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Dari Valko "Tranquille le chat !"

De
181 pages
Tu prends la mafia albanaise, un gang de sales gosses déchaînés, une chatte hystérique, un gros bonnet d’internet, quelques putes, un clan d’Algériens déjantés, un maître chanteur, et une voisine disparue, tu mets tout ça dans un bouquin, tu secoues bien fort ! Qu’est-ce que t’obtiens ? Ma dernière aventure, ma poule ! Et pour tout te dire, j’ai cru que c’était VRAIMENT ma dernière ! J’en ai pris plein la gueule pour pas un rond. Et tout ça pour que tu puisses te marrer à mes dépends !
Non mais j’te jure, c’est pas une vie, la vie qu’on vit !
D.Valko
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© Les Éditions Létales, 2014 Tous droits réservés.
www.leseditionsletales.com
Edition numérique réalisée par IS Edition www.is-edition.com
ISBN : 978-2-9544915-6-1 (versions numériques)
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Du même auteur
01 – Un doigt de politique 02 – Fais pas ta star ! 03 – Tranquille le chat !
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Sites web
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www.darivalko.com
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Dédicace
À Jana, mon précieux couteau libano-suisse. Merci pour tes sourires et ton amour des mots. Ben Orton
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Citation
« Style de l’homme libre, ivre de paix car vivre enivre, Libre car sorti vainqueur d’un combat que trop livrent, Libre, je voulais voir ailleurs j’ai du gravir des livres, Et pour conserver cette liberté j’en ai tiré des rimes, Libre, d’aller où mes rêves me traînent d’errer où bon me semble, Libre, de lâcher les rennes, libre, comme un pur sang, Avec mes calmes et mes coups de sang, mes joies et mes tourments, Libre, de croire ou pas quand ils balancent leurs boniments.»
Le style de l’homme libre, Shurik’n, 5ème saison, Polydor 2007.
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Chapitre 1
* * *
Bon, J'aime pas attendre. Ça fait une demi-heure que je prends racine dans ce maudit couloir en mosaïque de carrelage beige et marron. Je commence à trouver le temps long et j'ai une méchante boule au ventre. J'aime pas attendre. Je tourne maboule quand d'aventure ça m'arrive. J'en sais que ça rend neurasthénique. Moi, c'est l'inverse, ça me surexcite. Kif gamin la veille de Noël. J'vais t'dire : quand j'étaismalysh, en classe, la maîtresse devait m'attacher les mains à ma chaise, sans quoi, au bout d'une heure de cours, je commençais à bouffer mes crayons de couleur tellement je ruminais mon inaction. Bon, avec ta perspicacité naturelle, t'auras compris que je suis en mission, présentement. C'est un mecton BCBG qui m'a branché pendant le dernier festival du film sur la côte. J'assurais (tous risques et bris de glace) la sécurité de la star Aldo Ferrone. Et en parlant d'assurance, j'y ai laissé ma Fiat Dino adorée,
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dans cette affaire ! Mais vaut mieux que je pense à autre chose, sinon je vais déchirer ma chemise ! Bref, le bonhomme m'a demandé de surveiller discrètement quelqu'un pour lui. Donc, ça fait maintenant une demi-heure et deux minutes que je poireaute debout dans ce maudit couloir. J'attends mon colis (dans le jargon du métier, c'est comme ça qu'on appelle la personne à protéger, tu vas apprendre des trucs avec moi, tu vas voir), et je t'avoue que de mémoire, ça faisait longtemps que j'avais pas stressé comak. Il va y avoir du sport, je le sens. Que je t'explique par le menu : mon colis donc, n'est pas au courant que je suis là pour garantir l’intégrité physique et morale de sa personne. Je bosse sous couverture, comme on dit dans la literie. Et d'après les infos fournies par mon client, le zig est du genre taré ascendant hystérique. Et cerisier sur le gâteau, il est déjà entouré d'une garde rapprochée constituée de margoulins plus vicieux qu'une meute de hyènes enragées un soir de pleine lune ! Ça risque fort de faire des étincelles, mes lapins ! Parce que, d'une : comme je viens de te le dire, je suis tendu par l'attente, quelque chose de mignon, et de deux : j'ai mal dormi cette nuit à cause du mini-fauve que j'ai recueilli après que sa jeune et jolie propriétaire, et accessoirement ma voisine, ait
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disparu. Attends que je te raconte : le perfide animal, sentant d’instinct mon total mépris à son égard, s'est caché dans ma piaule à mon insu. Il y est resté sournoisement tapi dans l'ombre, jusqu'à quatre heures trente-sept précises, heure à laquelle il a décidé de me sauter au visage en crachant tout son fiel, me lacérant joyeusement la gueule au passage ! Va te rendormir, après ça, toi ! Tente de retrouver les sentes oniriques menant à la tendre chaleur des tes souvenirs d'enfance oubliés. Même avec ton nouveau GPS, tiens, fume ! Non, au lieu de ça, t'es tout crispé au milieu de ton plumard en vrac, les yeux écartés comme un hibou et les bras autour des genoux à te balancer d'avant en arrière comme un autiste en crise ! Donc t'as compris que je suis un peu sur les nerfs présentement, à faire les quinze pas (c'est en euros) dans ce triste couloir en attendant l'arrivée des artistes. N'y tenant plus, je décide de partir à la rencontre de mon colis d'un pas décidé et c'est à ce moment précis qu'une alarme se met à gueuler ! Y'a des jours comme ça...
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Chapitre 2
* * *
J'entre dans le comico. Quand je pénètre dans ce genre d'endroit peuplé de zigs enfouraillés, j'ai toujours l'impression d'entrer dans un saloon au bon vieux temps du Far West. Derrière un guichet en face de moi se trouve justement un vrai cow-boy. Mais bleu. Je m'approche. Il me défrime, dubitatif en plein, l'ami. Avec mon blouson de cuir, mon jean, mes baskets, et mon crâne rasé, il doit penser que je suis un collègue en civil et il attend que je lui donne le mot de passe du jour. Mais comme rien ne vient, il demande finalement : — Qu'est-ce que se sera pour vous ? J'ai bien failli répondre un double whisky. — Je viens voir le commissaire Karjov. Valko, j'ai rendez-vous. — Bougez pas, je regarde. Le coco mate son pc. Il fait grand et mou dans son uniforme.
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