Du rififi dans les sillons

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Zorgin, parachutiste blessé en opérations, Marie-Ange, brillante avocate parisienne et Madrigan, mauvais garçon et ex-boxeur, cheminent dans la vie sur des chemins parallèles et n'auraient jamais dû se rencontrer. C'était sans compter avec l'ambition de certains. A la mort du baron de Grandpierre, les appétits se réveillent autour de sa succession et ce petit monde se mélange et s'embrouille à souhait autour du château familial. Observant les bulles du bouillon à distance, le major de gendarmerie Baudin exerce son talent d'analyse et finira par voir clair dans le jeu des différents protagonistes. Sorte de western à la française, le récit est léger et enlevé et nous emporte plaisamment dans une France rurale aux tensions exacerbées par le goût du pouvoir et de la notoriété.
Publié le : mercredi 28 mai 2014
Lecture(s) : 20
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342023732
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342023732
Nombre de pages : 248
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Du même auteur
Chemin faisant, Vers Saint Jacques de CompostelleMon Petit Éditeur, 2013
François Bats DU RIFIFI DANS LES SILLONS
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119582.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
Partie 1. 1 De quoi s’agit-il ?
1 Question posée par le général Foch à son État-major avant la bataille de la Somme (1916)
1. Zorgin J’avais trouvé la nuit longue et je n’avais pas voulu déranger l’infirmière de garde pour qu’elle m’apporte un somnifère, aussi, depuis plusieurs heures, yeux grands ouverts, j’attendais que la vie revienne dans le grand bâtiment. Mes pansements me démangeaient sans que je puisse y re-médier et une douleur diffuse me cuisait le visage. «Être prisonnier dans son propre corps», je connaissais l’expression, mais je ne pensais pas en découvrir un jour le sens par moi-même. Enfin j’ai entendu des pas dans le couloir. L’infirmière est entrée à pas feutrés dans ma chambre et, malgré la pénombre, j’ai perçu qu’elle me souriait. — Bonjour Chef, vous vous sentez bien ce matin ? En faisant le moins de bruit possible, elle a tourné douce-ment la manivelle du store, laissant entrer la lumière oblique du matin dans ma chambre. Elle a pris soin d’arrêter l’intrusion du jour au pied de mon lit pour que je ne sois pas ébloui, puis, se penchant au-dessus de moi, elle m’a redressé la tête, remonté les oreillers et, en guise de bonjour, serré gentiment le bras, celui qui ne portait pas de plâtre. Elle est toute mignonne cette infirmière avec ses joues fraîches et rebondies et, lorsqu’elle se déplace, elle exhale une odeur douce et rassurante de savonnette. La pièce est alors il-luminée par sa présence comme par un rayon de soleil. Je présume qu’elle est fraîchement sortie de l’école militaire de
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Santé car elle continue à m’appeler «Chef »,eu égard à mon grade dans l’armée, chez les parachutistes. Maintenant, je me sens mieux; il ne manquerait plus qu’un petit bisou et tout serait parfait. Mais, bon, ne rêvons pas, une fille comme elle, douce et innocente, ce n’est pas avec un chien de guerre comme moi qu’elle va se laisser aller, surtout quand il est tout cabossé et qu’on l’appelle « Chef » par respect ou pour garder ses distances, je ne saurais le dire. Au fil des jours, du fond de mon lit, j’ai tout le temps pour chercher des sujets propres à m’occuper l’esprit. Ce matin, suite à ce «Bonjour Chef», mes pensées m’emportent vers mon identité et les différentes appellations qui me sont attribuées. Oui, c’est plutôt marrant cette appellation de « Chef » ; tous les autres, médecins militaires, infirmiers, m’appellent par mon prénom «Zorgin »,le personnel chargé de la propreté me donne du «Monsieur »,mes camarades du Régiment eux, m’appellent «Cheff »ou parfois « Z », tandis que mon chef de corps et les gradés m’appellent par mon nom « Prokocheff » ou me donnent parfois du « Grand Cheff ». — Alors « Grand Cheff, tu as eu chaud ! Tu as senti le vent du boulet? Ah Ah Ah! ».Mais bon, tu ne t’en tires pas trop mal ! Puis, leur visage se fermant, ils ajoutaient : — Ce n’est pas comme ces pauvres Castel et André ; eux, ils aimeraient être à ta place, bien vivants et pouvoir eux aussi se faire dorloter par les infirmières. Moi, je prends et j’accepte volontiers toutes ces appellations, c’est ma richesse et comme il paraît qu’on ne prête qu’aux riches, je suis comblé… ! Je dois dire que Zorgin, mon prénom a toujours intrigué les gens. Voyant leurs yeux s’arrondir en forme de soucoupe lors-que je le leur annonçais, je me croyais obligé d’expliquer. Enfin, au début…, parce qu’après, je m’en suis lassé : Je disais :
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