Dick Contino's Blues

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Un joueur d'accordéon prodige (il vit actuellement à Las Vegas), Hollywood en proie à la chasse aux sorcières, le tournage d'une série Z qui deviendra un film-culte, un tueur en liberté, les années cinquante et leur fureur de vivre... A travers le blues de Dick Contino, c'est son passé que James Ellroy apprend à mieux comprendre. Le court roman Dick Contino's blues est suivi de cinq nouvelles.
Publié le : vendredi 3 avril 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782743632052
Nombre de pages : 340
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Un joueur d’accordéon prodige (il vit actuellement à Las Vegas), Hollywood en proie à la chasse aux sorcières, le tournage d’une série Z qui deviendra un filmculte, un tueur en liberté, les années cinquante et leur fureur de vivre... À travers le blues de Dick Contino, c’est son passé que James Ellroy apprend à mieux comprendre.
Le court romanDick Contino’s bluesest suivi de cinq nou velles.
Du même auteur chez le même éditeur
Lune sanglante À cause de la nuit La Colline aux suicidés Brown’s Requiem Clandestin Le Dahlia noir Un tueur sur la route Le Grand ulle Part L.A. Confidential White jazz American Tabloid Ma part d’ombre Crimes en série American Death Trip Moisson noire 2003(Anthologie sous la direction de James Ellroy) Destination morgue RevuePOLARspécial James Ellroy Tijuana mon amour Underworld USA La Malédiction Hilliker Extorsion
James Ellroy
Dick Contino’s Blues
ouvelles
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Freddy Michalski
Collection dirigée par François Guérif
Rivages/noir
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payot-rivages.fr
© 1993, James Ellroy © 1993, Éditions Payot & Rivages pour la traduction française © 1995, Éditions Payot & Rivages pour l’édition de poche 106, boulevard Saint-Germain – 75006 Paris
ISBN : 978-2-7436-3206-9
À Alan Marks
AVANT-PROPOS
Un homme avec un accordéon, et qui tourne et qui vire – à pomper son « Steinway à bretelles » de toutes ses forces. Mon père qui pointe un doigt sur la télé. – Ce mec est un bon à rien. Un insoumis. L’homme à l’accordéon dans un film de série Z ; en train d’enlacer la blonde des pubs de pneus Mark C. Blooms.
Des souvenirs à moitié enfouis ressortent. Toujours parlants, ils ont néanmoins une origine fixe. L.A., ma ville natale, dans les années cinquante. La plupart ne sont que de brèves lueurs des synapses, que le cerveau éteint aussi vite. Quelques-uns se métamorphosent en fiction ; je perçois intuitivement leur potentiel drama-tique, que j’exploite dans mes romans, de la mémoire au papier, du souvenir au baratin en moins d’une seconde. La mémoire : ce lieu où les réminiscences viennent percuter l’histoire. La mémoire : cette fusion en symbiose d’ALORS et MAINTENANT. Et pour moi, l’étincelle qui réveille des curiosités atroces. L’homme à l’accordéon se nomme Dick Contino. « Insoumis », c’est du bidon – il a servi honora-blement pendant la guerre de Corée.
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Le nanard série Z s’appelleDaddy-Oun navet – sentimental, grosses bagnoles et musique. La mémoire est contextuelle ; elle juxtapose dans l’instant vastes événements et vétilles fugitives. Au mois de juin 1958, ma mère a été assassinée. Le meurtre n’a jamais été résolu ; je suis parti vivre avec mon père. J’avais vu Dick Contino exploser l’écran de télé en interprétant « Bumble Boogie », retenu le jugement que mon père avait porté sur lui, et je m’étais payéDaddy-Ol’Admiral Theater un à an plus tard ou à peu près. Et les synapses qui cla-quent, qui craquent, qui pètent ; un souvenir s’est formé, au milieu de son contexte. Un souvenir sous une perspective historique sombre de menaces ; des femmes se faisaient étrangler, abandonnées à l’éter-nité, sans possibilité de vengeance. J’avais à l’époque dix et onze ans ; je sentais vagir en moi des instincts littéraires inachevés. Mes curio-sités avaient le crime pour centre ; je voulais connaître le POURQUOI qui se cachait derrière des épisodes atroces et diaboliques. Au fil du temps, les malfai-sances de mes contemporains me laissèrent mort d’ennui – les années 60 et 70, pour sanguinaires qu’elles furent, passèrent dans un brouillard. Mon imagination remontait le temps pour se figer en gros plan sur la décennie qui avait précédé, avec, en accompagnement, une piste sonore d’époque : mor-ceaux immortels de jadis, Dick Contino plaquant ses accords d’accordéon dans le Ed Sullivan Show. En 1965, j’ai été viré du lycée et j’ai rejoint les rangs de l’armée. Tout ce qui touchait à l’armée me collait une trouille à chier dans le froc – j’ai simulé une dépression nerveuse pour me récupérer une dis-pense de service armé pour incompatibilité.
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