Concerto pour un Corot

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Suite à l'achat pour une somme modique d'une très belle toile du XIXe siècle lors d’une brocante, Elio Bertozzini se la fait dérober chez lui. Désirant en apprendre davantage, il mène, en marge du travail de la police puis d’Interpol, sa propre enquête et découvre des éléments extraordinaires qui l’emmèneront jusqu’à Honfleur, où il fera un voyage sur plus de 150 ans pour découvrir l’origine déconcertante de son tableau disparu.
Un vol, un décès, un manuscrit retrouvé, un contrat, trois enquêtes parallèles, une magnifique inspectrice, une rencontre avec les plus grands peintres pré-impressionnistes, des personnages et des situations d’exception, tels sont les ingrédients de cette aventure palpitante.


Publié le : vendredi 25 septembre 2015
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EAN13 : 9782334001168
Nombre de pages : 142
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ISBN numérique : 978-2-334-00114-4
© Edilivre, 2015
Du même auteur : LE VISAGE RETROUVÉ ou LA CÈNE ORIGINELLE DE LÉONARD DE VINCI, Editions Edilivre, 2014
Avertissement
1 Le tableau mentionné dans ce roman existe bel et bien. Il s’agit d’une huile sur toile datant du dix-neuvième siècle, non signée, d’une dimension de vingt-sept par quarante-six centimètres. Il représente le phare de Honfleur, quelques barques sur une mer calme ainsi qu’accostées sur la plage, d’un pêcheur canne sur l’épaule et d’un ciel nuageux. La qualité si remarquable de cette œuvre et ma curiosité d’amateur d’art m’ont poussé à m’y intéresser de plus près. Voici, sous forme de roman, comment je vous présente mes propres conclusions.
1. Voir photographie de couverture. Collection particulière, Suisse.
A Anna, Dimitri, Inès Parce que vous êtes tout En souvenir de Sarah Pour toujours
1
Quatre cents francs. Le prix de mon achat. Un coup de cœur. Comme il m’en arrive quelquefois, trop souvent me reproche gentiment Serena, lorsque je visite brocantes ou galeries d’art. Un prix dérisoire, c’est ce que je lui ai expliqué, pour une huile du dix-neuvième siècle. D’autant plus qu’elle est très belle et de bonne facture. Loin d’être un expert, malgré des études dans la restauration d’œuvres d’art, je me qualifierais d’amateur qui s’éclaire. Esthète dans l’âme, je tente de déceler partout où elles peuvent être et surgir, les émotions que me procurent la beauté en général et l’art en particulier. Avec mon épouse Serena, nous tenons une maison d’éditions de cartes postales. Je vous précise ce détail de ma vie, qui vous chaut certainement peu, parce que cela aura son importance dans l’aventure que je vais vous narrer. Tout a débuté un dimanche d’avril à la brocante qui se tient annuellement à Ouchy, au bord du lac Léman. Je suis toujours curieux de dénicher une petite merveille, qui aura pour conséquence de faire ressembler notre appartement à un musée de l’époque où le métier de muséologue n’était pas encore véritablement inventé, résultat bien reproduit dans certaines toiles d’Hubert Robert. Nous ne verrons bientôt plus la couleur de notre tapisserie tant les murs sont encombrés de tableaux, aquarelles et dessins, y compris les gribouillages de nos enfants qui ont grandis mais que Serena peine à enlever. Les gribouillages, pas les enfants. Partis chacun de son côté faire les allées de la brocante, Serena laisse son instinct la guider d’une façon aléatoire tandis que moi, plus méthodique, je débute par le côté droit, en remontant la première rangée, scrutant les brocanteurs, puis, arrivé au bout de celle-ci, en la redescendant, et en regardant toujours à tribord les exposants d’en face, avant d’attaquer le seconde allée et ainsi de suite. Une fois le parcours terminé, je me réserve un moment d’errance, pour jeter un dernier coup d’œil, souvent le plus chanceux. N’ayant toujours que peu d’argent sur moi – attitude naïve me faisant croire que cela pourrait freiner mes ardeurs d’achats – je dus ressortir du lieu et me rendre jusqu’à l’avenue d’Ouchy demander au généreux distributeur de billets de la banque cantonale par pianotage de son clavier de me prêter quelques coupures, que je lui promis poliment de lui rendre sous peu. En toutes circonstances, je reste poli et courtois même avec les machines. C’est ma nature. De retour sur mes pas, la transaction avec le brocanteur faite, et sans discussion du prix – il m’est toujours difficile de marchander, même si cela fait partie du jeu, d’autant plus si je trouve le prix annoncé en deçà de l’idée que je m’en faisais –, il m’emballa adroitement la peinture, malgré ses doigts potelés, dans un papier journal, la glissa dans un sac Manor en y adjoignant une de ses cartes de visite et me tendit mon achat tout en me serrant