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Voyage d'Idir et Djya en Kabylie

De
132 pages
En termes simples et sous la forme d'un récit de voyage, nous entreprenons un parcours initiatique à travers la Kabylie : au fil d'un itinéraire à travers la montagne kabyle, c'est la découverte des paysages, des villes et villages dans leurs formes anciennes et actuelles, de l'économie montagnarde, de l'organisation sociale traditionnelle, des qualités guerrières des Kabyles, de la préhistoire, de leurs mythes, de leurs techniques, etc.
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Camille Lacoste - Dujardin

Le Voyage d'Idir et Djya en Kabylie
Initiation à la culture kabyle

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

Ouvrages du même auteur: Le conte kabyle, étude ethnologique. 3°éd. 1991 : La Découverte. Dialogue de femmes en ethnologie. 2° éd. 2002 : La Découverte. Des mères contre les femmes. Maternité et patriarcat au Maghreb. 5° éd. 1996. La Découverte. Yasmina et les autres, de Nanterre et d'ailleurs. 1992. La Découverte. Opération « Oiseau bleu» Des Kabyles, des ethnologues et la guerre d'Algérie. 1997. La Découverte. Contes merveilleux de Kabylie. 1999. Edisud.

Avant-propos Depuis très longtemps déjà, j'ai consacré mes recherches à la connaissance de la culture kabyle. Dans la suite de la relation d'affection qui me lie à une famille kabyle devenue parisienne, j'ai pensé tout particulièrement aux jeunes. C'est pourquoi j'ai écrit ce livre dans l'intention de faire découvrir leurs racines aux adolescents, fils et filles de parents immigrés kabyles en France, qui méconnaissent le pays et la culture de leurs parents. Ce n'est pas un traité de culture kabyle, j'espère seulement satisfaire la curiosité de ces jeunes gens en quête de leurs racines. C'est pourquoi il est écrit dans des termes simples et sous la forme d'un récit de voyage en Kabylie, un peu à la manière de Le Tour de la France par deux enfants de G. Bruno (1917). Sous la conduite d'un jeune oncle, étudiant, Idir et Djya, deux jumeaux de quatorze ans, entreprennent un voyage initiatique à travers la Kabylie. Au fil de leur itinéraire à travers la montagne kabyle, ils vont de découverte en découverte, aidés de leur oncle qui leur sert de guide, et de jeunes Kabyles de rencontre, qui leur expliquent - les paysages: montagnes, plaines, grandes vallées, relief, végétation, - les lieux de mémoire: champs de batailles, ermitages, centres religieux, lieux sacrés, légendaires ou mythiques, vestiges préhistoriques et historiques, lieux de naissance de personnages historiques; - les villages et les

villes en leurs formes anciennes et actuelles; ainsi que l'économie montagnarde: l'agriculture, l'arboriculture, le commerce et le colportage, l'artisanat (du bois, des bijoux, des armes, du tissage, de la poterie), et l'organisation sociale traditionnelle, villageoise et domestique, l'histoire de conflits célèbres, etc. J'espère permettre ainsi d'amorcer un fécond dialogue entre des jeunes gens curieux et leurs parents, sur différents aspects de leur culture d'origine. Alors que les associations kabyles se développent, manifestant l'intérêt croissant pour la culture des parents, que les étudiants y sont nombreux, les" grands frères" et "grandes sœurs" seront peut-être heureux de disposer de cet outil, tant pour eux-mêmes qu'auprès des plus jeunes. Je serai bien récompensée si je pouvais ainsi y contribuer.

Le 1 er mars 2002

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AVANT LE DÉPART Le jeune Idir, et Djya sa sœur, ont tous deux quatorze ans; ils sont jumeaux. Peu avant leur naissance, leurs parents sont venus d'Algérie. Toute la famille habite, à Paris, dans un F 4 près de la Porte de Montreuil. Idir et Djya sont inséparables, mais, à la maison, les parents ont réservé une chambre à la seule Djya, tandis que Idir doit partager l'autre avec ses frères, deux petits diables de six et quatre ans. Ils vont tous deux dans le même collège du dix-neuvième arrondissement. En classe, ils sont assis l'un à côté de l'autre. Idir se sent responsable de sa sœur qu'il protège en toute occasion. Il ne fait pas bon qu'on vienne l'ennuyer! Dans ce collège, les parents de certains élèves sont français, tandis que d'autres sont venus d'ailleurs, d'Europe et aussi de plus loin, d'Afrique et même d'Asie. Mais, dans la classe, tous les enfants ont les mêmes professeurs, suivent les mêmes cours, font les mêmes devoirs, ont les mêmes lectures, et partagent les mêmes jeux. Idir et Djya s'y plaisent, ils travaillent bien et ont beaucoup de camarades avec lesquels ils s'amusent ou discutent dans la cour. Seulement, ils sont agacés lorsque, parfois, l'un d'entre eux leur dit qu'ils sont "Arabes". Bien sûr, Idir et Djya savent bien qu'à la maison, ils n'ont pas les mêmes habitudes ni la même langue que leurs copains de parents français, puisque les leurs sont algériens. Mais ils savent aussi que leurs parents à eux ne parlent pas l'arabe, comme les autres le croient, non, à la maison, leur père et leur mère parlent kabyle. Leurs parents, d'ailleurs, comprennent bien ce que leurs enfants leur disent en français qu'ils parlent aussi, leur père depuis plus de quinze ans qu'il travaille dans un atelier d'imprimerie, et leur mère lorsqu'elle fait ses courses chez les commerçants du quartier, comme en bien d'autres occasions, pour les papiers ou au dispensaire par

exemple. Seulement, à la maison, les parents aiment retrouver leur langue et la partager en famille, tout en sachant que, pour l'avenir de leurs enfants en France, il faut qu'ils apprennent à bien parler et aussi à lire et écrire en français; c'est pourquoi ils sont contents de leurs succès scolaires. D'ailleurs, en parlant entre eux, parents et enfants mêlent le plus souvent les deux langues, c'est plus facile parce que certaines choses se disent mieux en kabyle et d'autres en français. Mais contrairement aux enfants de Français, Idir et Djya ne peuvent compter sur leurs parents pour les aider à faire leurs devoirs, puisqu'ils ne savent ni lire, ni écrire, et pas plus en français qu'en kabyle. Alors, Idir et Djya essaient de se débrouiller seuls, et aussi avec l'aide d'un oncle qu'ils aiment bien, un frère de leur mère, Mohand, qui vient souvent les voir. À dire vrai, ils n'ont jamais vu de kabyle écrit, et ils croient bien que la langue de leurs parents ne sert qu'à se parler, dans la vie quotidienne de la maison, de la morale et de la bonne façon de se comporter. Ils pensent que leur langue sert à dire ce qui est permis (halal) ou interdit (haram), et aussi à raconter des nouvelles du pays, des parents ou des gens du village, comme à parler avec les amis de leurs parents, lorsqu'ils se rendent visite, ou encore au téléphone
avec la famille d'ici ou celle de là-bas.

Or, un jour, en classe, le professeur principal demande à tous les élèves s'il y a, parmi eux, des volontaires pour faire des exposés. Sachant les origines diverses des parents de beaucoup d'entre eux, il leur suggère de présenter ce qu'ils savent de la littérature et de la culture de la région ou du pays d'où ils sont venus pour habiter Paris. Idir et Djya sont bien embarrassés! Les autres, les Français surtout, pourront se faire aider par leurs parents pour la préparation du travail, tandis qu'eux-mêmes, que peuvent-ils bien attendre de leurs parents qui ne leur parlent guère du pays? Pourtant ce serait peut-être l'occasion d'élucider cette question du kabyle, cette langue tamazight qu'ils savent non seulement parlée par leurs parents mais aussi réclamée de 10

reconnaissance sur les banderoles des manifestants kabyles en Algérie, comme ils l'ont vu à la télévision. Pourtant, de crainte d'embarrasser leurs parents, Idir et Djya décident de ne pas parler de cela à la maison, et d'attendre la semaine suivante. Peut-être certains de leurs camarades seront-ils dans le même cas! Or, dès le lendemain soir, arrive leur aide habituel: Mohand, le jeune frère de leur mère qui, après avoir réussi son bac, étudie à présent à l'Université. Comme chaque fois qu'il vient chez sa grande sœur, Mohand jette un coup d'œil sur le travail de ses neveux, et découvre, sur leur cahier de texte, la mention "Exposé". «Qu'est-ce que c'est que cet exposé? » demande-t-il. «Ce n'est rien, répond Idir, le prof demande des volontairespour parler des cultures d'origine ». - « Mais c'est formidable! dit Mohand, voilà une bien bonne occasion. Je vais vous aider, et si vous travaillez bien, peut-être pourrons-nous envisager une récompense qui me vient à l'idée? » Le projet: à la découverte de la culture kabyle De tout cela, le soir, chez eux, ils parlèrent avec leur jeune oncle Mohand, qui saisit l'occasion de cette découverte pour leur expliquer qu'eux, les Kabyles, avaient non seulement une langue bien à eux, la taqbaylit, qui est une des formes du berbère (de la famille des langues dites "chamitosémitiques"), mais encore toute une culture qui s'exprime dans cette langue. Et qu'ils avaient aussi une vraie littérature, pour la plupart orale, non écrite, qui, jusqu'aujourd'hui, s'est transmise d'une génération à l'autre, souvent répétée, bien apprise et conservée dans les mémoires. Que c'est une vraie littérature, riche, diverse, non seulement en contes, mais aussi en poésie, et encore en chansons. Cela, ils ne l'ignoraient pas, bien sûr, mais ils pensaient qu'il avait fallu attendre le disque et la radio pour que des Idir, Aït Manguellet, Sliman Azem, Il

