//img.uscri.be/pth/e10e39a2dda11644c633a6b3c2dcea600006c0c6
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 7,90 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

chantage sur le passé

De
193 pages
Max est enfin détective. Grâce à l'aide de son ami René, il a désormé un bureau et une première affaire. M. Achard prend contact avec lui,il lui fait le récit de ce qu'il vient de découvrir au sujet de sa femme. Max accepte de s'occuper de cette affaire, mais il s'apperçoit que le chantage exécuté sur Mme. Achard est de très loin lié à une certaine amie et son mari. Max va la suivre sans répit. Tout leur souriait, une belle villa, les affaires de M.Achard marche très bien il a suffi d'un grain de sel pour foutre tout en l'air. Le passé de madame est très peu connu de son mari. Leur rencontre fut le coup de foudre, elle travaillait dans un laboratoire très connu sur la région,sa vie sa famille rien.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

2

Chantage sur le passé

3
Patrick Marie
Chantage sur le passé
Le passé nous tient
Polar
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-9810-7 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748198102 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-9811-5 (livre numérique)
ISBN19 (livre numérique)

6 . 8






Nous sommes le mercredi 6 avril, il est
17 heures 30, Max sort de son examen. Il est
très heureux, il tient sa nouvelle vie entre ses
mains, sa licence de détective.
Il passe en premier dans son bar préféré, et
se fait servir une coupe de champagne, pour
fêter sa licence. René le patron du bar se sert
une coupe de champagne, rejoint Max pour
trinquer à sa réussite.
René est la seule personne qui le croyait
capable de changer sa vie. Ils parlent très
longtemps et ils boivent beaucoup. Il se faisait
très tard, Max quitte René et rentre directement
chez lui.
Quand il est chez lui, il va directement dans
sa salle de bain. Il prend une douche et va se
coucher sans plus attendre, car le lendemain il a
beaucoup de choses à faire pour démarrer cette
nouvelle vie de détective. Neuf heures sonnent.
Max prend vite un café au lait et une tartine de
beurre. Une fois prêt, il part en direction de la
préfecture. Ensuite il va dans la seule armurerie
de la ville pour s’acheter un revolver. Il rentre
chez lui, tout heureux de l’investissement qu’il
9 Chantage sur le passé
vient de faire. Il contemple son arme et sa
licence comme un enfant qui vient d’avoir un
nouveau jouet. Puis il réagit immédiatement, et
se dit qu’il ne lui reste plus qu’à bosser très dur.
Il se met à rédiger des annonces pour les faire
paraître dans les journaux locaux, juste à ce
moment on sonne à sa porte, il décroche
l’interphone et demande : qui est là !
– C’est moi René.
– Ok, monte c’est au premier étage la porte
de gauche au fond du couloir.
– D’accord.
Max entrouvre sa porte d’entrée, et René
apparaît avec un grand sourire :
– Pourquoi souris-tu ?
René lui donne une tape sur l’épaule et lui
dit :
– As-tu vu ta tête, le champagne ne te réussit
pas !
– Oui c’est vrai. Par ta faute j’ai bu quatre
coupes, moi qui ne suis pas un buveur. Cela m’a
laissé quelques séquelles, mais ce n’est pas pour
cela que tu es venu me voir chez moi.
– Non bien sûr, je veux t’aider à ouvrir ton
bureau, il te faut de l’argent, et de plus j’ai un
petit local qui ferait très bien l’affaire.
– Tu me prends au dépourvu, je ne sais que
te dire, que veux-tu en échange ?
– Rien, je t’avance les fonds et tu me
rembourseras tous les mois avec cinq pour cent
10 Chantage sur le passé
d’intérêt, je veux simplement aider à ouvrir ton
bureau. Qu’en penses-tu ?
Bien que Max le connaisse depuis très
