Gay Anesthésie

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Je m’appelle Ahmed de Casa. J'ai un cerveau de première de la classe avec le physique d’une troisième ligne de rugby. Je suis étranger, je suis un anesthésiste parmi d'autres et je suis gay. Nous, les "étrangers", sommes les chaouchs de l’hôpital, nous sommes un simple nom sur des listes de gardes. Un médecin qui ne vient pas de France, ou à la limite d’Allemagne, est vite raillé, mal considéré, et mis à l’écart des vrais toubibs. Un seule solution : repasser la première année, trouver l’amour, refaire l’internat...
Publié le : lundi 3 août 2015
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EAN13 : 9791026202530
Nombre de pages : non-communiqué
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Cale Jean

Gay Anesthésie

 


 

© Cale Jean, 2015

ISBN numérique : 979-10-262-0253-0

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« Bravo, doc, vous avez probablement sauvé les jumeaux » me dit l’obstétricien.

 

C’est vrai que la situation était périlleuse. La parturiente, infirmière du service, est arrivée en catastrophe à minuit en pleurs. L’un des jumeaux avait le bras dehors.

 

Pas de tergiversation, pas de discussion, césarienne en urgence. Igor et Grichka partent en hélico, dans deux réanimations différentes, pour surveillance armée.

 

Je m’appelle Ahmed de Casa pour les amis. La maison blanche, c’est le paradis. L’aquarium, le port, les plages, les sports, et le soleil sont des divertissements royaux. Mais, le sentiment de ne jamais être à sa place est tenace, quand toutes les filles vous courent après et que l’envie d’être comme tout le monde ne vient pas…

 

Tout a commencé pendant l’adolescence : un cerveau de première de la classe associé à un physique de troisième ligne de rugby empêchent de sentir à l’aise, dans un pays religieux où la ségrégation sexiste existe.

 

Mais cet apartheid permet de ne pas se démasquer. Nul ne peut savoir au fond ce qui se passe dans la culotte. Jamais une photographie échangée en douce sous le manteau ne m’a fait le moindre effet. Les copains ne se posent pas de question quand le plus rapide et le plus costaud ne tente pas de rapprochement avec le sexe opposé. L’évitement peut être considéré comme normal là-bas.

 

Le problème vient des jobs de vacances à Djerba, où le comportement de défense savamment mis en place, n’est plus envisageable.

 

Les touristes sont partout, et trouver des clients pour le parachute ascensionnel et la plongée consiste, en montrant belle gueule et biscoteaux, en un racolage de plage de bas étage.

 

Les Allemandes sont les plus agressives, elles me traquent sans relâche toute la journée. Heureusement, ma mission de la première semaine consiste à boire et faire boire un allemand de quarante ans, afin que que mon meilleur ami Mohamed puisse s’occuper de sa fille et de sa femme. Bien entendu, c’est rapidement la tournante avec les barmans de l’hôtel.

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