Homme délaissé (L')

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Mauvaises nouvelles pour le garde-chasse Joe Pickett : son ami et collègue Will Jensen venant de se suicider, il va devoir le remplacer dans ses fonctions à Jackson, terrain de jeu – de jeux dangereux, s’entend – pour les riches, les puissants et des écologistes passablement extrémistes.
Joe rejoint son poste et malgré l’attirance qu’il éprouve pour une étrange et séduisante femme mariée, commence à se poser des questions sur la fin de son ami. Incapable de prouver que celui-ci ne se serait pas donné la mort, il remarque un certain nombre de faits qui, mis ensemble, l’ont forcément poussé à cet acte désespéré.
Pendant ce temps, à Saddlespring, la femme de Joe, Marybeth, fait ce qu’elle peut pour élever seule les deux filles lorsqu’elle reçoit des menaces de mort… De son côté, Joe commence à se sentir physiquement très mal : maux de tête, éblouissements, la situation tourne au cauchemar…
Publié le : lundi 18 mars 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782021117103
Nombre de pages : 352
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Originaire du Wyoming, C.J. Box a travaillé comme manœuvre dans un ranch, guide de pêche, reporter et rédacteur en chef d’un journal local. Aujourd’hui PDG de la Rocky Mountain International Corporation qui coordonne le marketing du tourisme de cinq États des Rocheuses, il vit à Cheyenne, Wyoming, avec sa femme, Laurie, et ses trois filles. Il est l’auteur de plusieurs romans, dontSanglants trophées,Meurtres en bleu marineetCiels de foudre.
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d u m ê m e a u t e u r
Détonations rapprochées prix Calibre 38 Premier roman, 2004 Seuil, « Policiers », 2003 et « Points Policier », n° P1272
La Mort au fond du canyon Seuil, « Policiers », 2004 et « Points Policier », n° P1394
Winterkill Seuil, « Policiers », 2005 et « Points Policier », n° P1561
Sanglants trophées Seuil, « Policiers », 2006 et « Points Policier », n° P1782
Meurtres en bleu marine Seuil, « Policiers », 2008
Ciels de foudre Seuil, 2009
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C . J . B o x
L’ H O M M E D É L A I S S É
r o m a n Tr a d u i t d e l ’ a n g l a i s ( É t a t s  U n i s ) p a r A n i c k H a u s m a n
Éditions du Seuil
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T E X T E I N T É G R A L
T I T R E O R I G I N A L Out of Range É D I T E U R O R I G I N A L G.P. Putnam’s Sons, NY a member of Penguin Group Inc., N.Y.
© 2005 by C. J. Box  original : 0399152911
 9782021117097 re ( 9782020847414, 1 publication)
© Éditions du Seuil, octobre 2007, pour la traduction française
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Pour les gardeschasse du Wyoming … et pour Laurie, toujours
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PREMIÈRE PARTIE
L’éloignement de la source de nourriture nous permet de nous sentir en apparence plus à l’aise et de développer grandement notre degré d’ignorance. 1 Gary Snyder,La Pratique sauvage
Guider le bateau et les pirogues vers l’amont demandait un effort considérable à chaque homme; c’est pourquoi ils ingurgitaient d’énormes quan tités de nourriture. Comparée au bœuf, la chair de venaison et de wapiti était maigre, même à cette saison. Les soldats consommaient chacun jusqu’à neuf livres de viande par jour, en plus des fruits de la région et de la farine de maïs, et cela ne suffisait pas à les rassasier. Stephen E. Ambrose, Undaunted Courage: Meriwether Lewis, Thomas Jefferson and the Opening of the American West
1. Traduit de l’anglais (ÉtatsUnis) par Olivier Delbard. Paris, Éditions du Rocher, 1999. Toutes les notes sont de la traductrice.
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Avant d’aller chercher son arme dans son pickup, le gardechasse du Wyoming prépara et mangea quatre livres et demie de viande. Il avait commencé son repas par des steaks d’antilope désépaissis, farinés et dorés à l’huile d’olive, suivis d’une côte de wapiti salée, poivrée et aillée qu’il avait fait revenir dans une poêle en fonte. Il avait siroté un premier verre – du Yukon Jack avec de l’eau et des glaçons – en pré parant l’antilope. Arrivé à la demidouzaine de blancs de tourterelles grillés, il avait laissé tomber l’eau et les glaçons. Tard dans la soirée, assis devant une assiette dans laquelle gisait un filet de wapiti sanguinolent, il avait abandonné le verre pour boire directement à la bouteille. Il n’avait mangé aucun légume, hormis l’ail et l’épaisse couche d’oignons frits dont il avait recouvert sa côte de bœuf Hereford. Seulement de la viande. Il s’était levé. Il avait besoin d’air. Les murs vacillaient autour de lui, la tête lui tournait. Ses grosses chaussures avaient résonné sur le plancher lorsqu’il s’était dirigé vers la porte. Il s’était appuyé au chambranle pour ne pas perdre l’équilibre. Il avait fixé des yeux une chiure de mouche sur le mur et s’était concentré sur les quatre images que lui en renvoyait son esprit pour tenter de les ramener à quelque chose de plus gérable.
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Puis il avait ouvert la porte. Il faisait noir, à l’exception de la lumière bleutée qui tombait d’un lampadaire à l’angle nord de la rue. La pleine lune éclairait les crêtes monta gneuses qui se découpaient sur le ciel bleugris. La fraî cheur de l’automne commençait à se faire sentir. Il avait suivi le trottoir en trébuchant jusqu’à son pickup. Au fur et à mesure qu’il approchait du véhicule, celuici sem blait se dilater et se contracter, comme s’il respirait. – Ça sent rudement bon chez vous ! avait lancé quel qu’un. Surpris, le gardechasse avait jeté un coup d’œil vers la voix et tendu l’oreille pardessus le bourdonnement sourd qui résonnait dans sa tête. Béret écossais sur le crâne, un voisin promenait son caniche au milieu de la rue. – C’est la viande, avait répondu sèchement Will Jensen en criant presque. Ces derniers temps, il avait du mal à s’entendre par dessus le bourdonnement qu’il avait dans les oreilles. – À un de ces jours ! avait lancé le voisin en s’éloi gnant. Bon appétit ! Les gens d’ici sont incroyables ! Un caniche et un béret écossais, non mais ! avait songé Will.
Son .44 Magnum, l’arme qu’il utilisait pour les ours, se trouvait sur la banquette du pickup, là où il l’avait laissé. Il l’avait sorti de son holster et pris mollement dans la main droite. En repartant vers la maison, il avait trébuché et s’était étalé dans les gravillons. Quelque part dans son cerveau, un voyant rouge s’était allumé… dans sa chute, un coup de feu aurait pu partir. Un petit rica nement lui avait échappé. Rien à foutre !
Il ne savait pas combien de temps s’était écoulé. Lorsqu’il avait repris connaissance, il était affalé sur la
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