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Déraîson d’État roman
Ouvrage pubîé sous a dîrectîon de Dephîne Mozîn
© ÉdItIons Denoël, 2012
À Aude, à nos illes En souvenIr du kIlomètre 389 de la A71
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Je m’aonge auprès d’Angèe, sans dormîr. Je suîs encore tendu, et j’aî ma aux maîns et au pîed droît. Sans doute à cause du parc. J’avaîs réussî à esquîver une réunîon ennuyeuse sur a poîtîque agrîcoe pour aer chercher es enants à ’écoe. ï y a queques jours, j’aî u dans un magazîne qu’un che d’entreprîse en vogue revendîquaît e droît de partîr très oîn chaque oîs qu’arrîvent es vacances scoaîres. ï a raîson. Je vaîs tâcher de aîre pareî. En atten-dant, aujourd’huî, après a sortîe de ’écoe, c’étaît e parc. Hurements d’enants, atmosphère éectrîque. Septembre, î aît encore chaud. Je me suîs înstaé sur un banc avec un journa. Au bout de queques mînutes, j’aî entendu Justîne peurer. Face à ee, un type, petît et brun, uî serraît e bras en crîant : «Tu recommences jamaîs ça, comprîs ? Jamaîs ! » Je me suîs approché. Je n’avaîs encore rîen dît qu’î beugaît déjà : « Votre gamîne a baancé du sabe sur a mîenne, c’est însensé, tenez-a un peu ! » Je uî aî demandé camement s’î n’exagéraît pas. « Vous paîsantez ou quoî, regardez es yeux de ma ie. » J’aî un peu sermonné Justîne, me suîs excusé
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auprès de ’autre iette, quî ne sembaît pas traumatîsée magré ses yeux rougîs. Je m’éoîgnaîs avec Justîne orsque j’aî entendu : « Connard, pas capabe de s’expîquer…» Une poîgnée de secondes brouîonnes. Un méange de vague rélexîon morae, de crîs d’enants, une zone de sîence dans une autre partîe de mon cerveau, une sensa-tîon de saturatîon physîque, ’envîe de courîr ou de nager, et a certîtude brutae que à, parer ne suIsaît pus. ï ne aaît pus réléchîr. Je me suîs retourné, j’aî avancé de deux ongues ouées, très vîte, es neurones suspendus, et mon bras s’est dépîé. J’aî été étonné de ma vîtesse et de ma orce. J’aî sentî ’os de son nez craquer, sans doute à cause de mes bagues. J’en porte cînq. J’aî recommencé, au coîn du menton et de a bouche, cea m’a aît moîns ma, à uî encore pus. Je ne m’étaîs pas battu depuîs vîngt-cînq ans ; et encore, j’avaîs perdu. ï est partî en arrîère, a ourdement chuté dans e sabe, a tête tapant e so. C’est surtout à ce moment-à que je me suîs surprîs. Les spectateurs, des parents que je connaîs depuîs ongtemps, étaîent tétanîsés. J’aî baancé une sérîe de coups de pîed très précîs tout e ong de ses côtes et dans son ventre lasque, et deux dans son vîsage. L’homme s’est mîs à gémîr en se rouant en boue. Puîs deux autres pères m’ont agrîppé et enin îmmobîîsé. Je n’aî pas résîsté. J’aî regardé Justîne, quî me sourîaît maîs pas comme à un héros ; je connaîs ses regards mîeux que es mîens. Cea m’a gacé e sang. Je suîs partî en a tenant par a maîn, avec cee de Féîx, quî avaît contînué son oot et n’avaît rîen vu, dans ’autre. « Pardon, mon cœur, sî cea t’a aît peur, e
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