Célébration talmudique. Portraits et légendes

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Célébration talmudique est un essai d'Elie Wiesel.


Publié le : samedi 25 juillet 2015
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EAN13 : 9782021190236
Nombre de pages : 384
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couverture

DU MÊME AUTEUR

AUX MÊMES ÉDITIONS

L’Aube

récit, 1960

coll. « Points Roman », no 262

 

Le Jour

roman, 1961

 

La Ville de la chance

roman, 1962

prix Rivarol, 1964

 

Les Portes de la forêt

roman, 1964

coll. « Points Roman », no 216

 

Les Juifs du silence

témoignage, 1966

 

Le Mendiant de Jérusalem

roman, prix Médicis, 1968

coll. « Points Roman », no 128

 

Zalmen ou la Folie de Dieu

théâtre, 1968

 

Entre deux soleils

essais et récits, 1970

 

Célébration hassidique

portraits et légendes, 1972

coll. « Points Sagesses », no 3

 

Le Serment de Kolvillag

roman, 1973

 

Célébration biblique

portraits et légendes, 1975

 

Un Juif aujourd’hui

récits, essais, dialogues, 1977

 

Le Procès de Shamgorod

théâtre, 1979

 

Le Testament d’un poète juif assassiné

roman, 1980, prix Livre Inter, 1980

prix des Bibliothécaires, 1981

coll. « Points Roman » no 39

 

Contre la mélancolie

Célébration hassidique II

1981

 

Paroles d’étranger

textes, contes, dialogues, 1982

coll. « Points », no 159

 

Silences et Mémoire d’homme

essais, histoires, dialogues, 1989

 

L’Oublié

roman 1989

coll. « Points Roman », no 428

CHEZ D’AUTRES ÉDITEURS

La Nuit

témoignage

Éditions de Minuit, 1958

 

Le Cinquième Fils

roman

Éditions Grasset, 1983

 

Signes d’exode

essais, histoires, dialogues

Éditions Grasset, 1985

 

Job ou Dieu dans la tempête

en collaboration avec Josy Eisenberg

Éditions Fayard-Verdier, 1986

 

Discours d’Oslo

Éditions Grasset, 1987

 

Le Crépuscule au loin

roman

Éditions Grasset, 1987

Autrefois, dans ma ville natale, j’étudiais « une page de Guemara », comme on disait, avec les Maîtres de la Yeshiva et des tuteurs particuliers.

A Paris, c’est le mystérieux Rav Mordehaï Shoushani qui m’éblouissait par ses vastes connaissances talmudiques.

A New York, disciple pendant dix-sept ans de Rabbenou Saül Lieberman, à qui j’ai juré de ne jamais cesser de rendre hommage, c’est lui qui me fit découvrir la beauté, la richesse et la simplicité que contiennent une légende ou un problème du Talmud.

Depuis sa mort, j’étudie avec Harav Menashe Hakatan, décideur illustre de Brooklyn : depuis nos rencontres dans le royaume de la nuit puis dans les maisons d’enfants de l’OSE, nous continuons à avancer sur le pont qu’est le Talmud.

Je leur dois beaucoup.

Mais ce volume est dédié à mon ami d’enfance, l’illustre talmudiste de l’université Columbia, David Weiss-Halivni : en ouvrant un Traité du Talmud ensemble, nous y retrouvons notre nostalgie commune.

Préface


Ces célébrations me sont proches, je l’avoue. Elles occupent une place privilégiée, à part, dans mes récits et dans ma vie : elles me servent de repères.

Juif hassidique depuis mon enfance, j’aime célébrer les personnages de la Bible, du Talmud et du monde hassidique, en rappelant leurs histoires qui nourrissent la mémoire et l’imagination collectives de mon peuple. Plus précisément : j’aime célébrer les textes où il est donné de les rencontrer pour cheminer ensemble. Je les célèbre pour les étudier ; je les raconte pour célébrer l’étude.

Qui sont nos ancêtres de la Bible ? Qu’est-ce qui les caractérise ? Dans quelle mesure leur message est-il universel ?

Autrefois, dans ma petite ville lointaine, je les voyais vivre et œuvrer avant de disparaître. J’observais Caïn poursuivant son jeune frère Abel, je marchais derrière Abraham et Isaac sur le mont Moriah, j’attendais avec Jacob, je rêvais avec Joseph, je pleurais avec Moïse, pour Moïse lorsqu’il fut rappelé à Dieu. Aujourd’hui, je comprends mieux la solitude d’Isaac et le désespoir de Job. Voilà ce que ces textes nous enseignent : tous sont nos contemporains. Et, pour moi, ils restent ce que la littérature est pour tant d’autres : un moyen de dépassement.

