québec à l’automne1806et les termes qu’il emploie laissent croire qu’il ne voyage pas seul ; après douze mois occupés à visiter le BasCanada, il quitte, seul cette fois,
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voyage au canada
pour les ÉtatsUnis en novembre1807et en revient en mai1808. À trois reprises dans son récit, il fait allusion à un oncle. On comprend que celuici est venu dans la colonie pour développer la culture du chanvre et qu’il a amené avec lui des travailleurs dont certains avec femmes et enfants. L’oncle s’installe dans la région de Bécancour. Par les journaux de l’époque, on apprend l’arrivée d’un James Campbell à Québec le30octobre1806. Le printemps suivant, ce Campbell a un grave différend avec certains de ses employés et John Lambert leur donne la réplique, dans laGazette de Québec, au nom de « Mr Campbell absent de Québec et très occupé à Bécancour pour remplir des engagements avec le Gouvernement de Sa Majesté ». Ces éléments assez ténus suffisent tout de même pour suggérer que l’oncle et James Campbell ne font qu’un. Par ailleurs, il n’y a aucune indication permettant de croire que Lambert prolonge son séjour en Amérique à son retour des ÉtatsUnis. Il serait entré en Angleterre en1808et non en1809comme le suggère la biographe du DBC, ce qui est d’ailleurs conforme au titre de son ouvrage. Dans son récit organisé par thèmes, John Lambert fait nettement figure d’érudit. Il a des opinions sur à peu près tous les sujets et il est toujours largement informé même s’il ne l’est pas toujours correcte ment. Il explique dans la préface de sa première édition (1810) qu’il a pris le temps de se documenter.had previously read several authors« I who had written on Canada », précisetil. À l’occasion, il citera Kalm, Weld et Heriot. Mais dès son arrivée, il se rend compte que les choses ont bien changé depuis les voyages de ces derniers. Un nouveau récit s’impose. Il veut savoir quelles ont été les conséquences d’une conquête et celles d’une indépendance nouvellement acquise. Il se propose de comparer le sort des Canadiens et l’essor des Américains. Quoi qu’il en soit, chaque pays a ses qualités et ses défauts. Même s’il reconnaît et admire« the easy independence and happiness of the Canadians, the rising prosperity and freedom of the Americans, I could not,admetil, look back on the country I had left, without sentiments of greater veneration and attachment than any I had before felt ». Voilà les sentiments qui l’animent au moment de livrer ses impressions de voyage.
Une formation militaire
Préface
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Lors de son séjour à Québec, John Lambert s’intéresse à une maquette de la ville à laquelle travaille JeanBaptiste Duberger en collaboration avec le capitaine By du corps des ingénieurs. Ces quelques lignes nous en apprennent plus qu’il ne paraît. De toute évidence, il apprécie au plus haut point le talent — plutôt le génie — de Duberger. Luimême est un artiste, on le sait déjà par les dessins qu’il exécute et qu’il signe d’ailleurs. Mais, en outre, il ne manque pas de saisir l’importance stra tégique du travail de Duberger, également responsable de plans et de cartes du BasCanada. Lambert a en effet étudié à laRoyal Military Academyde Woolwich (Londres). Il nous l’apprend indirectement en soulignant le plaisir inattendu qu’il a de retrouver, après une dizaine d’années, un ancien confrère d’études, le capitaine By. Or celuici est bien connu des his toriens. Né à Londres en1779, John By, ingénieur et officier militaire, a laissé sa marque au Canada, donnant même son nom à un petit village situé au confluent des rivières Outaouais et Rideau, Bytown qui deviendra, en1855, Ottawa. Ingénieur de grand talent, John By a étudié à laRoyal Military Academyde Woolwich. L’allusion de Lambert qui désigne By comme«a schoolfellow of mine»(1813, I:331), dans le contexte, peut difficilement se référer à une autre étape de ses études. Si un doute subsistait, on retiendra une note de bas de page dans la deuxième édition desLambert’s Travels(1813, I:332) prévenant le lecteur que la maquette est maintenant déposée à Woolwich. Ce n’est pas une preuve mais tout de même l’indication que Lambert le sait, qu’il connaît Woolwich et qu’il éprouve une certaine fierté de savoir cette magnifique maquette exposée à sonalma mater. Si notre hypothèse est fondée, Lambert a forcément reçu une excellente formation militaire. La réputation de laRoyal Military Academyen témoigne. Elle explique aussi ses vastes connaissances, son sens de l’observation et ses nombreuses références au passé militaire.
Voyageur sensible
Campbell avait une famille, Lambert non. Du moins aucune allusion en ce sens. Par ailleurs, il a l’œil vif. Il observe les gens : les hommes et encore plus les femmes. Ses rencontres avec de jolies filles sont souli gnées. Les servantes d’auberge attirent son attention. À son retour des
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voyage au canada
ÉtatsUnis, il s’arrête à l’auberge de monsieur Odell. L’endroit, perdu en pleine forêt, lui plaît. La fille de l’auberge aussi.« A very fine girl made tea for us ».À quatre heures du matin, il reprend la route et s’ar rête, vers dix heures, dans une auberge où, l’année précédente, il a pris un déjeuner fort copieux pour un prix modéré. «To add to the pleasure of our dejeuné, we were attended by a very pretty girl» (1813, II,2). Lambert achève son voyage et son récit, et brasse de tendres souvenirs. Il note cette fois : «I was attended by the Landlord’s handsome daughter whom I have before mentioned»(1813, II,531).Puis, il se ressaisit, retrouve son ton neutre :was as fair as the rest of her countrywomen in« She the States, but possessed a finer colour, to which the sharp northern air of Canada is more congenial than the warmer climate of the south »(1813:, II 531). Un climat ni trop froid ni trop chaud sera d’ailleurs un des avan tages du HautCanada promis à « l’opulence et à la prospérité », sou lignetil avec perspicacité. Ne parleton pas de cette région comme du « jardin de l’Amérique ». Lambert a séjourné douze mois au Bas Canada et six aux ÉtatsUnis. Il a visité New York, Charleston, Savannah puis est revenu vers le nord par Worcester, Boston et Plymouth, a traversé le Vermont, dont il souligne la formation française du nom, gagné Burlington, St.Alban, Choisy, L’Acadie et La Prairie. Un périple aujourd’hui de tout repos mais qui, à l’époque, tenait du parcours du combattant. À chaque étape, il fait le point, décrit, raconte, donne souvent des statistiques sur la population; il commente, apprécie et poursuit son chemin. Sa description des routes et des moyens de transport est particulièrement intéressante. Les conditions d’héberge ment le surprennent et nous aussi. De toute évidence, il n’aime pas beaucoup les dortoirs, surtout s’il ne s’y trouve même pas de lits indi viduels. La tête pleine de souvenirs, il rentre en Angleterre, comme nous l’avons suggéré, très probablement dès l’été1808. Il organise rapidement ses nombreuses notes autour de thèmes comme le climat, la population, le commerce, la religion, les Indiens, la faune, la flore, ou selon un ordre chronologique comme pour son court voyage aux ÉtatsUnis qu’il complète de biographies entrecoupées d’anecdotes. Dès1810, une première édition est prête, le tout en trois tomes enrichis de17dont gravures, 8 en couleurs, et accompagnés d’une
Extrait de la publication