Dupond avec un D

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Myriam Dupond quitte le CHU de Cannes et quelques heures plus tard, elle apprend qu'une jeune femme, portant son nom et son prénom fut assassiné dans son appartement à Paris, au moment même où elle était hospitalisé à presque mille kilomètres de là.Déjà victime d'une agression, cette nouvelle la terrorise.Comment peut-elle être morte puisqu'elle est belle et bien vivante ?Le commissaire François Bertrand prend en main cette nouvelle enquête, bien décidé à démêler ce sac de noeuds.De Cannes à Paris, en passant par Genève, cette aventure trouvera son dénouement au coeur de l'Auvergne.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 245
EAN13 : 9782304006346
Nombre de pages : 165
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Titre
Dupond avec un D
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Titre Charles Bou
Dupond avec un D
Polar
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00634-6 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304006346 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00635-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304006353 (livre numérique)
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A ma rose Franco Espagnole .
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AVANT PROPOS
Cannes, ses palmiers, sa Méditerranée, sa baie des Anges et son gros voilier qui passe au large. (Si tu ne le vois pas, c’est que tu n’es pas à Cannes. À moins que tu ne manques d’imagination…) Sa décision est prise, elle quitte cet hôpital. De toute façon, qui pourrait s’y opposer ? Et si on lui demande quelque chose, elle dira que c’est décidé, elle se sent mieux, elle s’en va. Les flèches indiquant la sortie, la guident jusqu’à la rue où elle hèle un taxi. Arrivée à la gare, elle saute dans le premier TGV pour Paris, il est temps de rentrer chez elle rue Suchet dans le seizième arrondissement. Le voyage ne lui laissera aucun souvenir car le sommeil est entré en elle comme on entre dans un moulin. (Ce qui est plus facile que d’entrer dans la confrérie des partouzeurs solognotes.) La promenade terminée, sur le quai de la gare de Lyon à Paris, se sentant faible, elle marche lentement. Elle n’ira à la banque qu’après avoir
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Dupond avec un D
récupéré ses papiers, mais là elle éprouve un besoin pressant de s’allonger. Le soleil de cette fin d’après-midi d’août la frappe en plein visage et la chaleur qui monte du trottoir est suffocante. Elle quitte sa veste devenue trop grande tant elle a maigri. Ce vêtement à son bras est à présent son seul bagage. Ce matin l’image que lui renvoyait le miroir de la salle de bain à l’hosto, indiquait qu’elle était encore regardable malgré ses tifs noirs coupés courts. Son visage transformé n’est plus tout à fait celui qu’elle connaissait mais il n’est pas moche. Elle arrive enfin devant son immeuble, compose le code qu’elle n’a pas oublié, et grimpe tant bien que mal les deux étages conduisant jusque devant sa porte. Prise d’une angoisse elle se dit : Et si le double de la clé caché en cas d’oubli ou de perte n’était plus à sa place ? Aura-t-elle la force de redescendre chez ses voisins d’en dessous, monsieur et madame Lorentin ? Atteindre la cachette sous la cage d’escalier réclame un effort surhumain mais sa main finie enfin par rencontrer la clé, elle est sauvée (la clé aussi.) Elle entre très vite, referme la porte derrière elle et là encore, un tourbillon hallucinatoire l’envahit.
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