Cela vaut également pour les Sages talmudiques. Leur univers m’est souvent plus familier que celui dans lequel j’évolue. Rabbi Akiba, je le vois entouré de ses disciples jusqu’à l’heure de son martyre. J’interroge Rabbi Yehuda, j’écoute les élèves de Shammaï qui ne cessent de se disputer avec ceux de Hillel, je souris devant les déboires du jeune immigré Rabbi Zeira, j’admire le courage de Resh-Lakish, je regarde de loin les quatre Maîtres s’apprêtant à pénétrer dans le verger de la connaissance interdite… Les évoquer, c’est les suivre, c’est les approcher, c’est surtout reconnaître en eux des guides sinon des précurseurs. Leurs problèmes, leurs conflits, leurs défis aussi demeurent les nôtres, ils nous concernent et nous sensibilisent ; leur destin affecte notre vie, ou du moins notre conception de la vie.

Dois-je préciser que, depuis mon enfance, je n’ai jamais renoncé à l’étude du Talmud ? Même après la guerre, quand j’ai traversé une longue crise d’angoisse religieuse, je continuais à le lire et à le relire.

Et puis, il y a mon attachement et ma fidélité au mouvement hassidique. Je ne l’ai jamais abandonné. Son monde est celui de mon enfance, rempli de chants et de ferveur. Je l’évoque dans presque tous mes travaux. Je raconte les histoires de tel ou tel maître pour illustrer les miennes. Elles m’aident maintenant comme elles m’ont aidé des éternités auparavant. Lorsque ma recherche me conduit à des développements quelque peu mystiques, c’est à mon expérience hassidique que je fais appel.

Comment le Hassidisme a-t-il réussi à survivre à la Destruction en Europe ? L’ennemi a massacré les hassidim, mais leur rêve a survécu. Comme au temps du fondateur, Rabbi Israël Baal Shem-Tov, le Maître du Bon Nom, des jeunes Juifs en quête de spiritualité y adhèrent partout. Dans une société dominée par les exploits de la modernité, ils semblent fascinés par le souvenir de ces maîtres étranges qui leur déclarent que le mystère ultime de l’Univers, c’est l’homme, de même que c’est l’homme qui en est la seule clé.

J’aime répéter leurs contes, comme j’aime célébrer leur enseignement. la vision du grand Maguid de Mezeritch. L’exigence de la vérité chez Rabbi de Kotzh. La sagesse de Rabbi Bounam. L’innocence de Rabbi de Berditchev. La puissance imaginative de Rabbi Nahman de Bratzlav.

Chacune de leurs histoires est un clin d’œil, chacun de leurs rites une main tendue. Grâce aux légendes qu’ils racontent ou qu’on raconte à leur sujet, il nous est donné de combattre le mal ou la mélancolie qui nous minent et nous poussent vers la résignation ou l’indifférence. La belle leçon que j’en tire ? La voici : le maître hassidique ne peut pas souffrir à ma place, nul ne le peut ; mais il peut, s’il le souhaite, et si je le souhaite, être présent à celui qui souffre.

C’est de ces Maîtres que j’ai appris la valeur et le mystère du conte comme créateur et véhicule de liens. C’est d’eux aussi que j’ai reçu cette vérité humaine intemporelle : au commencement fut la parole, et la parole est l’histoire de l’être humain racontée par des êtres humains. Et l’être humain est un peu d’histoire de Dieu racontée par Dieu.

E. W.

Introduction


Talmud signifie étude. Étudier le Talmud c’est étudier l’étude. « Tu étudieras la Torah jour et nuit » est un commandement biblique qui s’applique également à l’étude du Talmud. L’accent est partout mis sur l’étude-remède contre le mal, de même que la prière sert de protection contre les malheurs. C’est par la prière que l’on intervient auprès de Dieu afin qu’il intervienne dans les événements qui nous touchent, mais c’est grâce à l’étude qu’on le fait participer aux débats où, d’ailleurs, il n’a pas toujours le beau rôle. C’est ainsi, et Dieu lui-même n’y peut rien : dans une discussion portant sur l’interprétation de la Loi, la parole du Sage pèse plus que la vision du prophète.

Chef-d’œuvre inégalé de la mémoire juive, le Talmud (deux millions et demi de mots) couvre tous les aspects de toutes les activités humaines. Littérature et jurisprudence, médecine et géométrie, géographie et astronomie, paraboles et aphorismes, problèmes de l’individu face à la société, comportement devant l’étranger, interrogation sur le sens de la vie, interprétation de la Loi et analyse psychologique, conflits culturels et religieux : « Tourne donc les pages, dit un Sage, tourne-les bien, car tout y est. »

Pour moi, le Talmud c’est autre chose aussi. C’est un chant inoubliable, celui de mon enfance.

