Fur(r)rie - A Pulp Hentaï HardBoiled Story (Chapitre 1)

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F U R (R) I E A Pulp Hentaï Hard Boiled Fiction JIBÉGÉ I. L'homme au bas – un signe de la tête. Celui à la cagoule lui rendit. Et ils entrèrent l'arme au poing. – On ne bouge plus les enfants ! C'est un braquage : vous l'avez rêvé, nous l'avons fait ! Deux personnes au fond du magasin – coup d’œil dans gros miroir fisheye au-dessus des conserves – deux clients de plus aux boissons. À la caisse, l'asiatique bedonnant enregistrait les articles d'une jolie blonde – la seule à avoir sursauté au cri de la cagoule. – Ça c'est une entrée fracassante, Dumb', dit l'homme aux bas. – Merde Mickey ! rétorqua ce dernier avant de se retourner, braquant son arme en éventail. J'ai dit : RAMENEZ VOS CULS À LA CAISSE ET TOUT LE MONDE À GENOUX ! Cette fois-ci, il y eut des cris. De la part d'un des vieux des conserve, et de la blonde, à nouveau – un bon public, celle-la. Dumbo courut à travers le magasin, renversant à desseins des bouteilles d'alcool et des bocaux de cornichons qui explosaient au sol, rythmant ses cris. Il fallait prendre tout de suite l'ascendant – hurler, menacer, cogner s'il fallait. En bref, les brusquer, ne pas leur laisser le temps d'imaginer une connerie héroïque à faire. La surprise, l'état hébétude qui suit le début des opérations est toujours le meilleur allié. – Toi et ta pétasse, à la caisse, grouillez-vous! dit-il au couple fromage frais, saisissant le bras d'une brune passable pour la lancer en direction de son compère. Le petit ami eut une hésitation.
Publié le : jeudi 13 décembre 2012
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F U R (R) I E
A Pulp Hentaï Hard Boiled Fiction
JIBÉGÉI.
L'homme au bas – un signe de la tête.
Celui à la cagoule lui rendit. Et ils entrèrent l'arme au poing.
– On ne bouge plus les enfants ! C'est un braquage : vous l'avez rêvé, nous l'avons fait !
Deux personnes au fond du magasin – coup d’œil dans gros miroir fisheye au-dessus des
conserves – deux clients de plus aux boissons. À la caisse, l'asiatique bedonnant enregistrait les
articles d'une jolie blonde – la seule à avoir sursauté au cri de la cagoule.
– Ça c'est une entrée fracassante, Dumb', dit l'homme aux bas.
– Merde Mickey ! rétorqua ce dernier avant de se retourner, braquant son arme en éventail. J'ai
dit : RAMENEZ VOS CULS À LA CAISSE ET TOUT LE MONDE À GENOUX !
Cette fois-ci, il y eut des cris. De la part d'un des vieux des conserve, et de la blonde, à nouveau –
un bon public, celle-la.
Dumbo courut à travers le magasin, renversant à desseins des bouteilles d'alcool et des bocaux de
cornichons qui explosaient au sol, rythmant ses cris. Il fallait prendre tout de suite l'ascendant –
hurler, menacer, cogner s'il fallait. En bref, les brusquer, ne pas leur laisser le temps d'imaginer une
connerie héroïque à faire.
La surprise, l'état hébétude qui suit le début des opérations est toujours le meilleur allié.
– Toi et ta pétasse, à la caisse, grouillez-vous! dit-il au couple fromage frais, saisissant le bras
d'une brune passable pour la lancer en direction de son compère. Le petit ami eut une hésitation.
Dumbo y lut le début d'un réflexe de rébellion : il lui cingla la tempe du bout de son arme, lui ôtant
toute velléité. Sa copine hurla, se précipita courbée en deux à la caisse – comme elle avait vu faire
dans les séries télé. Son petit ami la rejoignit en grognant, sa paume sur son visage sanguinolent.
Mickey – tenant en joue le commerçant et la blonde, qui n'avait pas attendu pour se mettre à
genoux. Scrute : le bas de ses cuisses bronzées et son décolleté généreux – elle devait avoir
l'habitude de s'agenouiller à la demande. Elle se paya même le luxe de mettre ses mains sur sa tête,
en otage soumise – paire de loches à croquer saillant comme deux melons. Un sourire carnassier à
travers le collant noir. Toi, je t'ai à la bonne, déjà.
– Le chinetoque, y a quelque chose que t'as pas compris dans « met-toi à genoux » ?
L'épicier : hésitant, bouche entrouverte. La paume de ses mains en appui sur le comptoir – en
fait en lévitation à deux centimètres au-dessus du comptoir.