amicalement la main. Me dirigeant vers le bar, je croisai ma mie, si belle avec son chemisier bleu marine qui met en valeur sa chevelure d’un blond cendré, la mine réjouie et les bras chargés d’un miroir rond au cadre trop large, sans style et la dorure écaillée. Je feignis par un petit « oh ! » de circonstance de le trouver à mon goût. – Au premier regard, Il m’a plu, dit-elle en m’accostant tout sourire. – C’est assurément ton reflet dans le tain que tu as aimé, ma chère Narcisse. – Tu es méchant ! me répondit-elle simulant la moue. – J’ai la chance contrairement à toi de ne pas avoir besoin d’un miroir pour voir ton beau visage. – Tu es gentil et je t’aime. Mais je vois que tu n’es pas en reste. Que transportes-tu dans ton sac plastique ? – J’ai craqué pour un tableau. Une marine. Tu verras, une fois qu’il sera accroché dans le salon, on sentira la brise salée, on entendra les vagues s’étaler sur le sable normand, les cris des mouettes…
– Encore faudra-t-il trouver où le suspendre. – Je le verrai bien au-dessus du piano, à la place du dessin fait de pâtes peintes collées en forme de cœur. – Il faudra vraiment qu’il me plaise aussi beaucoup pour remplacer un cadeau de fête des mères. – Je n’en doute pas une seconde. Et pour célébrer cette journée qui commence si bien, allons déguster une glace au cabanon Veneta sur les quais.
2
– Ne vous aurai-je pas déjà rencontrée quelque part, madame ? Je m’adressai ainsi à la jeune inspectrice de police du poste de Lausanne, non pas pour la draguer maladroitement, mais parce que son visage me disait réellement quelque chose. J’étais là pour poursuivre mon dépôt de plainte suite au vol de mon tableau. – Tout à fait, monsieur Bertozzini. Nous étions, votre fille et moi-même, dans la même classe en première année de gymnase. Elle a poursuivi ses études en lettres et moi en criminologie. Sans se voir souvent, on a toujours gardé contact. – Jasmine, c’est ça ? – Vous avez bonne mémoire, monsieur Bertozzini. – Vous ne croyez pas si bien dire. Je viens de le lire sur la plaquette de votre bureau. Mais maintenant ça me revient, vous m’aviez souri pour me faire plaisir quand je vous avais demandé si vos parents étaient amateurs de jass. – Béatrice m’avait avertie avant que nous n’entrions chez vous la première fois, que vous faisiez fréquemment de bons mots. – Vous me surprenez. Vous avait-elle réellement dit cela ? – Presque. Sans vous vexer, elle m’avait plutôt dit que vous feriez votre intéressant en faisant des gags plats. – Là, je la reconnais mieux. L’inspectrice Jasmine Biolay s’assit derrière son bureau et m’invita à en faire de même sur l’une des deux chaises en face d’elle. Elle avait les cheveux longs attachés en arrière pour la rendre plus sérieuse mais laissant visible un petit tatouage à la japonaise en couleur sous l’oreille droite qui semblait se prolonger dans le dos. Les mœurs évoluent, pensai-je, dans l’exhibition et l’acceptation. – Revenons, si vous le voulez bien, à ce qui vous amène aujourd’hui. Pour résumer votre déclaration faite au préposé de faction tout à l’heure, quelqu’un s’est introduit dans votre appartement en brisant la fenêtre du balcon et a dérobé un tableau et rien d’autre, selon vos dires. – Exactement. – Quelle est la valeur de ce tableau ? Est-il assuré ? – Rien de tout cela. C’est ce qui me surprend le plus. – Avez-vous bien regardé partout s’il ne vous manquait pas quelque chose d’autre ? – Absolument. – Qui connaissait l’existence de cette toile ? – Uniquement mon entourage. Je l’ai achetée à une brocante il y a quelques mois. Elle m’avait plu tout de suite. Peut-être a-t-elle fait le même effet sur mon voleur qui est entré chez moi sans a priori. – Généralement, dans ce genre de vol, le ou les voleurs savent exactement ce qu’ils recherchent ou ne prennent que les objets de valeur tels montres, bijoux, argent liquide. Ce tableau aurait-il une valeur sans que vous le sachiez ? – Il n’est même pas signé. C’est une huile sur toile, du dix-neuvième siècle soit, qui représente un paysage normand – sûrement le phare de Honfleur – un pêcheur, quelques barques, et un beau ciel nuageux. L’encadrement que j’ai fait faire chez Fonjallaz m’a coûté aussi cher que le tableau. J’en ai d’autres, tout autour dans la même pièce, qui ont un peu plus de valeur marchande, allant jusqu’à quelques milliers de francs mais guère plus. Laissant Jasmine terminer d’écrire, je repris : – Vous savez, je suis venu ici pour l’assurance. Qu’elle rembourse les frais de la fenêtre. Nous sommes déjà contents de n’avoir pas été présents lors du forfait. On ne sait jamais la réaction des gens dans ces moments. Sans vouloir minimiser l’affaire, vous avez certainement d’autres chats à fouetter que la traque d’un voleur de tableau sans valeur.
