Cours, Alex Cross

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Le chirurgien esthétique Elijah Creem est réputé non seulement pour son talent au bloc opératoire, mais pour ses « réceptions professionnelles » débridées, qu’il agrémente de strip-teaseuses et de mannequins, la plupart mineurs. Du moins jusqu’à ce que l’inspecteur Alex Cross lui gâche son plaisir en faisant une descente au beau milieu de l’une de ces parties fines. Creem est désormais prêt à tout pour éviter la prison.
Mais Alex n’a pas le temps de s’attarder sur le cas de Creem. Une femme vient d’être découverte dans sa voiture, assassinée, la chevelure cisaillée avec fureur. Puis c’est une deuxième victime que l’on trouve, cette fois pendue à sa fenêtre du sixième étage. Lorsqu’apparaît un troisième cadavre, l’hypothèse de trois tueurs en série lâchés dans la nature mobilise la police de Washington et inquiète sérieusement la population.
Pour résoudre ces sinistres affaires, Alex travaille sous pression, au point de ne pas se rendre compte que quelqu’un est en train d’enquêter sur lui. Le voici dans le collimateur d’un individu tortueux, hanté par le désir obsessionnel d’une vengeance qu’il est déterminé à obtenir à n’importe quel prix.

Traduit de l’anglais par Béatrice Roudet-Marçu
 
Publié le : mercredi 8 juin 2016
Lecture(s) : 4
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782709655750
Nombre de pages : 400
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Couverture : Par l’auteur de thrillers le plus vendu au monde James Patterson COURS, ALEX CROSS Roman JC Lattès
Page de titre : James Patterson COURS, ALEX CROSS ! Roman Traduit de l’anglais (États-Unis) par Béatrice Roudet-Marçu JC Lattès

DU MÊME AUTEUR

Dans la série « Alex Cross » :

Le Masque de l’araignée, Lattès, 1993.

Et tombent les filles, Lattès, 1995.

Jack et Jill, Lattès, 1997.

Au chat et à la souris, Lattès, 1999.

Le Jeu du furet, Lattès, 2001.

Rouges sont les roses, Lattès, 2002.

Noires sont les violettes, Lattès, 2004.

Quatre Souris vertes, Lattès, 2005.

Grand Méchant Loup, Lattès, 2006.

Des nouvelles de Mary, Lattès, 2008.

La Lame du boucher, Lattès, 2010.

En votre honneur, Lattès, 2011.

La Piste du Tigre, Lattès, 2012.

Moi, Alex Cross, Lattès, 2013.

Tirs croisés, Lattès, 2014.

Tuer Alex Cross, Lattès, 2015.

Dans la série « Women Murder Club » :

1er à mourir, Lattès, 2003.

2e Chance (avec Andrew Cross), Lattès, 2004.

Terreur au 3e degré (avec Andrew Cross), Lattès, 2005.

4 Fers au feu (avec Maxine Paetro), Lattès, 2006.

Le 5e Ange de la mort (avec Maxine Paetro), Lattès, 2007.

La 6e Cible (avec Maxine Paetro), Lattès, 2008.

Le 7e Ciel (avec Maxine Paetro), Lattès, 2009.

La 8e Confession (avec Maxine Paetro), Lattès, 2010.

Le 9e Jugement (avec Maxine Paetro), Lattès, 2011.

10e Anniversaire (avec Maxine Paetro), Lattès, 2012.

La 11e et dernière heure (avec Maxine Paetro), Lattès, 2013.

12 Coups pour rien (avec Maxine Paetro), Lattès, 2014.

13e Malédiction (avec Maxine Paetro), Lattès, 2015.

La Diabolique, Lattès, 1998.

Souffle le vent, Lattès, 2000.

Beach House, Lattès, 2003.

Bikini, Lattès, 2009.

www.editions-jclattes.fr

Titre de l’édition originale :
ALEX CROSS, RUN
publiée par Little, Brown and Company

Maquette de couverture : Sylvain Collet
Photo : © Gary Waters / Ikon Images / Corbis

ISBN : 978-2-7096-5575-0

© James Patterson, 2013. Tous droits réservés.
© 2016, éditions Jean-Claude Lattès pour la traduction française.
Première édition juin 2016.

PROLOGUE

LES JEUNES MORTS FONT DE BEAUX CADAVRES

1.

Ce n’est pas tous les jours qu’une jeune fille nue ouvre la porte à laquelle je frappe.

Comprenez-moi bien : au cours de mes vingt années de carrière dans les forces de l’ordre, cela m’est déjà arrivé. Mais pas très souvent.

— C’est vous, les serveurs ? demanda-t-elle.

À ses yeux brillants au regard vide, je reconnus les effets de l’ecstasy, et une odeur d’herbe flottait en provenance de la maison, sur fond de musique à plein volume, le genre de techno lancinante qui me donnerait envie de m’ouvrir les veines si je devais l’endurer trop longtemps.

— Ah, non, pas du tout, répliquai-je en lui montrant mon insigne. Police de Washington. Et veuillez vous habiller immédiatement, mademoiselle.

Elle ne fut pas décontenancée le moins du monde.

— Il devait y avoir des serveurs, insista-t-elle, sans s’adresser à quelqu’un en particulier.

La situation me rendait à la fois triste et malade de dégoût. Cette fille paraissait assez jeune pour aller encore au lycée, alors que les hommes que nous venions arrêter avaient facilement l’âge d’être son père.

— Fouillez ses vêtements avant qu’elle les enfile, dis-je à l’une des policières derrière moi.

L’équipe d’intervention qui m’accompagnait était constituée de cinq agents en uniforme, un membre de la brigade de protection des mineurs, trois inspecteurs de la brigade de répression du proxénétisme et trois autres rattachés au Deuxième District, dont mon ami John Sampson.

Ce district couvre Georgetown… Pas vraiment le terrain de chasse habituel pour mes collègues des mœurs. Située dans N Street et caractéristique de ce secteur de Washington, la demeure blanche en brique où nous faisions une descente devait valoir au bas mot cinq millions de dollars. Elle était louée pour six mois, payés d’avance par un fondé de pouvoir, mais la piste des procurations remontait jusqu’au Dr Elijah Creem, l’un des chirurgiens esthétiques les plus demandés de la région. D’après nos recoupements, Creem rassemblait les fonds occultes finançant ces « réceptions professionnelles » tandis que son associé dans la turpitude, Joshua Bergman, fournissait les divertissements.

Ce dernier avait fondé Cap City Dolls, une agence de mannequins dans les règles installée dans des bureaux de M Street, mais la rumeur lui attribuait aussi un pied dans le commerce clandestin de la chair. La brigade de répression du proxénétisme était convaincue que Bergman menait d’une main son activité officielle et gérait de l’autre tout un réseau de strip-teaseuses, escort-girls, masseuses particulières et « talents » du porno. À ce que je voyais, la maison était justement remplie de « talents » ce soir, et qui semblaient tous avoir plus ou moins dix-huit ans. Plutôt moins.

Je mourais d’impatience de coffrer les deux ordures.

Le rapport de surveillance avait localisé Creem et Bergman en centre-ville au restaurant Minibar vers 19 heures, puis ici, à 21 h 30. Il ne nous restait plus qu’à les débusquer. Passé le vestibule, la fête battait son plein dans le salon chic et jusque dans le couloir. L’endroit était bourré à craquer de mobilier d’époque Queen Anne et de jeunes gens à demi vêtus, aux gestes saccadés, qui martelaient le parquet au rythme des basses tout en buvant dans des verres en plastique.

— Je veux qu’on retienne tout le monde dans cette pièce, ordonna Sampson à l’un des agents en uniforme. Nous avons un mandat de perquisition à durée illimitée pour l’ensemble des lieux, alors commencez à fouiller. Drogue, argent liquide, livres de comptes, agendas, téléphones portables, on embarque tout. Et coupez-moi cette musique de dingue !

La moitié de l’équipe se chargea de la partie avant de la maison pendant que le reste, dont Sampson et moi, allait s’occuper de l’arrière, où se déroulaient d’autres réjouissances.

Dans la cuisine, on jouait manifestement au strip-poker sur le large plateau en marbre du plan de travail. La plupart en sous-vêtements, une demi-douzaine de jeunes hommes à la musculature avantageuse et le double de demoiselles se pressaient autour, cartes et verre à la main, tandis que des joints circulaient.

Plusieurs d’entre eux paniquèrent à notre arrivée. Quelques filles se mirent à crier et voulurent s’enfuir, mais nous avions bloqué les issues.

Puis la musique fut enfin arrêtée.

— Où sont Elijah Creem et Joshua Bergman ? demanda Sampson à la cantonade. Le premier qui me donne une réponse valable a gagné son ticket de sortie.

Une fille maigrichonne en soutien-gorge noir à dentelles et short en jean pointa le doigt vers l’escalier. En comparaison du reste de son corps, l’ampleur de sa poitrine me fit deviner qu’elle était déjà passée au moins une fois sous le bistouri du Dr Creem.

— En haut, dit-elle.

— Salope ! marmonna quelqu’un entre ses dents.

De l’index, Sampson me fit signe de le suivre et commença à monter.

— Je peux y aller, maintenant ? cria dans notre dos la fille en short.

— Voyons d’abord si vous n’avez pas menti, répliqua Sampson.

À l’étage, le palier et le couloir étaient déserts, avec pour seul éclairage une lampe tempête électrique placée près de la rambarde sur une table d’époque vernie. Des portraits équestres aux murs et, sur le sol, une longue bande de tapis persan menant à une porte à double battant, fermée. Même de là où nous nous trouvions, la musique s’entendait à travers la porte. Style vieille école, cette fois : les Talking Heads, Burning Down the House.

Watch out, you might get what you’re after.
Cool babies, strange but not a stranger.

Je distinguais également des rires, et deux voix masculines.

— C’est ça, ma jolie. Un peu plus près. Maintenant, baisse-lui sa culotte.

— Ah, ouais, c’est un véritable trésor ce qu’elle a là.

Sampson me lança un regard ambigu où se lisaient aussi bien l’écœurement que l’envie de meurtre.

— Allons-y, dit-il, avant de me précéder dans le couloir.

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