longtemps, il le regarde jusqu’au plus profond
de ses yeux, réfléchit longuement, puis il dit :
– Combien pourrais-tu me prêter ?
René avec un léger sourire dit :
– Quinze mille euros, cela te suffirait ?
Max n’en croit pas ses oreilles, il réfléchit,
ferme les yeux et pense à ce qu’il pourrait faire
avec tout cet argent. Il se voit dans son bureau
au milieu de dossiers, il voit aussi la plaque qu’il
mettrait sur la porte de son bureau.
Il ouvre ses yeux, regarde René fait quelques
pas se retourne face à René et lui dit :
– Sur combien d’années tu me prêtes cet
argent ?
– Cinq ou six ans, à toi de me dire. Comme
cela t’arrange !
– Avec cinq pour cent d’intérêt au bout !
– Oui, cela te fait trop ?
– Non, je suis d’accord. Une autre question
pourquoi fais-tu cela, tu pourrais profiter de cet
argent avec ta femme.
– J’ai confiance en toi, je suis convaincu que
tu réussiras, tout se passera très bien.
– D’accord, mais on fait ce prêt dans les
règles, et pour le remboursement je te signe des
traites si tu es d’accord.
– Des traites, cela me convient parfaitement.
11 Chantage sur le passé
Ils se serrent la main d’une poignée très forte
et longue prouvant leur amitié.
– Je dois retourner au bar, tu viens vers
quatorze heures, nous irons à la banque retirer
l’argent, puis chez mon avocat pour régler les
formalités du prêt.
Max lui resserre la main d’une poignée
toujours aussi forte, le remercie une nouvelle
fois pour ce qu’il venait de faire. Quand René
est parti, il reprend l’écriture des annonces. Il en
avait écrit beaucoup, mais beaucoup de papier
fut utilisé car il ne savait pas comment les
rédiger pour qu’elles aient plus d’impact. Pour
ne point les oublier, il les met dans la poche de
son blazer, dans la même poche où il met ses
cigarettes, de ce fait il ne pourra pas les oublier.
Il est déjà onze heures trente, il regarde ce qu’il
y a dans son réfrigérateur pour manger, il lui
reste un steak de cheval, pour son repas du soir
il verra plus tard. Il va près de sa fenêtre, et
aperçoit le facteur, il descend à sa rencontre,
voir s’il y avait du courrier pour lui. Le courrier
reçu n’est guère intéressant, il remonte chez lui,
se fait cuire son steak de cheval, prend une
boite de haricots, qu’il chauffe, son repas de
midi est prêt. Douze heures trente, il s’allume
une cigarette. Il repense à tout ce que lui a dit
René. Il allume la télévision, sur toutes les
chaînes il y a les informations, il a encore du
12 Chantage sur le passé
temps devant lui. Il regarde les infos sans trop
écouter ce que dit le présentateur.
Il s’assoupit, et dans un sursaut il se réveille.
De suite il vérifie l’heure à sa montre, il n’est
que treize heures trente. Il va dans la salle de
bain, se passe la tête sous l’eau froide pour
mieux se réveiller. Ses yeux sont toujours un
peu endormis, mais cela ira. Il retourne au
salon, prend son blazer, l’enfile, met sa main
dans la poche droite, prend une cigarette. Il lui
semble que quelque chose lui manque. Il
retourne à la salle de bain, se regarde dans le
miroir, et décide de mettre une cravate.
Trouvant qu’il serait mieux habillé, il prend la
seule cravate qu’il possède, la met, elle s’accorde
assez bien avec ce qu’il porte.
Treize heures quarante-cinq, Max quitte son
appartement pour ce rendez-vous important
avec René. Le bar du commerce est à deux pas
de chez lui. Max n’aime pas être en retard.
Lorsqu’il arrive au bar il ne voit pas René au
comptoir. Il s’approche de Michel le serveur qui
parle avec des clients, il lui demande si René est
là. Michel lui dit qu’il est allé faire une course,
qu’il ne devrait pas tarder à revenir. Max lui