Lounès Matoub, et tant d'autres encore, inventent des chansons kabyles. Mohand leur expliqua aussi que les Kabyles, habitant depuis toujours au "pays" tamourt, dans leur montagne, y étaient installés depuis très longtemps, qu'ils y avaient beaucoup travaillé, et fabriqué, inventé, créé toutes sortes de choses et d'objets qu'ils avaient tous fabriqués de manières qui leurs étaient particulières; que, par exemple, ils avaient modelé des poteries, sculpté du bois, comme taghounjaït "la cuillère" individuelle, inconnue en pays arabe, ils avaient tissé des vêtements, comme abernous "le burnous", cette grande cape masculine à capuchon, spécifiquement berbère, ils avaient forgé des outils et instruments divers en métal, ils avaient fabriqué des armes, et aussi des bijoux en argent, émaux et corail, et que toutes ces œuvres étaient originales, particulières aux Kabyles, façonnées, formées et décorées "à la kabyle", que même les vieilles maisons d'autrefois étaient, en Kabylie, différentes de celles d'ailleurs en Algérie, et que les Berbères avaient même aussi inventé le seksou (qu'on a traduit par" couscous" en arabe et en français), ce plat qui est à présent partout apprécié, y compris de l'autre côté de la mer, et même aujourd 'hui dans le monde entier. . . Bien sûr, Idir et Djya connaissaient les robes dites "kabyles" que mettent certaines des amies de leur mère ou quelques grandes sœurs, à la maison ou à l'occasion de fêtes, mais, jusque là, ils n'avaient pas soupçonné qu'il puisse y avoir tant de choses diverses, vraiment kabyles, toute une culture aux aspects et objets multiples, et maintenant ils avaient un peu honte de leur ignorance. Alors, à chacune de ses visites, ils ne cessèrent d'interroger leur oncle, et ils le harcelèrent tant et tant de questions, qu'un jour, devant une telle curiosité, il finit par leur promettre que, si les parents le leur permettaient, il les emmènerait avec lui aux prochaines grandes vacances pour leur faire connaître de visu le pays, et aussi la culture de leurs ancêtres. Lui-même avait justement l'intention de faire un périple en Kabylie où il 12

voulait voir beaucoup de choses dont il avait appris l'existence dans des livres, mais qu'il ne connaissait pas encore très bien, et il souhaitait aussi rencontrer beaucoup de gens, des jeunes surtout qui, aujourd'hui, à travers les villages, s'occupent de recueillir tout ce qu'ils peuvent encore sauvegarder de leur patrimoine avant qu'il ne disparaisse. Alors il se proposa de les piloter dans un grand voyage qui les mènerait ensemble à la recherche de leurs racines communes. Malgré bien des réticences, les parents acceptèrent l'offre de Mohand en qui ils avaient une totale confiance, mais décidèrent de faire, avec eux, la première partie du parcours jusqu'à Alger où ils avaient de la famille, pour se retrouver tous ensuite chez eux, près de Tigzirt, aux Iflisen lebh' ar.

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La Kabylie 14

LE DÉPART ET LES APPROCHES DE LA MONTAGNE Un beau jour de juillet, l'aventure commençait: ils partaient pour Alger. L'avion, les enfants le connaissaient pour avoir une fois déjà, il Y avait de cela plusieurs années, accompagné leurs parents au village à l'occasion du mariage d'un cousin. Mais, comme ils n'avaient même pas encore sept ans, ils n'avaient gardé de ce séjour de quinze jours à peine que le souvenir d'un cadre très différent de Paris, sans avoir seulement le temps de s'habituer à ces autres façons de vivre dans les villages, ni de s'y faire des amis. Cette fois-ci, on resta donc, d'abord, quelques jours en ville, à Alger, avec les parents, dans l'appartement des cousins, en attendant que Mohand revienne avec la voiture qu'un autre cousin, resté au village, voulait bien leur prêter. Et vint enfin le beau matin où Idir, Djya et Mohand purent prendre enfin la route dans une bonne Peugeot, la voiture la plus appréciée dans la montagne, celle-là même que rapporte le plus souvent au pays l'émigré de retour à I'heure de la retraite, et celle aussi qui sert le plus souvent de taxi. Ils la chargèrent de leurs bagages et des cadeaux apportés de France pour la famille des villages. Idir et Djya étaient fort émus, et, après avoir embrassé leurs parents, ils s'installèrent silencieux dans le fond de la voiture. Ils quittèrent Alger vers l'Est, par la route le long du rivage, si près et tellement au ras du niveau de la mer, que, au-delà, à quelque distance à peine, les bateaux qui rentrent ou sortent du port apparaissent si proches, et aussi tellement énormes et si hauts au-dessus de l'eau, que les enfants en furent très impressionnés. - "Je ne croyais pas que les bateaux étaient si gros et si hauts sur l'eau! " s'exclama Idir. Mohand lui répondit:

