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Du rififi à gone city

De
85 pages
Michel Marto est détective privé. Enfin, c'est lui qui le dit ! A Lyon, ou comme il l'appelle à Gone City, il furète en quête de clientes, mais les choses ne marchent pas toujours comme il le voudrait. C'est dans ce cadre qu'il rencontre néanmoins Sophie Poignet, épouse d'une notabilité de la région. Les évènements se précipitent et avec eux entraînent notre anti-(h)Eros dans une sale affaire de meurtre et de veuvage dont il aura bien de la peine à se désengluer.
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Durififiàgonecity
BIOGRAPHIE (FICTION)' manuscrit.com, 2001
ISBN: 2-7481-1177-X(pourlefichiernumØrique)
ISBN: 2-7481-1176-1 (pour le livreimprimØ)Avertissement del Øditeur
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’ à àI- UNE ETRANGE AFFAIRE
LyonestunevillemystØrieuse,àlafoismesquine
et grandiose, un dØcor à l italienne plantØ dans le
far-eastdeladouceFrance,celledelaSa ne,deses
berges bourgeoises et calmes ou de ses quais popu-
laires, celle des pentes de la Croix-Rousse qui dØ-
gringolent follement jusqu la place des Terreaux
commeuntorrentdefa adesrosesetocres,depavØs
patinØs par desgØnØrationsde marcheurs.
C estlàquejesuisprivØ. D aborddansmafaçon
devoirleschoses. MaissurtoutdansmonmØtierde
dØtective. Alors je dØtecte, j enquŒte, je fouine, je
furŁte et je tutoie le linge sale en famille. A ce titre
jefrØquenterØguliŁrementleslaveriesautomatiques
oøsetrouventdenombreuxindicateursdel hygiŁne
morale de Gone citØ. L un d entre eux, un type fort
nØgligØpartailleurs,medisaitl autrejourdansunde
cestemplesjaunepipideladØvotionvestimentaire:
" L argent est roi, l’argent est loi, l argent sale
ctoieô l argent ma tre du monde" Je m empressais
d’ajouter in petto à la liste : l argent de police, l ar-
gent provocateur et le vif argent. On pourrait le dØ-
cliner comme a à l infini, l argent Øpouse presque
tous les mots du dictionnaire, c est un terme extrŒ-
mementtolØrant,ilfautbienl avouer. Evidemment,
je parle d argent parce que j en ai pas. Lorsque
quelqu un parle d argent, c est qu il n’en a pas, et
qu ilencherche. Quandonadel argent,onencause
7Du rififi à gone city
pas ! D abord parce que c est malpoli, et puis en-
suite, parce qu on est peut Œtre le seul à savoir de
quoi on parle.
Enfin, je reviens à mon sacerdoce : dØtective.
Je le fais pour la gloire surtout, comme vous avez
pu comprendre. Et pour les meufs aussi ! C est
d ailleurscequim’amotivØd emblØe. Lesclientes.
Femmes mØlangØes à de la mante religieuse gØnØti-
quementmodifiØe,quiviennentmedemanderd une
voix satinØe de faire disparaitre un amant qui les
aimante avec trop d insistance ou un mari encom-
brant. Evidemment, je refuse. Enfin, c est ce que
je ferais probablement si cela m arrivait. De toute
fa on, je n accepte le travail que de la part d une
femme. Jeune et jolie de prØfØrence. Mais j ap-
prØcieØgalementl amicalecompagniedesautreses-
pŁces. Le problŁme, c est que je trouve trŁs peu de
clientes et que j Øvince tout le reste, il ne me reste
plus que la possibilitØ de les prospecter moi-mŒme,
les clientes. C est dans la logique de la globalisa-
tion des Øchanges. Je dis ça parce que c est comme
un sØsame qui renferme tous les secrets du monde
contemporain La globalise des Øchanges. Faut voir.
Pourmoi,c estunequestiond interprØtationperson-
nelle, la glob’, j en conserve une lecture optimiste,
plut t harmonieuse.
On va me dire- et je vous vois dØj prendre un
petit air supØrieur et pincØ- qu un dØtective n a nul-
lement le droit de rechercher des clientes ! Ah, ah,
messieurs, mais qu en savez vous ? Que connais-
sez-vousdel impØrieusetyrannieducapricechezla
femme civilisØe ? Son caprice c est la marque su-
prŒme d une volontØ citoyenne, de l affirmation de
soi,desasingularitØ. Alorspourquoi,iriezvousem-
pŒcher madame de prendre un dØtective privØ ? Si
çaluipla t. Hein? EtmŒmesi cederniers’estpro-
posØ en honnŒte homme, peut Œtre à au fond d ex-
cellentes mauvaises intentions : Ne jugez pas trop
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