commande un café et va s’asseoir au fond de la
salle.
Quelques minutes plus-tard, René revient, il
s’approche de Michel, parle avec lui, puis il
rejoint Max.
13 Chantage sur le passé
– Tu es en avance ! Tu n’as pas changé
d’avis ?
– Non, c’est pour cela que je suis là.
– Tu veux boire quelque chose ?
– Je veux bien, je reprendrai un café.
René appelle Michel, il lui commande deux
cafés.
– J’ai téléphoné à mon banquier. Car pour
une telle somme, il faut prévenir, cela ne pose
aucun problème. Le mieux c’est d’ouvrir ton
compte à cette même banque, ainsi on fait
directement un virement de compte à compte,
c’est beaucoup plus rapide.
– D’accord, mais pour l’instant je n’ai pas de
bureau !
– Ce n’est pas un problème. Le local tu l’as, il
y a le téléphone. Il ne te reste plus qu’à
l’enregistrer auprès du greffe du tribunal, dès
que c’est fait, tu fais le nécessaire auprès de la
banque. Tu n’es pas à un jour prés ! Le local
n’est pas très loin du bar, c’est au 205 avenue
Marceau au premier étage.
– D’accord, je fais le nécessaire et demain
nous allons voir ton banquier, car après c’est le
week-end.
– Si tu veux samedi matin on va ensemble
voir ce qu’il te faut comme matériel pour ton
bureau, je pourrais te donner un coup de main
pour t’installer.
– Entendu on fait ainsi.
14 Chantage sur le passé
Max se lève.
– Bon, je vais de suite au tribunal faire
enregistrer l’adresse du bureau, peut être à ce
soir, sinon à demain matin dix heures ici.
– D’accord.
Max part en saluant tous les clients du bar
ainsi que René et Michel. Nous sommes le
vendredi 8 avril, il est huit heures, Max se fait
chauffer son café au lait et se prépare une
tartine de beurre. C’est ce qu’il apprécie le plus
le matin. Il est bien dans sa peau, il a tous les
documents en main pour ouvrir son bureau. Il
prend son temps pour déjeuner et il rêve aussi
de ce qu’il pourrait acheter pour meubler son
bureau. Puis il fait sa toilette matinale, s’habille
et remet la seule cravate qu’il possède. Il Prend
tous les documents, les glisse dans une
pochette, c’est le premier dossier pour Max.
Neuf heures trente, il va au bar où René
l’attend, tout en marchand il pense.
– René est un gars vraiment sympa de
m’aider, à moi tout seul il m’aurait fallu trois
ans pour pouvoir ouvrir mon bureau. Il aurait
fallu que je reçoive les clients dans mon
appartement, vraiment c’est un chic type, il
faudra que je lui demande pourquoi il fait tout
cela pour moi, il aurait pu profiter de cet argent
avec sa femme.
Quand il arrive au bar, René l’attend à une
table du fond de la salle. Max s’approche, lui
15 Chantage sur le passé
serre la main. René l’invite à s’asseoir et lui
propose un café.
– Tu as les papiers ?
– Oui, J’ai tout sur moi.
– Impeccable. Hier après ton départ, je suis
allé au local, je veux dire à ton bureau. J’ai fait
du rangement, j’ai vérifié le téléphone, il
marche, tu n’as plus qu’à t’installer.
Max le regarde et d’une voix serrée et dit :
– Merci pour tout ce que tu fais.
René sourit et lui dit :
– Cela me fait plaisir de t’aider, il ne faut pas
s’attarder, M. Bérard nous attend à la banque.
Ils se lèvent tous deux et partent à la banque
qui n’est pas très loin du bar. Pendant tout le
trajet René et Max ne se parlent pas, ils
marchent l’un à côté de l’autre d’un pas fier et
rapide. Max est fier de lui et René est fier d’être
son ami.
Quand ils entrent dans la banque, ils se
dirigent auprès d’un employé. Ils lui demandent
à voir M. Bérard, l’employé se saisit du
téléphone, annonce René et Max, il leur dit de
patienter quelques instants, M. Bérard va
arriver.
M. Bérard apparaît quelques minutes plus-
tard, il s’approche de René en lui souhaitant le
