Ciels de foudre

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Sur les rives de la Twelve Sleep River, disparition d'Opal, impératrice douairière du clan Scarlett et propriétaire du plus grand ranch de la région. Ses fils, Arlen, politicien, affairiste et rancher, et Hank, guide de chasse, se déchirent pour l'héritage sous le regard atterré de leur frère cadet, Wyatt, un géant attardé. Tommy Wayman, un guide de pêche en conflit avec Opal qui avait institué une dîme illégale, avoue avoir poussé la dame dans l'eau, mais nie l'avoir tuée.


Le garde-chasse Joe Pickett décide d'enquêter : avant de prononcer la mort de quelqu'un, il faudrait avoir un cadavre, et l'on a toujours pas celui d'Opal. L'affaire, c'est clair, ne se réduit pas à une simple histoire de dîme illégale.


Pendant ce temps-là, John Wayne Keeley, un ex-guide de chasse qui a un vieux compte à régler, passe au pénitencier d'État du Wyoming. Et quelques jours plus tard, un nouvel employé du ranch attaque sauvagement Pickett...




Auteur, entre autres ouvrages, de Détonations rapprochées, La Mort au fond du canyon et Meurtres en bleu marine, C. J. Box vit à Cheyenne, dans le Wyoming.



Traduit de l'anglais (États-Unis) par Étienne Menanteau.


Publié le : mardi 25 février 2014
Lecture(s) : 2
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782021169164
Nombre de pages : 300
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Ce livre fait partie de la sélection 2010 du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points. Sous la présidence d’honneur de l’écrivain islandais Arnaldur Indridason, un jury composé de profession-nels (libraires, journalistes, auteurs) et de lecteurs récompensera chaque année un roman policier, un roman noir ou un thriller de la collection.
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Originaire du Wyoming, C. J. Box a travaillé comme manœuvre dans un ranch, guide de pêche, reporter et rédacteur en chef d’un journal local. Aujourd’hui PDG de la Rocky Mountain International Corporation qui coordonne le mar keting du tourisme de cinq États des Rocheuses, il vit à Cheyenne, Wyoming, avec sa femme, Laurie, et ses trois filles. Il est l’auteur de plusieurs romans, dontDétonations rappro chées, couronné par les Anthony et Macavity Awards,Winter kill,Sanglants TrophéesetMeurtres en bleu marine.
D UM Ê M EA U T E U R
Détonations rapprochées prix Calibre 38 Premier roman, 2004 Anthony Award Macavity Award Seuil, « Policiers », 2003 et « Points Policier », n° P1272
La Mort au fond du canyon Seuil, « Policiers », 2004 et « Points Policier », n° P1394
Winterkill Seuil, « Policiers », 2005 et « Points Policier », n° P1561
Sanglants Trophées Seuil, « Policiers », 2006 et « Points Policier », n° P1782
L’Homme délaissé Seuil, « Policiers », 2007 et « Points Policier », n° P2140
Meurtres en bleu marine Seuil, « Policiers », 2008 et « Points Policier », n° P2254
Zone de tir libre Seuil, « Policiers », 2009
C . J . B o x
C I E L S D E F O U D R E
R O M A N
T r a d u i t d e l ’ a n g l a i s ( É t a t s  U n i s ) p a r É t i e n n e M e n a n t e a u
Éditions du Seuil
T E X T E I N T É G R A L
T I T R E O R I G I N A L In Plain Sight É D I T E U R O R I G I N A L G. P. Putnam’s Sons, New York © 2006 by C. J. Box ISBNoriginal : 0399153608
ISBN9782021169157 re (ISBNpublication)9782020901703, 1
© Éditions du Seuil, avril 2009, pour la traduction française
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AVRIL
Les conflits de famille sont choses amères. Ils n’obéissent à aucune règle. Ils ressemblent moins à des douleurs ou des blessures qu’à des coupures qui ne veulent pas cicatriser, car il n’y a pas ce qu’il faut.
Scott Fitzgerald
La grande plaine se repaît du sang des chré tiens. O.E. Rölvaag, dansGiants in the Earth
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Comté de Twelve Sleep, Wyoming
Lorsque la propriétaire de ranch Opal Scarlett dispa rut, il n’y eut que ses trois fils adultes, Arlen, Hank et Wyatt, pour la regretter et traduire leur chagrin en se battant à coups de pelle. Joe Pickett, gardechasse de l’État du Wyoming, faillit ne pas entendre l’appel lancé sur la radio soli darité. Il se dirigeait vers l’ouest, dans Bighorn Road, après être allé chercher Sheridan, sa fille de quatorze ans, ainsi que Julie, sa meilleure amie, parties s’entraî ner à la course à pied, pour les ramener chez elles. Les deux filles jacassaient et gesticulaient, le chien Maxine tressaillant quand elles agitaient les bras en parlant. Julie habitait le ranch de Thunderhead, nettement plus à l’écart de la ville que là où résidaient les Pickett. Au volant, Joe saisissait des bribes de leur conver sation, mais il s’intéressait d’abord à la radio, au ron ronnement blessé du moteur et aux indicateurs qui tressautaient sur le tableau de bord. Il n’avait toujours pas confiance dans ce pickup, un véhicule qu’on venait de lui attribuer. De temps à autre s’allumait le témoin lumineux du diagnosticmoteur, et il arrivait qu’on entende cogner sous le capot, on aurait dit du popcorn
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qui éclatait. C’était pour se venger que ses supérieurs, à cheval sur les dépenses, lui avaient refilé cet engin, le véhicule qu’il utilisait auparavant ayant été victime d’un incendie à Jackson Hole. La suspension avait beau être fichue, le pickup était équipé d’un lecteur de CD, ce qui était exceptionnel dans les véhicules des services de l’État du Wyoming, et sur le chemin du retour Joe écoutait une compilation réalisée à son intention par Sheridan. Elle l’avait intitulée : « Sois dans le coup, Papa ! », en le marquant dessus au feutre noir. Elle la lui avait donnée deux jours auparavant, à la fin du petit déjeuner : « Il faut que tu écoutes la musique d’aujourd’hui, lui avaitelle dit, si tu ne veux pas avoir l’air paumé. Ça peut t’être utile. » Les choses étaient en train de changer au sein de sa famille. Ses filles grandis saient. Non content d’être à la botte de ses supérieurs, Joe était apparemment en train de perdre les pédales. Sa chemise rouge réglementaire, avec l’insigne « Chasse et Pêche » montrant une antilope d’Amérique cousue sur l’épaule, ainsi que son gilet de chasse Filson de couleur verte étaient couverts de boue après qu’il avait changé un pneu dans la montagne plus tôt dans la journée. – J’ai l’impression que Jarrod Haynes t’aime bien, dit Julie à Sheridan. – Ça va pas ? Pourquoi tu racontes ça ? T’es dingue ! – Tu ne l’as pas vu nous observer pendant l’entraîne ment ? Une fois que les garçons ont fini, il est resté à nous regarder courir. – Si, je l’ai vu. Mais qu’estce qui te fait dire que je lui plais ? – Il t’a pas quittée des yeux, la voilà, la raison. Même quand on l’a appelé sur son portable, il était
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