Comme un collégien

De
Publié par

«Etre inhumain lorsqu'il s'agit de défendre notre sens de l'humanité, impitoyable dans notre défense de la compassion, inébranlable pour défendre nos inégalités.»
George Smiley
George Smiley est un petit monsieur bedonnant et myope, que sa femme, Ann, trompe parfois et même souvent. Ce personnage un peu effacé, qui se perd facilement dans l'anonymat de la foule londonienne, est aussi le chef des services secrets britanniques, que dans les romans de le Carré on appelle le Cirque. Ayant démasqué le traître, «la taupe», qui s'était infiltré au plus haut niveau dans cette organisation, Smiley a pour mission de «nettoyer les écuries».
Dès le premier jour de son entrée en fonction, George Smiley passe à l'attaque. Son adversaire, c'est Karla, nom de code de l'officier traitant soviétique, qui a conçu le plan aboutissant à la ruine du Cirque. Et pour soldat, Smiley va choisir Gerald Westerby, vieux routier de l'Asie où l'ont entraîné ses reportages, rescapé de plusieurs journaux et de quelques mariages, et demeuré malgré tout cela un éternel collégien.
Comme un collégien, deuxième volet de la «trilogie des Smiley», est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés. Echappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, il nous entraîne à travers l'Extrême-Orient. Il brosse un tableau impitoyable de toute cette faune qui peuple les beaux immeubles de Hong Kong, les boîtes de Bangkok ou les baraquements climatisés des bases américaines. Et tout cela avec cet humour corrosif qui ne sert sans doute qu'à masquer la secrète blessure d'une tendresse déçue.
Publié le : jeudi 8 mars 2012
Lecture(s) : 40
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782021076103
Nombre de pages : 676
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Extrait de la publication
Extrait de la publication
ISBN 9782021076110
Extrait de la publication
Pour Jane, qui a payé de sa personne, supporté dune humeur égale ma présence et mes absences, et qui a rendu tout possible.
Extrait de la publication
Extrait de la publication
AVANTPROPOS
Je tiens à exprimer mes chaleureux remerciements à tant de gens aussi généreux quhospitaliers qui ont trouvé le temps de maider dans mes recherches pour ce roman. A Singapour, Alwyne (Bob) Taylor, correspondant du Daily Mail; Max Vanzi, deUnited Press; Peter Simms, qui était alors correspondant deTime; et Bruce Wilson, du Melbourne Herald. A Hong Kong, Sydney Liu, deNewsweek; Bing Wong, deTime, H.D.S. Greenway, duWashington Post; Anthony Lawrence, de la BBC ; Richard Hughes, alors duSunday Times; Donald A. Davis et Vic Vanzi, deUnited Press; Derek Davies et ses collaborateurs de laFor Eastern Eco nomic Review, notamment Leo Goodstadt. Il me faut aussi mentionner avec gratitude lexceptionnelle coopération du major général Penfold et de son équipe du Royal Hong Kong Jockey Club, qui mont ouvert les portes du champ de courses de Happy Valley et qui ont fait preuve envers moi dune telle amabilité, sans chercher une fois à savoir quelles étaient mes intentions. Je voudrais aussi pouvoir citer les divers fonctionnaires du gouvernement de Hong Kong et les membres de la police royale de Hong Kong qui mont ouvert bien des portes, au risque parfois de se trouver euxmêmes dans une situation embarrassante. A Phnom Penh, mon charmant hôte le baron Walther von Marshall a pris merveilleusement soin de moi, et je naurais jamais pu men tirer sans les sages conseils de Kurt Furrer et de Mme Yvette Pierpaoli, tous deux de la Suisindo Ship ping and Trading Co. et qui se trouvent maintenant à Bangkok.
9 Extrait de la publication
Mais je dois remercier tout particulièrement ceux qui ont eu à me supporter le plus longtemps : mon ami David Greenway, duWashington Post, qui ma permis de voyager dans son ombre illustre à travers le Laos, le nordest de la Thaïlande et Phnom Penh ; et Peter Simms qui, avant de sinstaller à Hong Kong, ma guidé en territoire peu connu et ma aidé dans bien des démarches. Envers eux, Bing Wong, et certains amis chinois de Hong Kong qui, je crois, préfèrent conserver lanonymat, jai une grande dette de reconnaissance. Il faut citer enfin le grand Dick Hughes dont jai sans vergogne exagéré le caractère expansif et les tics de langage pour le rôle du vieux Craw. Il y a des personnages qui, dès linstant quon les a rencontrés, se fraient tout simplement un chemin jusque dans un roman et nen bougent plus jusquà ce que lauteur leur ait trouvé une place. Dick est de ceuxlà. Mon seul regret est de navoir pu céder à ses pressantes exhortations de laccabler sous la calomnie. Mes plus noirs efforts nont rien pu devant le caractère atten drissant de loriginal. Et puisque aucun de ces braves gens navait alors didée plus précise que moi sur la façon dont le livre allait tourner, je dois mempresser de les absoudre de mes méfaits. Terry Mayers, un vétéran de léquipe britannique de karaté, ma conseillé à propos de certains inquiétants talents. Quant à miss Nellie Adams, et à ses stupéfiants exploits à la machine à écrire, aucun éloge narrive à sa hauteur.
Extrait de la publication
Cornouailles 20 février 1977.
Le public et moi savons bien Ce quon apprend aux collégiens : Que ceux à qui lon fait le mal Se vengent en faisant le mal.
Extrait de la publication
W. H. AUDEN.
Extrait de la publication
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi