Homme sans chien

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Cent cinq bougies à souffler ! La sainte famille Hermansson est au complet sous le toit parental à Kymlinge, une petite ville de province en Suède, pour fêter deux anniversaires, celui du père, soixante-cinq ans, et de la fille aînée, Ebba, quarante ans. La bonne humeur forcée des retrouvailles un peu guindées tourne à l'angoisse : deux membres de la famille disparaissent. Robert, le fils, la honte de la famille, connu par tous les téléspectateurs suédois comme " Robert le branleur ", et Henrik, le fils aîné d'Ebba, un brillant étudiant en droit. Y a-t-il un lien, un mobile familial ? Guidé par un flair hautement intuitif, l'inspecteur Barbarotti, un flic très humain, sait lire les âmes, nœuds des enquêtes.


Homme sans chien, qui inaugure une série d'enquêtes menées par l'attachant Gunnar Barbarotti, est une critique sociale cinglante, où l'on retrouve l'humour et l'autodérision propres à Nesser.


Un polar qui a l'étoffe d'un bon roman !



Håkan Nesser, né en 1950 en Suède, est l'un des écrivains les plus appréciés dans les pays nordiques. Ses romans, largement traduits et couronnés par plusieurs prix, notamment celui de l'Académie suédoise, ont été adaptés à la télévision.



Traduit du suédois par Esther Sermage


Publié le : jeudi 2 mai 2013
Lecture(s) : 20
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782021106763
Nombre de pages : 478
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H O M M E S A N S C H I E N
Extrait de la publication
D U M Ê M E A U T E U R
AUX ÉDITIONS DU SEUIL
Retour à la Grande Ombre 2005 o et « Points », n 1637
Le Mur du silence 2007 o et « Points », n 1990
Funestes Carambolages 2008 o et « Points », n 2532
Eva Moreno 2011 o et « Points », n 2747
À paraître
Kim Novak et Le Vingt et Unième Cas roman Presses universitaires de Caen, 1997 o et « Points », n 2870
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H å k a n
N e s s e r
H O M M E S A N S C H I E N
r o m a n
t r a d u i t d u s u é d o i s p a r e s t h e r s e r m a g e
É D I T I O N S D U S E U I L e 25, bd RomainRolland, Paris XIV
Extrait de la publication
C O L L E C T I O N D I R I G É E P A R M A R I EC A R O L I N E A U B E R T
Ce livre est édité par Anne FreyerMauthner
Titre original :Människa utan hund Éditeur original : Albert Bonniers Förlag, Stockholm © original : 2006, Håkan Nesser ISBNoriginal : 9789100110352
Cette traduction est publiée en accord avec Bonnier Group Agency, Stockholm, Suède.
ISBN9782021055818 ISBN9782021106763epub :
© Mai 2013, Éditions du Seuil, pour la traduction française
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 3352 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
www.seuil.com
Remarque préliminaire
On ne trouvera la ville de Kymlinge sur aucune carte. Les éditions Albert Bonniers n'ont jamais publié de recueil de poésie intituléL'Exemple du marchand de fruits. Pour le reste, le contenu du présent roman est essentiellement conforme à la réalité.
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I.
Décembre
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Lorsque Rosemarie Wunderlich Hermansson se réveilla, quelques minutes avant six heures le dimanche 18 décembre, elle avait en tête une image très précise. Elle se tenait dans l'encadrement d'une porte et contem plait un jardin inconnu. C'était l'été ou le début de l'au tomne. Elle observait plus particulièrement deux petits oiseaux dodus, vert amande, posés sur un fil téléphonique à dix ou quinze mètres de là. Ils avaient chacun une bulle de dialogue devant le bec. Tu dois te tuer, lisaiton dans l'une. Tu dois tuer KarlErik, lisaiton dans l'autre. Ces messages lui étaient adressés. C'était elle, Rosemarie Wunderlich Hermansson, qui devait se tuer. Et tuer Karl Erik. Il n'y avait aucun doute làdessus. Le KarlErik en question était son mari, et les deux postu lats absurdes découlaient certainement de quelque chose qu'elle avait vu en rêve et qui s'était soudain évanoui, ne laissant que les deux oiseaux bizarres sur un fil. Étrange. Un court instant, elle demeura immobile, allongée sur le côté, le regard fixé dans l'obscurité environnante sur une aube fictive qui, à cette heure, n'avait pas encore atteint l'Oural, écoutant la respiration régulière de KarlErik et songeant que les oiseaux avaient parfaitement raison. Ils déployèrent leurs ailes trapues et s'envolèrent au loin, mais leurs sentences flot taient toujours dans l'atmosphère, sans équivoque.
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Extrait de la publication
C'était KarlErikouelle. Voilà. Un « et »,ou », et non un « reliait les deux bulles. L'un excluait l'autre, et cela lui donna l'impression d'uned'une nécessité impérieuse, incontour nable, de choisir entre l'une et l'autre des possibilités. Doux Jésus, se ditelle en s'asseyant sur le bord du lit, comment at? Cette famille n'aton pu en arriver là elle pas déjà eu son lot de malheurs ? Alors qu'en se redressant elle réveillait ses douleurs mati nales habituelles dans la région des troisième et quatrième vertèbres lombaires, le quotidien s'infiltra insidieusement dans son esprit. Un baume mental lénifiant et léthargique. L'ennui. Elle l'accueillit avec une gratitude indolente, mit les mains sous les aisselles et se rendit à la salle de bains sur la pointe des pieds. On est si fragile le matin, se ditelle. Si vulnérable. Un professeur de couture âgé de soixantetrois ans n'assassine pas son mari, c'est ridicule. Elle était aussi professeur d'allemand, ce qui ne faisait aucune différence quant à la situation inextricable dans laquelle elle se trouvait. Il ne lui restait plus qu'à écourter son séjour dans la vallée de larmes. Elle alluma la lumière, contempla son large visage lisse dans le miroir et remarqua qu'on y avait collé un sourire. Je n'ai pourtant aucune raison de sourire, se dit Rosemarie Wunderlich Hermansson. Je ne me suis jamais sentie aussi mal de toute ma vie et, dans une demiheure, KarlErik se réveillera. Qu'avait dit le proviseur ? « Un matériau brut au profond potentiel harmonique?» Qui faisait quoi « Qui dotait les êtres en pleine croissance d'une chambre de réso nance morale et scientifique » ? Mais d'où cette andouille sortaitil toutes ces inepties ? « Promotion après promotion, génération après génération, depuis quarante ans, car il pos sède la droiture pédagogique d'un sapin. » Askbergson, dit « le Bouffi », avait donc attribué à Karl Erik la droiture pédagogique d'un sapin. Pouvaiton déceler là un brin d'ironie ?
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