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Amer

De
97 pages
Tout commence par un crime sordide dans les brumes de Cherbourg. Puis, vient ce mot qui hante les protagonistes de l'histoire : amer. Amer en effet, est le destin de ceux qui se croisent dans un port : qu'ils y grandissent, y passent ou y meurent. C'est l'espoir des clandestins, les maux d'un flic alcoolique, l'Histoire qui assassine au gré d'improbables retrouvailles. Pourtant dans ce chaos d'existences, de fétus de vie malmenés par la tempête, il y a ce repère que l'on fixe sur la côte : l'amer. Ce peut être le clocher d'une église, la lanterne d'un bordel ou la cheminée d'un foyer. Ainsi Franck Ozouf, jeune officier de police, tente-t-il de maintenir le cap sur ses idéaux, face aux vents mauvais de la criminalité, des fanatismes… Qu'en sera-t-il de Franck ?
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François-Michel DUPONT
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Le Manuscrit
www.manuscrit.com












© Éditions Le Manuscrit, 2005
20, rue des Petits Champs
75002 Paris
Téléphone : 08 90 71 10 18
Télécopie : 01 48 07 50 10
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communication@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-5871-7 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-5870-9 (fichier imprimé)





A mon père…








FRANÇOIS-MICHEL DUPONT






Chapitre 1

Cela faisait maintenant une vingtaine d’années qu’Henri
et Janine avaient élu domicile à Maupertus. L’expression
prenait d’ailleurs tout son sens quand on savait comment ils
s’étaient décidés à se lancer dans une telle acquisition. Après
moult tergiversations, ils avaient opté pour le vote. De la
boîte à gâteaux était alors sortie la décision unanime
d’acheter, et leur fille de trois ans avait, ce jour là, gagné une
image heureuse de la démocratie.
Maupertus, d’après ce qu’il avait lu quelque part, ce
nom de commune signifiait le mauvais trou. Ils
ignoraient ce qu’il en avait été pour d’autres, pour eux
en tout cas, c’était exactement le contraire. Bien sûr,
Henri avait passé un nombre incalculable de week-ends
à défaire les joints de la façade, à nettoyer les pierres, à
refaire son intérieur, puis à refaire les dits joints. Mais le
résultat était probant, ils occupaient maintenant
pleinement, une demeure qui ressemblait au bonheur.
L’été y rayonnait grâce aux baies vitrées qui liaient la
salle et la terrasse. L’hiver y crépitait dans le feu de
cheminée, dansant dans les reliefs de la pierre
apparente, dans les nervures des poutres anciennes.
Janine avait fait grimper une couronne de lierre sur
le chambranle arrondi de l’entrée. La porte y était
surplombée d’une voûte granitique qui, sans aucun
doute, avait été vieillie par des générations de sueur, de
terre et d’histoires familiales.
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