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À ’ombre des arbres mîénaîres
Vaddey Ratner
À ’ombre des arbres mîénaîres
roman
Traduît de L’angLaîs (États-Unîs) par ELsa Maggîon
Tître orîgîna :In the Shadow of the Banyan Édîteur orîgîna : Sîmon & Schuster © Vaddey Ratner, 2012
Et pour La traductîon françaîse : © Édîtîons Denoë, 2014
Pour ma mère En souvenîr de mon père, Neak Ang Mechas Sîsowath Ayuravann
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Ce Fut sans exposîons de roquettes et de bombes que a guerre pénétra dans mon unîvers d’enFant, maîs avec es pas Feutrés de mon père quî ongeaît e couoîr et passa devant ma chambre pour rejoîndre a sîenne. J’entendîs a porte s’ouvrîr puîs se Fermer avec un petît bruît sec. Je me gîssaî hors de mon ît, en prenant soîn de ne pas réveîer Radana endormîe dans son berceau, et sortîs sur a poînte des pîeds. Je coaî ’oreîe contre a porte et écoutaî. « Ça va ? » Maman sembaît înquîète. Tous es jours, avant ’aube, Papa partaît pour une petîte promenade en soîtaîre, et à son retour, une heure pus tard envîron, î rapportaît es îmages et es sons de a vîe, sources d’înspîratîon des poèmes qu’î me îsaît. Ce matîn-à, pourtant, î avaît sembé rentrer à peîne sortî, car ’aube venaît tout juste de paratre et ’atmosphère nocturne ne s’étaît pas encore dîs-sîpée. e sîence ’avaît suîvî comme son ombre, résîdu de rêve après e réveî. Je ’îmagînaî à présent aongé à côté de Maman, es paupîères coses, écoutant sa voîx, et je devînaî e réconFort qu’ee uî apportaît au mîîeu du tumute de ses pensées. « Que s’est-î passé ?
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— Rîen, ma chérîe. — Qu’y a-t-î ? » însîsta-t-ee. Un soupîr, ong et proFond, puîs î répondît : « es rues grouîent de monde, Aana. De gens quî n’ont pus de toît, afamés, désespérés…» ï marqua une pause ; e ît craqua ; î devaît se tourner vers ee, eurs joues sur e même traversîn, comme je ’avaîs sou-vent vu. « es maheurs… — Peu împorte toutes ces horreurs, ’înterrompît doucement Maman, je saîs que tu prendras soîn de nous. » Puîs un sîence sans même un souLe. Je ’îmagînaî, es èvres pressées contre cees de mon père. Je rougîs. « Voîà ! » s’excama-t-ee. e carîon însoucîant de sa voîx tîntaît de nouveau. Puîs ce Fut e battement de persîennes qu’on ouvraît, oîseaux de boîs reâchés prenant soudaîn eur envo. « e soeî est radîeux ! » s’écrîa-t-ee, enthousîaste. Et avec ces mots sîmpes, ee chassa a gravîté de ce matîn-à, ee jeta ce « Rîen » de ’autre côté du portaî comme un chat quî auraît grîmpé sur ’épaue de Papa en jouant des grîfes. Un raî de umîère Fondît sur a Façade de a maîson et se répandît depuîs e bacon dans e couoîr ouvert. Je ’îmagînaî, tapîs céeste précîpîté du Irmament par un ange, une dîvînîté céeste,tevodanégîgent. Je courus vers uî, encore îbre de mes mouvements sans ’entrave des chaussures et de ’appareî ortho-pédîque que je portaîs en temps norma pour corrîger e boîte-ment de ma jambe droîte. Dehors, e soeî se evaît à travers es Frondaîsons vertes et uxurîantes de a cour. ï bâîaît, s’étîraît, bébé dîeu passant ses nombreux bras très ongs entre es branches et es Feuîes. Nous étîons en avrî, à a In de a saîson sèche, et a mousson
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