bonjour, René lui présente Max, puis M. Bérard
les invite à entrer dans son bureau.
16 Chantage sur le passé
M. Bérard les fait s’asseoir, et lui s’assied face
à eux. René prend la parole en premier.
– M. Pietri est d’accord pour ouvrir son
compte professionnel dans votre banque, donc
il n’est pas nécessaire de faire un chèque, il
faudrait simplement faire un virement de
compte à compte.
– Bien-sur, nous allons de suite ouvrir ce
compte, et virer la somme directement. Vous
m’aviez parlé de quinze mille euros !
– Oui. Il faut bien cela pour bien démarrer.
– Sous qu’elle enseigne nous ouvrons ce
compte ?
– Je l’ouvre sous mon nom. Max Pietri
Détective Privé.
M. Bérard finit de compléter les documents
d’ouverture de compte. Puis il demande à René
de signer le document de virement des quinze
mille euros. Il tend les documents à Max, il lui
montre où il doit apposer sa signature.
– Ceci vous le gardez, voilà tout est fait, je
suppose que vous allez faire des achats pour
vous équiper, je vous accorde un découvert
pendant quinze jours sans agio, mais sans
dépasser trois mille euros.
– Cela me va.
– Voilà tout est en ordre, je vous souhaite
d’avoir beaucoup d’affaires, et surtout
beaucoup de réussite.
– Merci beaucoup M. Bérard.
17 Chantage sur le passé
Max et René se lèvent, serrent la main de
M. Bérard, ils sortent de son bureau, ils
traversent la banque, une fois dehors Max
pousse un grand soupir.
– Pourquoi ce soupir !
– Maintenant je me sens beaucoup mieux.
– Maintenant tu peux commencer à
travailler.
– Oui, à moi de trouver ma première affaire.
Ils arrivent au bar. Michel leur sert deux
coupes de champagne, René prend sa coupe la
tend vers Max en lui souhaitant toute la chance
du monde pour réussir. Une fois de plus Max
est très ému et le remercie une nouvelle fois de
tout ce qu’il vient de faire pour lui. René le
prend dans ses bras et lui dit :
– Nous avons du temps devant nous. Si tu
veux, nous pouvons faire les magasins pour
voir ce qu’il te faudrait comme mobilier. Et
aussi pour faire une plaque pour poser sur la
porte de ton bureau.
– Tu as raison, pourquoi attendre. Si je
trouve ce qu’il me faut, demain je commence à
m’installer.
Tous deux partent faire les magasins de
mobilier pour bureau. Max met sa main dans la
poche de son blazer, en prenant une cigarette, il
sent au bout de ces doigts du papier, il s’arrête,
regarde René et lui dit :
18 Chantage sur le passé
– On va s’arrêter aux journaux pour faire
paraîtrent ces annonces.
C’est ce qu’ils font immédiatement. Ils se
dirigent maintenant dans un magasin pour
acheter un bureau, une armoire, une machine à
écrire, et faire graver une plaque.
Une fois tout fini, ils vont au bar, René invite
Max à déjeuner, cela est la première fois que
Max et René mangent ensemble
La femme de René avait préparé une
blanquette de veau, Max n’avait pas mangé
quelque chose d’aussi bon depuis fort
longtemps. La femme de René n’est pas une
personne qui parle beaucoup, et de plus on
dirait qu’ils sont éloignés, ils ne vivent pas de la
même façon.
Cela vient peut-être de la routine qui existe
dans certain couple.
Pourtant quand on les voit tous deux dans la
rue, on pense à un couple aimant être ensemble.
René lui demande s’il veut encore de la
blanquette. Max l’en remercie, mais il a
suffisamment mangé. Il lui dit qu’il s’est
vraiment, vraiment bien régalé, il préfère
prendre un café et se fumer une cigarette.
La femme de René débarrasse la table et va
faire la vaisselle, elle n’a pas dit un mot de tout
le repas. Max et René discutent de beaucoup de
choses, puis René vient à demander s’il a de la
famille, Max lui raconte un peu sa vie. Sa mère
19