Le canon de Mickey qui embouche le gros grain de beauté sur le front du commerçant.
– J'aurais dû préciser « où tu manges une bastos à bout portant »?
L'asiatique détacha ses yeux du brouillon de visage sanglé de nylon sombre pour loucher – essayer – sur le pistolet. Rouages derrière les yeux bridés – vieux routard de l'épicerie 24/24 –
Mickey réagit.
– Hey, Pamela.
La blonde regarda l'homme au bas sans comprendre.
– Oui c'est à toi que je parle, chérie. Ouvre la bouche.
Dumbo forçait le petit ami à s'agenouiller à côté de sa copine en le tenant par le col, tandis que le
couple de personnes âgées des boites de conserves s'allongeait précautionneusement sur le côté.
– Tu vas m'obliger à répéter toi aussi ? Toi-Ouvrir-La-Bouche !
La blonde desserra les dents avec hésitation. L'homme au bas noir y enfouit le canon de son
arme, écrasant rudement une lèvre glosée et pulpeuse. Solène – 26 ans – serveuse au MacDonald –
étudiante pour la quatrième année consécutive en master de Droit – prostituée occasionnelle
(Sunny_delice06@laim.com – 200 euros/heure) sentit le métal froid cogner durement l'émail.
Sursaut de douleur quand le canon touche avec un plombage. Le goût du métal et de la graisse
écœurant – par réflexe la langue en position haute pour se protéger la glotte du méat d'acier
meurtrier. Haut-le-cœur, et deux lignes de mascara virent sillonner ses pommettes.
– Maintenant dis-moi, ma chérie, est-ce-que ce que tu as dans la bouche ressemble à du
plastique ? dit Mickey en se retournant vers le commerçant – déglutissant.
Solène – frénétiquement la tête de gauche à droite ; non, non, monsieur, non, non.
– Sûre ? Mord bien dedans surtout, des fois que t’arrives à entamer le flingue et atteindre le
ressort du lance-billes.
Mickey ramena en arrière le chien de son arme. Le déclic métallique résonna dans la bouche
engluée. La blonde poussa une exclamation étouffée – l'homme au bas noir poussa plus loin le
canon, cherchant manifestement à lui imposer une gorge profonde métallique. Elle recommença à
secouer la tête autant qu'il lui était possible, et sentit un liquide chaud couler sur ses cuisses et ses
mollets.
– Ok ok, j'ai.. J'ai compris d'accord ! dit le commerçant en voyant la flaque jaunâtre autour des
genoux de la jeune femme. Résultat : il tomba sur les rotules moins qu'il s'agenouilla, et manqua de
peu de s'éclater la mâchoire sur le comptoir. Mickey eut un instant la vision de sa langue sectionnée
par ses dents sauter sur ses pompes.
– En voilà un qui réagit vite, dis moi. Fais moi encore perdre mon temps et ça sera la dernière
chose que tu feras avant de rejoindre Mao
Le caissier – un vietnamien en fait, mais qui n'osa pas contredire le braqueur – secoua
vigoureusement la tête, et pour le coup se cogna bien le nez sur le bord du comptoir.
Mickey s'esclaffa et sortit le canon de la bouche de l'otage modèle. Une trace de rouge à lèvre
sanglait l'arme au niveau de l'orifice d’éjection des douilles, et un filet de salive rejoignait encore le canon à sa bouche. Il se mordit inconsciemment la lèvre inférieur – les prémices d'une érection en
route – Merde... Il jeta un œil sur sa montre, relevant la manche sur son poignet d'un grand geste.
Un minute cinquante-neu... et deux minutes. Il aurait déjà dû faire ouvrir le tiroir-caisse. Le temps
que Mickey s'en fasse la réflexion, Dumbo attrapait l'asiatique par le col et lui intimait en termes
fleurit d'ouvrir sa boite à fric, et plus vite que ça.
DING – ouverture – fauche des billets et des rouleaux de pièce, direction le sac à dos de Dumbo.
Mickey jouait à entortiller les mèches de cheveux de Blondie de ses doigts gantés.
– Si j'avais eu plus de temps, beauté, c'est pas mon flingue que t'aurais dégusté.
Maligne, Blondie ne répondit rien, se contentant de battre le record du monde de frisson – un
vrai vibro – en léchant ses lèvres ensanglantées, sans se douter que ça faisait bander Mickey encore
plus fort. Même l'odeur de son urine le mettait dans tout ses états.
– Mick', on décarre.
Flash : tirer Blondie par les cheveux, la coller cambrée contre la caisse et se payer une découillée
devant les autres clients.
– Mick, bordel.
Dumbo était déjà prêt à sortir, le sac remplit à la main, guettant à travers la vitre. Mickey arracha