- "C'est parce que, d'habitude, depuis le quai d'où vous les voyez, vous êtes déjà très au-dessus de la mer et de leur ligne de flottaison. Mais ici, au ras de l'eau, nous les voyons tout entiers au-dessus de nous." Et il ajouta: - " Savez-vous quel nom, il n'y a pas longtemps, on donnait encore à cette route? On l'appelait la « route moutonnière », parce que les jours précédant la grande fête de l' âïd, elle était emplie, des heures durant et sur toute sa largeur, par un immense troupeau de moutons arrivant du bled, pour que les Algérois puissent tous accomplir le sacrifice de la grande fête (lâïd tamoqrant). Mais aujourd'hui on ne les voit plus, parce qu'ils arrivent par camions. Regardez, droit vers le soleil levant, c'est l'autoroute pour la Kabylie qui, bientôt, ira jusqu'à Tizi-Ouzou! Là-bas, en face, on aperçoit déjà les montagnes. La première est le Bou Zigza, "la montagne bleue", qui domine la plaine d'Alger, la Mitidja, de ses quelque 1 000 mètres. Et encore plus loin et plus haut, là-bas, en travers de I'horizon, c'est la chaîne du Djurdjura, la grande montagne kabyle que l'on peut voir depuis Alger, toute blanche de neige en hiver." De chaque côté de la route, toute plate et droite, sillonnée de voitures et de nombreux camions chargés de légumes, des serres de plastique qui abritent des cultures maraîchères se succèdent tout au long de ces basses terres qui bordent la côte. Puis, bientôt après avoir traversé l'oued Boudouaou, on quitte le plat pays. La route se fait alors sinueuse pour franchir les hauteurs qui annoncent le passage vers le pays kabyle. Ce sont d'abord, au col de Thenia, à la limite de la Kabylie, les collines qui séparent la Mitidja de la vallée de l'oued Isser, après lesquelles, au bas d'une première descente, bifurquent, en un grand carrefour, deux grandes routes: à droite, la route de Constantine s'en va contourner la chaîne du Djurdjura par le Sud, en allant suivre la vallée de l'oued Sahel-Soummam, tandis que, à gauche, la route que prend Mohand, celle de Tizi-Ouzou, file vers l'Est, droit vers le cœur de la Kabylie. 16

Quelques kilomètres à peine plus loin, une fois remontés depuis le grand pont qui traverse la basse vallée du fleuve Isser, où coulent quelques maigres filets d'eau, s'offre, soudain, du haut d'une côte, un panorama de la Kabylie: une succession de montagnes coiffées de villages et entaillées de ravins, de part et d'autre de la plaine du Sebaou. - "Que e' est beau! " s'extasia Idir. - "Et ces couleurs: tout ce vert des versants couronnés par les taches rouges des villages, et, plus loin, le gris des rochers de la haute montagne! Quel beau pays! " ajouta Djya. La patrie des fIls de Lalla Khedidja - "Oui, ouvrez bien les yeux tous les deux, car nous sommes ici aux portes du pays. Tout ce que vous voyez devant nous, c'est tamourt, la terre de nos ancêtres, la patrie kabyle que vous allez découvrir."

Le relief de la Grande Kabylie De là, en effet, on domine les basses terres dans la vallée du Sebaou, le fleuve qui, venu de l'est du Djurdjura, près du col de Chellata, a ouvert la plaine au cœur de la Kabylie où s'est installée la capitale: Tizi-Ouzou (tizi-ouzzou "le col des genêts" ). Le bassin du Sebaou sépare la Kabylie en deux. Au nord, la montagne de la Kabylie maritime est une chaîne côtière allongée d'Ouest en Est. Par son versant sud, elle domine la rive droite du Sebaou, tandis que, de l'autre côté, elle surplombe la mer de quelque mille mètres environ. La côte est très rocheuse, et, mis à part quelques petits ports, assez inhospitalière à la navigation, mais très découpée: des rochers abrupts enserrent de nombreuses petites criques où se nichent souvent de jolies plages. Soixante kilomètres plus loin vers l'Est, cette crête se raccroche à la haute tamgout, la "montagne" boisée des Ail Jennad (1 278 m), qui ferme le fond de la vallée de Tizi-Ouzou, pour tourner ensuite vers le 17