– Chaque affaire peut être liée à une autre et nous amener à un réseau. C’est pourquoi nous devons faire notre travail correctement, sans faire nécessairement le tri dans l’importance des cas. Et, pour tout vous dire, ce n’est pas parce que je vous connais, mais celle-ci est la première que je traite seule. Alors comptez sur moi pour la mener avec professionnalisme. Une heure plus tard, de retour dans mon chez-moi violé il y a peu, Serena avait déjà fait le nécessaire pour faire remplacer la vitre et l’ouvrier était en train de partir. Je racontai ma rencontre au poste de police et m’installai sur le balcon réfléchir au calme, un verre de Porto rouge à la main. Nous étions rentrés tard la veille ou tôt ce matin, c’est selon le point de vue, un peu guillerets d’une soirée bien arrosée, les enfants, pardon, nos jeunes adultes dormant tous deux chez leurs amoureux respectifs pour cette nuit. La vue de la fenêtre brisée et les morceaux de verre répartis partout dans le salon nous a subitement dégrisés. Après avoir fait le tour de l’appartement, s’assurer que personne ne s’y trouvait encore, nous avons téléphoné à notre progéniture pour leur demander s’ils n’étaient pas responsables de ce désastre. Réveillés en sursaut par nos appels, ils nous ont accueilli par des mots peu recommandables – ils n’aiment pas qu’on les réveille au milieu de leur sommeil – mais se sont ressaisis dès que nous leur avons présenté les faits puis ont accouru à la maison. Nous avons fait un tour complet de toutes nos affaires et avons finalement constaté l’unique manque : mon tableau. Etait-ce prémédité ? Pourquoi ce tableau ? Aurait-il une valeur que je n’aurais pas décelée et le brocanteur non plus ? Qui serait au courant que nous possédions cette toile ? A part la famille et quelques connaissances qui sont venues chez nous, nous n’avons jamais fait étalage de nos biens, si modestes soient-ils. Continuant ma réflexion, quelque chose me revint soudainement. J’avais omis de dire à Jasmine que j’avais belle et bien exposé ce tableau à la vue de tous. Quand nous avons créé notre maison d’éditions de cartes postales, je me suis fait fort de ne proposer que des photographies de mon cru. Paysages, monuments, églises, photos d’ambiance, portraits, etc. Petit à petit, notre stock d’images s’amplifiait, mais nous nous étions limité à ne reproduire que ce qui se vend le mieux, les frais d’impressions étant très importants. Nous proposions nos cartes à bon nombre de magasins touristiques, kiosques et tous ceux qui acceptaient notre petit présentoir. Serena se débrouille fort bien pour le démarchage et l’administration, alors que je me charge personnellement de l’organisation générale, des prises de vues et des imprimeurs. Il y eut une révolution positive dans notre métier avec l’avènement et la démocratisation d’Internet. Nous avons dû évoluer. Tout d’abord en créant un site qui nous a coûté deux bras mais qui, nous le vîmes quelques temps plus tard, a démultiplié nos ventes, et cette progression ne cessant de continuer. Non seulement les magasins peuvent commander directement les cartes qu’ils désirent – les coûts d’impression ont aussi fortement diminués – mais les privés aussi peuvent commander des cartes imprimées avec leurs messages, voire même leurs photos, et les faire envoyer par poste ou uniquement par e-mail ce qui, dans ce cas, ne nous coûte plus rien. De plus, nous mettons à disposition notre banque d’images, maintenant très bien fournie, pour un usage professionnel, ce qui rapporte bien, même si sur le marché nous avons des tarifs bas. Donc, après cette petite introduction, j’avais belle et bien exposé ce tableau, comme d’autres, dans ma banque d’images. Je me levai et allai chercher mon ordinateur portable pour vérifier sous quelle rubrique de mon site j’avais mis cette reproduction. La première information que je pus voir c’est que sa mise en ligne était datée du 5 mai. Je l’avais classée dans les thèmes de recherche suivants : tableau ; paysage ; mer ; peinture ; peintre ; 19e siècle ; pré-impressionnisme ; France ; Nord ; Normandie ; Bretagne ; Manche ; Atlantique ; barque ; pêcheur ; Honfleur ; phare ; huile ; eau ; ciel ; nuage ; Corot. Tiens, j’avais mis un nom de peintre. C’est vrai que le pêcheur fait de deux touches de blanc et de rouge m’avait fait penser à ces petits personnages qu’on retrouve dans certains Corot. J’ai aussi un compteur qui m’indique toutes les personnes qui fréquentent mon