le sac de Blondie, renversa le contenue dans la flaque de pisse, et extirpa sa carte d'identité du
porte-feuille camaïeu rouge bon marché avant de l'empocher.
– A la prochaine, sweetheart – avec un absurde accent américain. Blondie agrandit les yeux,
modèle Oh mon dieu.
Ils sortirent.
***
Flingues sous le blouson, marche rapide, tête baissé – la capuche relevé pour planquer le bas et la
cagoule. Aucun bruit de poursuite. Un pékin sur le trottoir opposé – mains dans les poches et
écouteurs aux oreilles, yeux aux sols, la tête battant la mesure de la musique – rien à craindre.
Première ruelle enfilée. Seconde. Tombe les masques. La cagoule et le bas glissés dans une grille
d'égout. Dumbo remonte les manches du blouson, Mickey rabat le col de son cuir, l’entrouvre sur
une chemise cravate – très « bon employé en virée bar ». Gants retournés – cuir dedans, coton
dehors.
Coin de ruelle, à l’abri – casser les rouleaux de pièce, s'en fourrer les poches ; partager les billet,
s'en fourrer le larfueille.
Coup de paluche dans les cheveux, clope au bec – nous sommes de gentils fêtards un poil
éméché – pas méchant – pas se méfier, monsieur l'agent. – Gab, fais voir sa carte ?
Mickey – Gabriel – sort l'ID de sa poche.
Blondie plus jeune, regard sérieux plaqué sur lèvres cochonnes – « Je suis pas celle que vous
croyez ». Pour l'instant.
– T'as eu envie de te la faire, toi.
Ce n'était pas une question – Pas de réponse. La carte rempochée.
– Fais pas la connerie de te pointer chez elle ce soir.
– Je vais attendre. J'irais peut-être même jamais. La laisser mariner dans son jus.
Rire gras – Dumbo / Philippe qui plisse les yeux comme le petit timonier de l'épicerie quand il se
fend la poire.
– Son jus, oué ! Vache, pour un peu, elle se serait chiée dessus.
– Ça doit être le cas maintenant.
Rire de Dumbo / Philippe – Hahaha – qui tousse un glaviot.
La gaule qui coince dans le jean de Gaby. Flash : l'urine se répandre sur les cuisses de Blondie
comme une coulée de foutre – les miettes du lino crasseux comme des grumeaux séminaux.
La veine qui palpite dans sa queue – son cœur lui bat dans les couilles – Gabriel en mode
monomaniaque – VIDANGE VIDANGE VIDANGE.
Dumbo – T'as encore besoin du flingue ?
Le sort, lui rend – Colt .45 à blanc acheté dans une broquante – du métal non létal.
Dumbo – T'as bien joué le coup pour feinter le chinos.
Aujourd'hui, les mômes braquent avec des flingues à eau passés à la bombe laquée noir. Les
vendeurs se laissent prendre au début, après se méfient. La mode du flingue à blanc tiendra pas
longtemps non plus.
– J'ai un contact pour me fournir un vrai feu.
Dumbo – grands yeux : Tu comptes encore faire des braques ?
– Besoin de deux mille encore. Au moins.
– Je ferai p't'être encore un ou deux coups avec toi, mais après je raccroche moi. Méla'
commence à me tirer la tronche à rentrer à pas d'heure.
Mélanie – fiancée de Philippe. Et leur gamine Alison.
– T'as assez pour renflouer ton crédit ?
– Et un pot de côté, oué.
– Alors laisse tomber. Restes sage. Moi je me fais deux-trois solo et je mets les bouts.
– Toujours ta retraite à la Clinique ?
– Toujours.
Clinique. Plutôt Centre hospitalier / de rééducation / détention / réhabilitation. L'île Viquet - l'île du docteur Moreau pour tout le monde ; Institut d'étude et de traitement des M.S.T.O. – Maladies
Sexuellement Transmissibles Orphelines.
– Je te vois pas collé en quarantaine de chasteté une seule semaine, Gab.
– Moi non plus. Le frère de mon père me fera embauché comme agent de sécurité.
La réalité : poste de maton à la prison médicalisée Moreau pour délinquants sexuels, putes,
victimes de viol, amoureux naïfs – tout porteur d'une des forme de la Furie. Et tous les hybrides
propagateurs recensés.
Dumbo – Ça te travaille, là ?
Une sonde enduite de tabasco qui lui ramone l'urètre – visage à peine crispé – sous la chemise :
en NAGE.
– Pas trop.
– Une saloperie, ces putains d'animaux... j'espère qu'ils trouveront un vaccin, ou chais pas quoi...
Yeux fermés, la queue qui bat plus fort que son cœur.
– Faut y aller.
Dumbo – Bon courage vieux. Je te dis merde.
Poignée de main – gant contre gant – on sait jamais comment ça se propage exactement.
À suivre.

