Clandestin

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Il n'y a pas que les enquêtes de police qui soient clandestines dans ce roman de James Ellroy. Il y a aussi les ambitions, les liaisons amoureuses et sexuelles, les pulsions, les violences, les vies anodines, les morts atroces, les rédemptions. Elles mèneront l'agent de police Freddy Underhill sur la piste d'un tueur de femmes pendant les dernières années de sa jeunesse. Clandestin se situe, dans l'oeuvre de James Ellroy, entre Brown's Requiem et Lune sanglante. Une fois de plus, la coupe est pleine, et l'on boira - ravi - le calice jusqu'à l'hallali, heureux tout de même de constater que le livre commence et finit par ce mot: rédemption. (Bruno Corty, Le Figaro Littéraire) Ellroy sortait à peine de l'enfer lorsqu'il entreprit ce deuxième roman. Avec la sombre allégresse d'un Parsifal en quête d'innocence. (Sylvaine Pasquier, L'Express)
Publié le : vendredi 3 avril 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782743631994
Nombre de pages : 558
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Il n’y a pas que les enquêtes de police qui soient « clandestines » dans ce roman deJames Ellroy. Il y a aussi les ambitions, les liaisons amoureuses et sexuelles, les pulsions, les violences, les vies anodines, les morts atroces, les rédemptions. Elles mèneront l’agent de police Freddy Underhill sur la piste d’un tueur de femmes pendant « les dernières années de sa jeunesse ». Clandestin se situe, dans l’œuvre deJames Ellroy, entreBrown’s Requiem et Lune sanglante. « Une fois de plus, la coupe est pleine, et l’on boira - ravi - le calice jusqu’à l’hallali, heureux tout de même de constater que le livre commence et finit par ce mot: rédemption. » (Bruno Corty, Le Figaro Littéraire) «Ellroysortait à peine de l’enfer lorsqu’il entreprit ce deuxième roman. Avec la sombre allégresse d’un Parsifal en quête d’innocence. » (Sylvaine Pasquier, L’Express)
Du même auteur chez le même éditeur
Lune sanglante À cause de la nuit La Colline aux suicidés Brown’s Requiem Le Dahlia noir Un tueur sur la route Le Grand Nulle Part L.A. Confidential White Jazz Dick Contino’s Blues American Tabloid Ma part d’ombre Crimes en série American Death Trip Moisson noire 2003(Anthologie sous la direction de James Ellroy) Destination morgue Tijuana mon amour Revue POLAR spécial Ellroy Underworld USA La Malédiction Hilliker Extorsion
James Ellroy
Clandestin
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Freddy Michalski
Collection dirigée par François Guérif
Rivages/noir
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Titre original :Clandestine
© 1982, James Ellroy (Avon Books) © 1988, Éditions Rivages pour la traduction française © 1990, Éditions Rivages pour l’édition de poche © 2015, Édition Payot & Rivages pour la présente édition 106, boulevard Saint-Germain – 75006 Paris ISBN : 978-2-7436-3200-7
À Penny Nagler
Prologue
Pendant l’hiver sombre et glacé de 1951, je travail-lais aux Patrouilles de Wilshire, jouais beaucoup au golf et recherchais la compagnie des femmes solitaires pour des aventures d’une nuit. La nostalgie exerce toujours ses représailles sur les malheureux inconscients en instillant en eux une aspiration à la simplicité et à l’innocence que jamais ils n’auront le loisir de combler. Les années cinquante ne furent pas une époque de plus grande innocence. Les sombres saillies qui régissent l’exis-tence aujourd’hui étaient déjà là, elles étaient simple-ment plus difficiles à trouver. C’était la raison pour laquelle j’étais flic et je courais les femmes. Le golf n’était rien qu’un havre de pureté, quelque chose que je faisais remarquablement bien. J’étais capable de vous faire des drives de trois cents mètres. Le golf était d’une pureté et d’une simplicité à vous couper le souffle. Mon équipier de patrouille s’appelait Walker La Fêlure.
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Mon aîné de cinq ans, il était dans la police depuis aussi longtemps que moi. À notre première rencontre, nous nous étions cognés l’un dans l’autre, dans la salle de revue du Poste de Wilshire, chacun traînant son sac de golf. Deux larges sourires avaient éclairé nos visages respectifs : nous nous étions reconnus – instantanément, et complètement. La Fêlure, c’était poésie, merveilles et golf ; moi, c’était femmes, merveilles et golf. Par «merveilles», j’entends la même chose pour tous les deux: le bou-lot, les rues, les gens et l’éthique mouvante de ceux-là mêmes, à savoir nous, qui quotidiennement avaient leur lot de poivrots, de fêlés, de lopes et de demi-sels, d’ex-hibitionnistes, de racoleuses, de fumeurs de joints, de cambrioleurs, de tous les détritus solitaires et sans nom de la race humaine. Nous devînmes une paire d’amis inséparables avant de faire équipe en poste de jour. Le commandant de jour, le lieutenant William Beckworth, était un fanatique de golf, mais comme frappeur de balle il était d’une nullité sans nom. Il entendit dire que j’étais champion dans ce domaine et il me fit transférer dans l’équipe de jour en échange de leçons. C’était un marché correct mais Beckworth était irrécupérable. Je faisais du lieutenant absolument tout ce que je désirais – il m’a même servi de caddy le samedi matin, lorsque je cumulais les parties pour me faire de l’oseille dans les country-clubs et les terrains municipaux – il me fut donc facile de faire virer La Fêlure du poste de nuit pour l’équipe de jour avec ma pomme comme partenaire. Ce qui nous mena plus profond encore. Herbert Lawton Walker avait trente-deux ans, c’était un alcoolique obsédé par la mort. C’était un héros
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