site. Je peux ainsi faire des statistiques et vérifier toutes les consultations qu’il y a eues. Ce que je ne fais, il faut bien l’avouer, presque jamais. C’est à cet instant que mon mobile retentit. La petite voix fluette mais assurée de l’inspectrice Jasmine Biolay m’agressa presque. – Inspectrice Biolay. Vous m’avez dit que vous n’en aviez parlé à personne ? C’est bien votre tableau qui est sur votre site ? – Effectivement. J’étais justement en train de… – J’ai juste tapé Bertozzini, tableau et mer dans Google et suis arrivée directement sur votre site avec ce tableau, parmi d’autres sur la première page. – C’est que mon site est bien référencé. – Ce que je veux dire, c’est que vous avez mis votre tableau sur Internet. – J’étais justement en train de vérifier… – Pourriez-vous me donner la liste de toutes les personnes qui ont téléchargé votre tableau sur votre site ? Cela pourrait cerner le champ de ceux qui connaissaient son existence. – J’allais le faire à l’instant. Si vous patientez quelques minutes au téléphone, je ne suis pas un expert et je ne le fais pas fréquemment… – Je peux être chez vous dans un quart d’heure. Ça vous va ? – Heu, oui. C’est fou comme une petite inspectrice peut vous mettre dans l’embarras et vous faire sentir tout de suite en faute. Jasmine sonna à la porte dix minutes plus tard. Béatrice, ma fille, alla ouvrir. Elles eurent ainsi le temps de papoter après des années de contacts indirects via Facebook, le temps que je trouve comment afficher ces foutues listes. Elles me rejoignirent sur le balcon avec le reste de la famille. Nous étions tous réunis autour de la table pour poursuivre l’enquête de Jasmine. Matteo, mon fils de dix-neuf ans, dans la force de l’âge, mais sans la force, vint les mains vides alors que Serena avait préparé sur le pouce un apéro fait de salami, chips, carottes avec sauce cocktail, et bouteille de Saint-Saphorin blanc accompagnée de cinq petits verres en cristal. Comme introduction, j’annonçai à mes enfants qu’il était impossible et inutile de mentir à la police puisqu’il avait fallu un rien de temps à Jasmine pour découvrir ce que j’avais omis de dire dans ma déclaration. – C’est désormais un incontournable. Toute investigation commence par Internet, répondit Jasmine. – Comptez sur toute notre aide pour mener à bien votre première enquête, Jasmine, lui dis-je. – Ce n’est pas tout à fait ma première enquête mais c’est la première que je mène seule. Un petit détail, monsieur Bertozzini, pourrais-je vous demandez, si nous nous trouvons en présence d’autres personnes que votre famille, de m’appeler inspecteur Biolay ? – Bien, inspecteur. Je lançai l’impression de la fiche technique numéro #83911 comprenant la reproduction du tableau, la date de mise en service, et les statistiques suivantes : téléchargement : zéro ; consultations : vingt-trois ; total des ventes : zéro. Mon fils, à ma demande, alla de son pas post-adolescent la chercher à l’imprimante, réussit tant bien que mal à la porter sur ces quelques mètres et la tendit à Jasmine. Après un bref coup d’œil, elle me demanda : – Vous serait-il encore possible de me fournir la liste des vingt-trois personnes qui l’ont consulté ? – Les visiteurs doivent créer leur profil et se loguer uniquement pour passer une commande. Et là, leurs coordonnées s’inscrivent automatiquement sur la fiche que je vous ai imprimée. Mais comme personne n’a rien commandé, il n’y figure aucun nom. Et comme pour consulter uniquement, il n’y a pas besoin de s’inscrire, je ne peux pas le savoir. – Il va falloir me donner les codes d’accès administrateur de votre site et mon collègue pourra trouver et tracer les adresses IP. Mon fils décela sur mon visage qu’à ce niveau déjà mes compétences en informatique
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