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Excuse-moi petite fée

De
111 pages
Quoi de plus injuste que l'innocence bafouée? Tel est le sentiment qu'éprouvait l'auteur, les jours précédents l'écriture de cette histoire. L'accumulation dans sa tête, de la souffrance d'un proche et de tous ces faits divers médiatisés, notamment toutes ces affaires de pédophilie et viols, était devenue trop pesante. L'envie de faire quelque chose était à ce moment précis, plus qu'indispensable. Tout lui est passé par la tête, la rage, la haine, la violence, l'envie de mettre un terme à tous ça! Mais comment faire? Il l'a imaginé un soir d'été, alors qu'il était seul, rongé par l'angoisse et le cafard. Sa femme et ses enfants partis en vacances, il décida de passer à l'acte... Sur papier, biensur !!!
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Excuse-moi petite fée

3Cèdric Levent
Excuse-moi petite fée
Le dilemme
Polar
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-7936-6 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748179361 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-7937-4 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748179378 (livre numérique)

6 . .

8






Monsieur Pourriet est devant sa maison et se
dépêche de rentrer ses courses de dernières
minutes avant que la nuit n’inonde le ciel de sa
couleur sombre et épaisse.
Il garde son gilet, la chair de poule le saisit.
Cet homme de cinquante neuf ans est à la
retraite anticipé depuis quelques années déjà, il
vit seul depuis que sa femme l’a quitté après
trente ans de mariage, néanmoins ce monsieur
ne le vit pas trop mal.
Il termine de ranger ses courses quand
quelque chose l’intrigue ; La chatte n’est pas
venue fouiller les sacs de courses. Il l’appelle :
– Frisquette ?… Frisquette ? . . Viens voir ce
que je t’ai acheté ! ! !
Un bruit soudain derrière lui, le surprend.
– Ah ! Tu m’as fait peur ! Que faisais-tu
caché là haut ?
À peine a t’il essayé de l’attraper, qu’elle est
déjà repartie à toute allure et disparaît à travers
la chatière.
– Bouhhh ! Qu’est ce qui t’arrive ?
Cela l’intrigue, il ferme ses placards et se
dirige vers la petite chaudière pour s’assurer
9 Excuse-moi petite fée
qu’elle fonctionne bien. Lorsqu’il arrive dans le
salon tout est sombre ;
– Trois fois ce mois-ci ! ! ! C’en est trop ! ! Je
vais finir par te manger toute crue ! ! ! ! dit-il en
regardant l’applique murale, d’un ton colérique.
Il s’apprête à vérifier l’ampoule lorsqu’une
main brutale l’attrape par les cheveux et lui
écrase la tête contre l’applique en porcelaine qui
se brise en mille morceaux, tellement le choc est
violent. Son nez ne résistera pas non plus. Le
visage ensanglanté, il aperçoit un homme au
regard si haineux et si dur qu’il comprend que
sa fin est proche :
– Je suis ici pour te confesser avant que tu
crèves. Lui rétorque son agresseur.

Le lendemain, au commissariat le plus
proche, le capitaine Marchand, un homme
plutôt franchouillard a réuni son équipe pour
faire le débriefing d’une interpellation à venir,
lorsqu’il est appelé d’urgence par un de ces
hommes : Un homme mort, assassiné, vient
d’être découvert par une femme de ménage. Le
capitaine repousse la réunion et part aussitôt
accompagné de son coéquipier dans leur
voiture banalisée sirène a pleine puissance et
pieds au plancher.
Lorsqu’ils arrivent sur les lieux un véhicule
d’assistance du S.A.M. U s’en va au même
10 Excuse-moi petite fée
moment, l’équipe déjà sur les lieux attendait
impatiemment le grand chef :
– (Brigadier) Bonjour capitaine, l’équipe des
relevés vient d’arriver !
– (Capitaine) Il y a eu effraction ?
– (Brigadier) Oui, par la fenêtre de la
chambre côté Nord !
– (Capitaine) La femme de ménage est à
l’intérieur ?
– (Brigadier) Non, le SAMU l’ont emmené a
l’hosto. Cinq minutes de plus et j’étais bon pour
lui faire un massage cardiaque.
– (Capitaine) Bon, on verra ça plus tard (…)
Où est le corps de la victime ?
– (Brigadier) Dans le salon, tout droit !
Marchand pénètre dans les lieux. Deux
hommes des services des relevés, armés de
pinceaux et de matériel de précision, procèdent
délicatement à leur tache.
Le corps est bien là, gisant dans une marre de
sang, les mains liguottées. Les chaises sont
renversées et le buffet eventrés. Le médecin
légiste est près de lui et l’examine :
– (Cap) Pas trop grave docteur ?
– (Doc.) Salut Marchand ! Ils ne t’ont pas
encore mis à la retraite ?
– (Cap) La bête est coriace (…) Bon, je
t’écoute ?
– (Doc.) La victime s’appelle monsieur
Pourriet, il est mort vers vingt trois heures hier
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