Les commentaires (3)
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provence

Je voulais mettre un commentaire parce que j 'ai trouvé la phrase . C 'est au début . il y le mot " surprise " dedans mais au moment même où j 'ai ECRIT ce MOT , ça a sauté ! et je me suis retrouvée sur le site précédent . il m 'arrive tt le temps des histoires comme ça . Il vaut mieux que je ne dise rien .
De toute je n 'ai pas encore tt compris
de l 'histoire
ses péripéties . j 'analyse selon , et je reviens aussi . Je vais moi aussi m 'abstenir de commenter . je pourrais dire des choses et d ' autres aussi mais je réserve mon jugement et j 'attends !

Je repasserai juste pour remettre des étoiles , pour le mouvement des vagues . Les vagues, la marée océane . Tout est marée, la vie est une marée incessante , mais je cherche .

Il y a là qque chose , c 'est EVIDENT .

jeudi 14 février 2013 - 14:48
marc-ferrand

J'ai toujours eu du mal à faire une critique. Aussi je ne peux rien critiquer puisque tout est bon... je télécharge ;)

mercredi 13 février 2013 - 22:49
provence

C 'est moi qui avais mis une étoile . Je viens, ah mais c 'était moi ! Je réagis tout le temps et cette fois - ci , j 'aime bien les vagues du texte , des répliques . Je trouve ça fortiche et même je pense remettre des points . Je vais d ' abord tout relire . J 'ai du mal à me concentrer . Je suis le mouvement et me dis " Où il va ? " . Le tiroir caisse , le révolver , qque chose , il y a une phrase IMPORTANTE sur ... Importante, plus qu 'on pense, qque part glissée là . Je l 'ai vue, c 'est esquissé , l 'idée de ... , c 'est ... .
Mais je vais trouver .
Et je reviendrai pour mettre des étoiles .
C 'est bien .

mercredi 13 février 2013 - 22:01

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