 

 

Une image : un vieux répétiteur (Zeide le Mélamed) et ses élèves, dans une pièce au plafond bas, éclairée faiblement par une lampe à pétrole. Assis autour d’une table rectangulaire, nous le suivons au-delà des montagnes et des océans, jusqu’à Babylone, jusqu’en Galilée et même jusqu’à Jérusalem ; et là, nous assistons aux débats orageux entre les disciples de Shammaï le coléreux et ceux du doux Hillel, et aux affrontements dramatiques entre Rabbi Éliézer le rigoureux et Rabbi Yeoshoua le conciliateur ; nous entourons Rabbi Akiba à l’heure de son supplice : personnages frappants et hauts en couleur qui ont en commun un dévouement à l’enseignement traduisant une fidélité à la tradition.

Avec mes camarades, nous étudions en chantonnant les lois concernant les interdits liés au Shabbat. Défense d’allumer la bougie ; c’est un travail et le Shabbat est fait pour se reposer. Défense aussi de l’éteindre. Mais (il y a toujours un mais merveilleux dans les textes talmudiques)… si j’éteins parce que j’ai peur de l’ennemi, ou des bandits ? Si je veille sur un malade qui n’arrive pas à s’endormir ? Dans ce cas, l’interdit est levé. Pour sauver la vie, tout est permis.

J’entends encore le vieux Mélamed, je le vois, je vois son doigt arrêté sur la page jaunie, j’entends sa voix chantonnante : « Voyez, mes enfants ; contrairement à ce que prétendent nos détracteurs ignorants, la Torah n’est pas là pour rendre l’existence du Juif plus insupportable. »

 

 

Ce qui est vrai pour la Torah l’est plus encore pour le Talmud qui, écrit en araméen (la langue courante de l’époque dans tout le Bassin méditerranéen), en est le commentaire aux richesses inépuisables. Pour comprendre l’attachement juif au Talmud, il faudrait lire le poème bouleversant que Rabbi Yehiel de Paris composa en voyant les Traités du Talmud dévorés par les flammes, sur l’ordre du bon roi Louis IX que, pour des raisons qui m’échappent, on s’acharne à appeler saint Louis.

Lorsque l’exil se fait lourd, trop lourd, c’est dans le Talmud que le Juif trouve consolation et espérance. Dehors, sur la place du marché, les tueurs excités, ivres de sang juif, aiguisaient leurs poignards, mais à quelques pas de là, dans les petites maisons d’étude aux murs malades, Maîtres et disciples s’efforçaient d’approfondir tel passage difficile, telle question complexe traitant, par exemple, des habits que le grand-prêtre devait revêtir le jour du Kippour. Ainsi, en songeant au passé ensoleillé, l’on subissait plus facilement l’approche des ténèbres. L’étude aidait à transformer le temps en défi ; en transcendant le présent l’on vivait dans l’intemporel où les paroles et les signes ont une portée qui les dépasse. Un incident banal cesse de l’être dans les pages du Talmud. Une querelle entre marchands ou ménagères y acquiert une dimension sacrée. C’est simple : le quotidien lui-même y est réhaussé. C’est cela le Talmud : niant le mesquin, il élève même ce qui est futile, même ce qui est bas.

 

 

La Torah n’a pas de commencement, mais le Talmud n’a pas de fin. Rav Ashi et Ravina ont conclu la rédaction du Talmud, mais ne l’ont pas scellé, nous permettant ainsi, à travers les siècles, de poursuivre leur œuvre. Enrichie par des milliers de volumes à travers les âges, la littérature talmudique continue à l’être aujourd’hui. Pas une semaine ne s’écoule sans que quelque part un Maître n’y apporte sa contribution sous forme d’ouvrage.

Écrit au présent – Rabbi Akiba DIT, Rabbi Ishmaël RÉPOND –, le discours talmudique devient invitation constante à la participation. Interpellés, à titre quasi personnel, nous en faisons partie. C’est à nous aussi que tous s’adressent ; et c’est à eux tous que nous promettons la survie à travers la nôtre.

Talmud veut dire échange et (à quelques exceptions près) respect mutuel, c’est-à-dire respect de l’autre : les opinions de la minorité vaincue y sont conservées au même titre que celles du vainqueur.

Talmud signifie aussi dialogue avec les vivants et avec ceux qui ont vécu. Tous sont nos interlocuteurs. Nos compagnons et nos guides. Ils s’immiscent dans nos affaires, comme ils se sont immiscés dans celles de leurs contemporains. Tout les intéressait ; rien ne les laissait indifférents.

Chaque passage du Talmud nous fait découvrir un nouveau mystère, une nouvelle énigme ; contrairement aux autres grands textes religieux, il encourage le lecteur à aller toujours plus loin dans ses interrogations et ses recherches. Nous nous efforçons de comprendre ces Sages en nous appuyant sur tel ou tel épisode de leur vie qui, de prime abord, nous semblait inexplicable : pourquoi Rabbi Akiba considéra-t-il Bar-Kochba comme le Messie ? Pourquoi Rabbi Meir s’enfuit-il de la Palestine ? Qu’est-ce qui conduisit le fils d’Abouya à renier sa foi ?

Le Talmud abonde en portraits de Maîtres, de disciples, de visionnaires et de rêveurs, de commentateurs et de décideurs qui tentèrent de faire face aux crises et aux conflits, aux menaces et aux persécutions ordonnées par tant d’ennemis du peuple juif. Leur œuvre – le Talmud – est unique. Elle fait appel au cœur autant qu’à la raison, ouvre d’invisibles portes sur d’antiques trésors comme sur les problèmes les plus actuels. Philosophie, droit, astronomie, gastronomie, mathématiques, géographie, littérature et architecture : toutes les connaissances extérieures au Talmud s’y reflètent.

Ceux qui haïssaient les Juifs ne pouvaient que détester le Talmud. D’une certaine manière, pour nos ennemis, il apparaissait comme un mystérieux bouclier protecteur de notre peuple. Des rois hostiles s’efforcèrent de le discréditer ou de le détruire. Ils engagèrent des spécialistes pour réfuter ses textes, contraignirent les Rabbis à débattre avec des apostats, publièrent des décrets qui le proscrivaient ou exigeaient qu’il soit brûlé publiquement. Mais le Talmud survécut. Grâce au peuple juif. Ne doutons pas cependant que, sans le Talmud, le peuple juif aurait perdu la plupart de ses racines lorsqu’il fut dispersé. C’est l’attachement qu’il suscite depuis des siècles chez ses étudiants qui nous permit de résister si souvent à la tentation du confort et aux séductions du désespoir.

Le Talmud implique l’étude et, plus que l’étude, le respect de certaines valeurs en même temps qu’une interrogation de tous les instants sur ces mêmes valeurs. C’est qu’il se fonde avant tout sur le dialogue : dialogue avec le présent, dialogue avec le passé… Ainsi pouvons-nous encore aujourd’hui débattre avec le Rambam, discuter avec Ibn Ezra, approuver Itzhak Abarbanel. Le Talmud, c’est encore la célébration du langage dans ses multiples formes, de l’hyperbole jusqu’à la plus extrême concision. Tantôt la phrase talmudique en entraîne dix, tantôt quelques lignes suffisent pour raconter une histoire. Un exemple ? Une femme voulait soumettre un grave problème à Rabbi Éliézer, mais il refusa de l’aider. Elle se rendit alors chez Rabbi Yeoshoua qui se montra plus accueillant. Quel était donc son problème ? Voici : « B’ni hakatan mibni hagadol, dit-elle, mon plus jeune fils a pour père mon fils aîné. » Sur cette femme incestueuse saisie par le remords et qui voulait se confesser, Dostoïevski n’aurait-il pas été capable d’écrire six cents pages ?

Je vois une grande beauté dans ce que j’appellerai l’approche ou le style talmudique : il est fait de tact et de précision dans la révélation des secrets de nos Sages, d’un intérêt passionné pour l’homme et la nature, du refus de la neutralité ou de l’indifférence ; pour ou contre, le Talmud prend toujours position. Ainsi, tout en l’étudiant, nous nous passionnons pour cet univers dans lequel vécurent et travaillèrent nos ancêtres, pour cette époque où, bien souvent au milieu des ruines, et en se servant de ruines, ils façonnèrent la manière de vivre juive, la ferveur juive. Le Talmud symbolise pour moi le triomphe d’un peuple face à une multitude d’ennemis, face aux ondes de choc successives du progrès et du modernisme. Mais c’est par-dessus tout la victoire contre l’intolérance. A la limite, l’étude du Talmud signifie inclusion.

 

 

Talmud babylonien et Talmud de Jérusalem, Halakha et Aggada, Tanaïm et Amoraïm : que ces termes ne vous découragent pas. Ils définissent la variété du corps talmudique. La Mishna (« répétition » de décisions et opinions de Maîtres) en est la base ; la Guemara (« enseignement » plus élaboré des commentateurs) lui sert de superstructure. A première vue, vous risquez de vous sentir désorienté. Toutes ces histoires, tous ces problèmes, tous ces conflits d’idées, toutes ces citations, ces arguments et contre-arguments : comment peut-on ne pas s’égarer dans cette confusion ? Vous pouvez. La confusion n’est qu’apparente. En vérité, le Talmud est un édifice bien structuré. Tout est à sa place. Les liens, vous les découvrirez. La logique qui soutient le tout est inébranlable.

C’est Rabbi Yehuda HANASSI (le titre signifie : président ou patriarche ou prince) qui prit la décision courageuse de transformer la tradition orale, donc changeante, en « documents » confiés à la charge d’« archivistes » réputés pour leur faculté de tout retenir et de tout répéter.

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