Corpus Domini

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Quel est le lien entre le décès d'un prêtre turinois, l'assassinat sauvage d'un entrepreneur espagnol et la mort apparemment accidentelle d'un moine franciscain ? Un brillant capitaine de gendarmerie italien, une jeune biologiste espagnole et un père jésuite mandaté par une commission vaticane vont s'unir dans une enquête trépidante qui, des arcanes des sectes sataniques à celles du Vatican, va aboutir à une vérité des plus bouleversantes. Corpus Domini est un thriller religieux contemporain singulier, à l'intrigue totalement inédite. Avec ce
Publié le : vendredi 8 juin 2007
Lecture(s) : 261
EAN13 : 9782748197341
Nombre de pages : 475
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Corpus Domini
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Piero Perrone
Corpus Domini
Polar
Traduit de l’Italien par Claudine Chapoutier-Carini et Corinne Fortin
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9734-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748197341 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9735-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748197358 (livre numérique)
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IPROLOGUE(SIX MOIS AVANT ENVIRON)
L’homme monta rapidement les marches qui conduisaient à l’entrée principale de l’immeuble ancien situé derrière l’église du Corpus Domini. Dans sa main droite, il tenait son inséparable sacoche en peau de buffle qu’il avait achetée lors d’un long séjour dans le delta du Gange, quand ses cheveux n’étaient pas encore gris. Le cuir usé laissait deviner toutes les années vécues depuis. L’obscurité humide du soir enveloppait sa silhouette. Pour se protéger du froid de la fin de l’automne, il s’était couvert la tête d’un chapeau de feutre noir à larges bords et protégé le visage d’une écharpe de laine de couleur identique qu’il avait enroulée deux fois autour de son cou puis glissée dans les revers de son pardessus. Le pas alerte avec lequel il avait abordé les marches pouvait leurrer sur son âge et tout passant qu’il aurait pu croiser lui aurait donné un âge considérablement plus jeune que celui qu’il avait en réalité. Mais à cette heure-là, le centre de la ville était désert à cause du froid glacial qui descendait des montagnes et
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seulement pouvait-on voir dans la rue les voitures filer le long des boulevards en soulevant des nuages de feuilles mortes sur leur passage. Dès qu’il avait reçu l’appel téléphonique, l’homme avait suspendu toutes ses activités et s’était rendu d’urgence au chevet du malade. Le message ne laissait aucun doute sur la gravité de la situation et il avait immédiatement hélé un taxi même si, à vol d’oiseau et d’un pas soutenu, le trajet n’aurait guère duré plus d’un quart d’heure. « Escalier de droite, quatrième étage » grésilla la voix à l’interphone. L’ascenseur, un modèle vitré vétuste mais fonctionnant, encastré dans la cage d’escalier et en harmonie avec le style austère de l’immeuble, l’attendait au rez-de-chaussée du grand hall recouvert d’un marbre aux couleurs sévères. Le ronflement du moteur et quelques craquements de la cabine en bois accompagnèrent la montée, paisible mais lente, au quatrième et dernier étage, et ce, du fait de la hauteur de chacun des étages et de la vétusté de la machinerie. Au second coup de sonnette, une femme âgée aux longs cheveux blancs ramassés en chignon, de façon désordonnée, ouvrit la porte. Son air las et triste témoignait de la longue et pénible assistance qu’elle avait portée au malade. L’homme supposa qu’il avait affaire à la sœur ou à la gouvernante mais s’abstint de le lui
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