Elle épouse un serial killer ! suivie de En période de chasse et L'auteur est en ville

De
Publié par


Elle épouse un serial killer !

Ce serial killer de prince charmant.

En période de chasse

Vous vouliez louer un gîte ? N'y pensez même pas !

L'auteur est en ville

Le charme monstrueux des auteurs de romans d'amour





Publié le : jeudi 28 février 2013
Lecture(s) : 4
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823808087
Nombre de pages : 17
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
Gérard Moss

Elle épouse un serial killer !
 suivi de
 En période de chasse
 et
 L’auteur est en ville

images

Elle épouse un serial killer !

Ça n’était pas seulement sa carrure imposante, ses allures de prince et l’étendue de ses terres qui le rendaient si séduisant ; ce n’était pas non plus seulement sa fortune, ses larges mains ou son regard de braise. Non. Ce qui faisait tout le charme de Vilis Simanovičs, c’était sa barbe. Large, imposante, impeccablement entretenue, présentant des reflets dans la lumière, elle évoquait immédiatement pour celui ou celle qui la voyait la virilité.

Il faut dire que Vilis Simanovičs était un homme à femmes et qu’il savait diriger les gens de son sexe. Héritier d’un château ancestral aux pièces innombrables, il n’employait pas moins d’une centaine de personnes pour entretenir la demeure et les hectares qui l’entouraient. La vue était fameuse. Du plus haut de son dernier étage, au sommet de la tour la plus élevée, on pouvait voir toute la campagne environnante, jusqu’à la ville qu’un simple chemin de terre reliait au château. Car c’était là, le seul inconvénient : la demeure était isolée.

Or, cette année-là, Vilis Simanovičs se trouva veuf. La nouvelle fit le tour de la ville et même des environs. Le parti était intéressant. La femme qui l’épouserait serait pour toujours à l’abri du besoin. On le disait généreux et bon époux, ne lésinant sur aucune dépense pour rendre sa femme heureuse. On le savait vigoureux et plein de désir au lit. Qui songerait à s’en plaindre ?

Comme il était amateur de musique – le compositeur Béla Bartok avait même composé un opéra inspiré de son séjour au château –, Vilis Simanovičs se rendait fréquemment en ville pour écouter Lady Macbeth de Mzensk ou L’Amour des trois oranges. Et là, dans la chaleur des loges tendues de velours écarlate, c’était un défilé de jeunes filles bonnes à marier, de veuves éplorées, ou même de femmes mariées qui auraient quitté leur mari sur un claquement de doigts. Vilis Simanovičs n’était pas dupe. Les décolletés vertigineux et les robes rembourrées le laissaient indifférents.

Et c’est un peu par hasard qu’il rencontra celle qui deviendrait son épouse, lors d’un de ces voyages d’affaires où il partait chercher au loin de quoi développer son business. La jeune femme, douce et charmante, mais aussi piquante et curieuse, tomba sous le charme de cet homme dont elle ne savait ni la richesse ni le veuvage. Et lorsqu’il lui proposa le mariage, elle accepta sans hésiter en déposant un baiser sur sa douce et longue barbe aux parfums mystérieux de forêt.

Le mariage fut célébré en grande pompe, même si, du côté de l’épousée, la famille se réduisait à la seule présence de sa sœur handicapée. Ses parents étaient morts et ses frères malheureusement trop éloignés pour pouvoir venir.

La première année fut un délice de félicités. Les mariés s’entendaient à merveille, partageant tout depuis les goûts et les couleurs jusqu’aux petits détails de l’intimité. Et comme il savait son épouse malheureuse d’être sans famille, Vilis Simanovičs avait même invité sa belle-sœur à résider avec eux et la logeait dans la chambre la plus élevée du château. La pauvre enfant qui n’avait pas toute sa tête passait son temps à écrire la même phrase du même poème qui disait : « Je ne vois que le ciel… »

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi