Amours perdues

De
Publié par

A l’orphelinat, Sam était surnommé Touche Toujours, car jamais il ne manquait sa cible avec des fléchettes ou une fronde. Il Avait un don et il allait l’utilisé. Au départ, c’était son amour romantique et immature pour Benoiton qui l’avait poussé à entrer dans la mafia. Puis, son amitié pour Franco, son copain d’école avait pris la relève.Les premiers meurtres s’étaient avérés faciles, uniquement des personnes qu’il haïssait. Mais un jour, on lui avait ordonné d’éliminer un être cher, une femme dont il était amoureux et c’est par amour et plein de remords qu’il avait démissionné.Bizarrement, dix ans après, c’est à nouveau par amour qu’il avait repris du service. Mais la donne avait changé, ses anciens ennemis attendaient son retour alors que ses vieux amis n'étaient plus tous là.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 214
Tags :
EAN13 : 9782748109665
Nombre de pages : 369
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Avertissement de l’éditeur manuscrit.com  maison d’édition francophone  a pour vocation de réunir les conditions idéales pour que tous les manuscrits trouvent leur public. Pour ce faire, manuscrit.com s’est doté du plus grand réseau de lecteurs professionnels : composé de libraires et de critiques, il est entièrement voué à la découverte et à la promotion d’auteurs de talents, afin de favoriser l’édition de leurs textes. Dans le même temps, manuscrit.com propose  pour accélérer la promotion des oeuvres  une diffusion immédiate des manuscrits sous forme de fichiers électroniques et de livres imprimés. C’est cette édition que le lecteur a entre les mains. Les imperfections qu’il y décèlera peutêtre sont indissociables de la primeur d’une telle découverte.
manuscrit.com 5 bis rue de l’asile Popincourt 75011 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com
Amours perdues
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748109678 (pour le fichier numérique) ISBN: 274810966X (pour le livre imprimé)
Samuel Amiet
Amours perdues
ROMAN
LIVRE 1 : ENFANCES
CHAPITRE1
Orphelinat Sainte Catherine, 1er jeudi du mois de juin 1970 à 13 h 50
Sam sortit des toilettes en vitesse, s’il ne se dépêchait pas, il allait arriver après tout le monde et il ne lui resterait plus de place pour le spectacle. C’était un garçon de qua torze ans, ni gros ni maigre. Il avait les yeux marrons et les cheveux bruns coupés courts et coiffés en arrière. Son teint était assez pale et il ne laissait pas deviner ses loin taines origines italiennes. En passant devant sa chambre à coucher, il s’arrêta quelques secondes, juste le temps de rappeler à son meilleur ami qu’il allait être en retard s’il ne bougeait pas ses fesses du lit.  Dépêchetoi Franco, les nouveaux arrivent et si on veut être aux premières places pour pouvoir mater tran quillement les petites nouvelles, il faut que tu te magnes.  Ouais, j’arrive, ditil en grognant sans regarder son camarade. Il feuilletait une vielle bande dessinée des quatre fantastiques, dont les pages étaient cornées et jau nies. Ce devait être la vingtième fois qu’il parcourait cette histoire où Red Richard et son équipe se retrouvaient confrontés au terrifics. Il connaissait tous les dessins et toutes les répliques par cœur, mais il détestait toujours autant qu’on l’interrompe pendant sa lecture. Franco avait toujours été le meilleur ami de Sam au sein de l’orphelinat. Il était plus âgé que lui de deux
8
Samuel Amiet
ans, mais ils avaient tout de suite sympathisé, car ils pos sédaient les mêmes goûts et le même parcours. Tous les deux étaient orphelins de père et de mère, nés dans une salle blanche d’un obscur hôpital du quartier italien. Dés les premières semaines de leur vie, ils avaient été placés dans un institut spécialisé et aucune famille n’avait jamais essayé de les adopter. Avant d’arriver ici, Sam avait passé trois années à saint Georges, un orphelinat situé dans le nord de la ville et c’était aussi le cas de Franco. En arri vant, il lui avait donné des nouvelles de l’établissement et de ses occupants. Comme Franco se sentait assez proche de Sam, il l’avait tout de suite pris sous sa coupe, un peu comme une espèce de petit frère et leur amitié n’avait cessé de croître avec le temps. Quand Sam mit les pieds à Sainte Catherine pour la première fois, cela faisait déjà deux ans que Franco était pensionnaire. C’était un garçon costaud, endurant et as sez futé, du moins par rapport aux autres pensionnaires. Ces trois qualités lui avaient permis d’obtenir rapidement et sans trop de difficultés, une place d’importance au sein de l’institution. Après deux ou trois bagarres mémorables et autant de semaines de punition, il était devenu le chef officiel du clan italien et des blancs en général. Depuis son accession au pouvoir, personne n’avait cherché à lui ravir ce titre ce qui était compréhensible vu sa carrure et ses compétences en combat. Laissant derrière lui son unique compagnon de chambrée, Sam dévala quatre à quatre les escaliers qui menaient du quatrième étage au premier, pour s’installer contre la balustrade face à l’entrée principale. C’était la meilleure place possible pour voir la tête des bleus et des bleuettes et à ce titre, elle était très convoitée. Il y avait déjà pas mal de monde assemblé à cet endroit. Mais, en jouant un peu des coudes, Sam arriva quand même à trouver une petite place un peu excentrée à gauche par rapport à l’entrée.
9
Amours perdues
Tous les premiers jeudi du mois, c’était le même cirque. La mère supérieure accueillait les nouveaux arri vants à quatorze heures tapantes et ils séjourneraient dans l’orphelinat jusqu’à ce qu’ils aient l’âge d’en partir ou bien qu’une famille charitable se décide à les adopter, ce qui par les temps qui couraient était plutôt rare. C’est bien connu, les gens préfèrent adopter des enfants en bas âge. C’est tout mignon comme des poupées barbies et surtout bien plus simple à apprivoiser. Les adolescents comme Sam et Franco étaient déjà trop âgés pour faire pitié ou envie à qui que ce soit. Le nombre de personnes appuyées contre la balus trade pour admirer le spectacle était impressionnant. Vu d’un peu plus haut, cela ressemblait plus à une fourmilière en pleine activité qu’à un orphelinat d’une banlieue dés œuvrée. C’était une veille balustrade en bois taillé et mité et la plupart des pensionnaires se demandaient comment il était possible qu’elle ne s’écroule pas sous la pression de leurs poids réunis. A cette époque, la blague qui circu lait à Sainte Catherine était que le bâtiment tout entier et en particulier cette balustrade ressemblait en grande par tie à la mère supérieure : âgée, abîmée par le temps, laide et froide, mais solide et inébranlable comme le roc. Les mauvaises langues allaient même jusqu’à dire que la balus trade flancherait le jour où la mère supérieure crèverait et que de nombreux pensionnaires auraient disparus avant qu’un tel événement ne se produise. Finalement, Franco arriva quelques minutes après son ami sur les lieux, il bouscula volontairement deux ou trois personnes pour se placer devant elles, au premier rang, juste en face de la porte d’entrée. C’était toujours pareil, Franco arrivait tout le temps après Sam, mais il se débrouillait toujours pour obtenir une place de choix. Avec une carrure comme la sienne et sa réputation de ba garreur, personne n’osait trop lui résister et une bonne partie des membres de l’orphelinat s’effaçait volontaire ment pour le laisser passer. Il valait mieux voir moins bien
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.