Flashes

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À dix-sept ans, Justine n'est pas une lycéenne comme les autres. Elle voit des choses, des choses étranges que personne d'autre ne perçoit. Lorsqu'une femme est retrouvée morte dans son appartement, la jeune fille comprend qu'elle se retrouve impliquée malgré elle dans cette histoire. Aidée de sa meilleure amie, Manon, et de son frère, Julian, Justine se lance alors dans une course contre la montre. Et si elle pouvait sauver la prochaine victime? Pas facile. D'autant que les visions de l'adolescente ne sont pas claires et que son esprit va être perturbé par l'arrivée du beau Nico. Pourtant, il faut faire vite car le tueur est là, tapi dans l'ombre. Il guette.
Publié le : jeudi 16 janvier 2014
Lecture(s) : 26
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342018196
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342018196
Nombre de pages : 322
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Mélissa Macy
FLASHES
 
Mon Petit Éditeur
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Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
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Prologue Assise au fond du placard de la chambre de Julian, je guette le moindre son, le moindre souffle. La sueur coule le long de ma co-lonne vertébrale. Je suis trempée. Mon cur cogne dans ma poitrine à en perdre le tempo. Je narrive pas à contrôler langoisse qui massaille à mesure que le temps passe. Et pourtant. Je ne cesse de me répéter : domine-toi !Garde ton sang-froid, coûte que coûte !Cest la seule solution. Je sais quIl est là. Quelque part, dans la maison. Il nabandonnera pas. Cest une certitude ! Il me cherche. Et quand Il maura trouvée Depuis combien de temps suis-je là, cachée derrière une valise ? Quelques secondes, quelques minutes ? Cest comme si le temps sétait arrêté. Même la lune sen mêle. Elle apporte à la pièce une lu-mière blanchâtre que japerçois au travers des portes ajourées. Lambiance est spectrale, de circonstance quoi ! On se croirait dans un vieux film dépouvante. Sauf que lhéroïne qui va mourir ce soir, cest moi !Non, je vais me battre. Jessaie de réguler mon souffle.Ne fais pas trop de bruitmême pas me servir sur un plateau !. Je ne vais quand SIl me veut, il faudra quIl me prenne. Alors je guette, à laffût. Dans ma fuite, jai quand même réussi à attraper lopinel de papa. La belle affaire, vous me direz, face à un tueur psychopathe ! Cest sûr que jaurais dû réfléchir avant de prendre le premier outil venu. Mais figurez-vous que je nen ai pas vraiment eu le temps ! Et puis, on ne sait jamais, avec son manche en olivier et sa lame en acier trempé, je suis sûre quil peut faire des ravages. Pour trancher, le pain ! Quelle poisse ! Ah ça, on peut dire que je suis vraiment la reine. La reine du pétrin ! Et dire que sans cela, je serais sûrement en train de regarderVampire diaries. Tranquillement ! Mais non, cest beaucoup trop pépère comme plan. Moi, Justine Garnier, je préfère de loin me retrouver enfermée dans un placard, toute seule et dans le noir, à devoir défendre ma vie !Chut. Il se passe quelque chose. Mes cheveux
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se dressent subitement sur le sommet de mon crâne. Cest dans lair ! Comme une tension électrique qui sabat d'un coup. Je sens une pré-sence. Il est là. Jen mettrais ma main à couper. Ma respiration saccélère. Mon cur semballe. Tous mes poils se hérissent. Ce nest quune question de secondes maintenant Oh non, pas ça ! Des picotements gagnent mes oreilles. Une lumière blanche irradie mes yeux. Du sang. Une mare de sang sétend devant moi. Des cris réson-nent dans ma tête. Cest la fin.
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1 (jeudi 2 septembre  environ 2 mois plus tôt) La rentrée. Le pire moment de ma vie. Retrouver des dizaines de personnes qui me dévisagent comme si jétais une alien ou une débile. Toutes ces têtes qui me font comprendre que je suis différente, que je nappartiens pas à leur monde. Sils savaient quel fardeau je porte. Ils seraient sans doute plus compréhensifs.Non, ils seraient juste curieux et intéressés ! Courage, encore quelques minutes et ce sera fini.Jinspire une grande goulée dair et je me faufile dans la foule. Où peut-elle bien être ? Ah, je la vois ! Manon, ma meilleure amie. La seule personne, en dehors de ma famille, qui maccepte comme je suis : délicieuse-ment étrange. Je me rapproche et elle me saute au cou. Quest-ce quelle ma manqué ! Plus dun mois de séparation, autant dire une éternité. Elle me relâche et minspecte sous toutes les coutures avant de sécrier de sa voix rauque et chaude :  Jai bien cru que tu ne viendrais jamais ! Je tai envoyé des tonnes de textos depuis ce matin ! Alors, raconte ! Ces vacances en Martinique, cétait comment ? Tes toute bronzée. Ça te va bien. Pour une fois, tas bonne mine, ma Juju ! Et sans même me laisser le temps de lui répondre, elle enchaîne avec un grand sourire malicieux :  Tu as vu, Frank te regarde ! Tu crois quon sera encore dans la même classe ? À ce moment, Madame Lesec fait son entrée sur le perron princi-pal et lance dun ton autoritaire :  Jeunes gens, merci de faire le silence. Elle a le chic Madame Lesec pour apparaître au moment où on sy attend le moins. Un vrai puma. Elle est la principale de mon lycée depuis plus longtemps que moi en tout cas ! Elle sait mener son monde, professeurs compris, à la baguette sans pour autant être une
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marâtre. Petite et menue, elle simpose simplement par son allure et lassurance quelle dégage. Reprenant la parole, elle nous annonce :  Nous allons commencer lappel par les élèves de terminale lit-téraire. Vous serez gentils de vous présenter à votre professeur principal qui se tiendra au bas des marches pour vous accueillir. Et le défilé des élèves commence, dans lordre alphabétique. Je profite du quart dheure de battement (cest toujours ça de gagné !) pour faire à Manon un bref récit de mes vacances sous le soleil des tropiques. Jai eu la chance que ma grand-mère accepte de nous emmener, mon frère jumeau et moi, dans un hôtel grand luxe situé juste en face du rocher du Diamant. Un séjour inoubliable ! Télé, jacuzzi et ter-rasse donnant sur la mer. Excusez du peu ! Une plage de sable fin, des eaux cristallines peuplées de poissons multicolores, le rêve éveillé. Jai appris la plongée sous-marine avec Pablo, le moniteur de lhôtel. Il ma montré les coraux, les balistes et autres poissons chirurgiens. Pour une fois dans ma vie, je nai eu aucune vision. Le calme plat. Ce qui ma permis de me reposer un peu. Madame Lesec n'en est qu'aux terminales ES, Manon me raconte alors ses folles escapades à travers le Mexique. Cette année, ses pa-rents lui ont payé un séjour linguistique au Yucatan pour quelle améliore son espagnol. Mais au lieu de cela, mon amie a opté pour la découverte du peuple mexicain, si vous voyez ce que je veux dire. Et elle na pas chaumé, aux bras de beaux ténébreux. Enfin, jentends mon nom. Monsieur Chastanay nous appelle. Le prof de physique nous accueille au bas des marches avec son éternel air méprisant, du genre « Nous navons pas les mêmes valeurs ! ». Pas de bol, cest la troisième année que Manon et moi devons le suppor-ter. Mais là, ça dépasse carrément les bornes, il est notre prof principal ! Bougonnes, nous nous approchons de lui en train de sexclamer :  Tiens, vous êtes avec moi mes demoiselles ! Nous allons voir tout à lheure ce qui reste de mon enseignement. Jespère que vous ferez tout de même mieux que lannée passée, sinon le bac sannonce compromis ! Compromis ! Non mais de quel droit nous fait-il des commen-taires celui-là ? ! Je déteste la physique. Manon aussi. Et si nous sommes nulles, cest tout simplement car ses cours sont vraiment
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