Interférences

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De nos jours dans le Périgord Noir. Une pluie d’orage s’abat sur des travaux de rénovation urbaine. Le téléphone transmet alors de bien étranges informations qui perturbent la vie des habitants d’un quartier calme de Sarlat. Sur fond de mise au jour de vestiges archéologiques, des fonds électoraux disparaissent, des cadavres apparaissent… Il y a un certain temps déjà, Claude L’Hermitte, en passant un matin devant les immenses vitres d’un central téléphonique proche des Invalides, songea que si tout ça s’emmêlait, ça mettrait une belle pagaille. «Interférences« était né. Quelques années plus tard, pour raison professionnelle, l’auteur s’installe en Dordogne et décide d’implanter ses fictions policières dans les paysages magiques et envoûtants du Périgord Noir. Chaque roman permet de retrouver un trio de flics de choc, deux policiers et un gendarme, qui traquent, avec une conscience professionnelle à toute épreuve et toujours beaucoup d’humour, les truands, les hommes politiques véreux et les gourous manipulateurs.
Publié le : dimanche 14 octobre 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748358582
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748358582
Nombre de pages : 178
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Claude L’Hermitte
INTERFÉRENCES
Mon Petit Éditeur
 
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IDDN.FR.010.0115523.000.R.P.2010.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2010
Avertissement et remerciements Bien quinspiré par une certaine actualité et des lieux géogra-phiques bien réels, ce récit ne se veut en aucun cas le reflet de la réalité et relève entièrement de mon imagination. Les faits à caractère politiques et délictueux décrits dans les lignes qui suivent sont de la pure fiction, sans caractère morali-sateur ou informatif. Les personnages principaux nexistent, hélas, pas non plus Jai pourtant pris un immense plaisir à parcourir en leur compa-gnie les villes de Sarlat, Montignac et les paysages envoûtants du Périgord Noir. Et je remercie, pour leur patience, toutes celles à qui jai « cassé les pieds » afin dobtenir une relecture objective et atten-tive
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Prologue Nichée dans son écrin de verdure, la petite commune dAllas en Périgord, connaît depuis quelques minutes une agitation inhabituelle à pareille heure et à pareille époque : des voitures bifurquent au croisement de la départementale 47, entre Sarlat et les Eyzies, sengouffrent sur la petite voie communale et prennent possession du parking de la mairie. Elles débordent bientôt sur les trottoirs alentours, sous les yeux des badauds qui sinterrogent sur les raisons dune telle pagaille. Les arrivants sont accueillis par le doux sourire dune hô-tesse. Coiffée dun calot et vêtue dun tailleur bleu ciel, passepoilé bleu nuit, un badge fixé au revers gauche, elle leur remet un dossier à la couverture glacée et les oriente vers le sous-sol de lédifice municipal. La salle du Conseil a été transformée, pour la circonstance, en salle de conférence. Les tables ont été empilées contre les murs, sauf trois. La maquette dun village en miniature trône sous le portrait du Président de la République. Les chaises sorties de la réserve se révèlent insuffisantes et les premiers retardataires sagglutinent, debout, près de lentrée. La climatisation défaille malgré la fraîcheur extérieure et latmosphère devient vite étouffante. Après un bon quart dheure dattente, la porte du fond souvre, les intervenants sinstallent derrière les trois tables mises bout à bout et recouvertes dune étoffe bleue. Mathieu Peyroutoux tapote le micro. Les « toc toc » émis par les haut-parleurs stoppent net les bavardages.
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Mesdames et messieurs, tout dabord merci de vous être déplacés si nombreux à cette heure matinale, surtout pour celles et ceux qui viennent de loin Jassocie dans ces remerciements notre sous-préfet, Jean-François Morel, qui nous fait lhonneur de présider cette assemblée, malgré un agenda particulièrement chargé. Je ne vous présente pas Pierre-Henri Béliard, notre fou-gueux conseiller général, qui a mis tout en uvre pour que ce projet ambitieux aboutisse Renaud de Vray ricane en silence à lénoncé du satisfecit.  Et lhomme à ma gauche dont le visage orne la première page du dossier que vous avez entre les mains, est léminent PDG de la Société Détente Loisirs Vacances : Ber-trand Mérival ! Mathieu Peyroutoux tend obligeamment le micro à Pierre-Henri Béliard qui ménage son effet et attend que les applaudis-sements cessent.  MES CHERS AMIS ! Comme vient de le rappeler votre maire, Mathieu Peyroutoux, notre emploi du temps est chargé et le sien plus encore car une échéance électorale approche à grands pas Je ne gaspillerai donc pas ces précieuses minutes et ne vous rappellerai que lessentiel : dici peu, ce village, votre village tirera profit des efforts de vos élus qui ont convaincu le groupe DLV dédifier ici un complexe de vacances sans précé-dent dans le département, et  au mépris dun patrimoine archéologique inesti-mable Le fric pourrit tout ! Bandits ! Escrocs ! Bertrand Mérival se penche vers Peyroutoux.  Cest qui cette folle ?  Élisabeth Foucault ! Anarchiste, syndicaliste, écologiste et jen oublie. Elle a débarqué dans le coin il y a vingt ans : une brillante universitaire chargée de recherches par le ministère de la Culture. Aujourdhui, à la tête dune bande dhurluberlus, elle prône le retour à lâge de pierre, la vie dans les cavernes, elle voit des vestiges partout et elle nétait pas invitée !
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Pierre-Henri Béliard interpelle lintruse.  Madame ! Votre présence dans cette assemblée est inop-portune. Vous affirmez sans preuve. Si vos ruines existent, elles seront protégées. À ce jour, rien nest prouvé ! La femme aux cheveux poivre et sel coupés court, hurle, avant de sesquiver.  Prouvé ? PROUVÉ ? Je vous foutrai le nez dans la merde ! Salauds ! Vous entendrez bientôt parler de moi ! Le sous-préfet regarde sa montre. La salle bourdonne. Bé-liard hausse le ton  Sil vous plaît ! Sil vous plaît ! Veuillez excuser cet inci-dent regrettable, cet infime grain de sable dans lavancée inexorable du progrès Je laisse la parole à Bertrand Mérival et ensuite nous répondrons à toutes vos questions. Plus à laise dans les salons parisiens ou londoniens que dans cette réunion provinciale, lhomme semmerde visiblement. Il ne sembarrasse daucun préambule et saute immédiatement à la conclusion.  Vous trouverez tous les détails dans le dossier que lon vous a remis. Sachez que je suis très heureux de contribuer à lessor touristique de cette belle région où je venais déjà, il ny a pas si longtemps, en vacances avec mes parents. Je vous remer-cie. Le sous-préfet se précipite vers la sortie. Un homme sextrait de la foule et le suit à lextérieur. Mathieu Peyroutoux reprend le micro.  Nous sommes à votre disposition pour Des raclements de chaises couvrent une partie de sa phrase : Élisabeth Foucault a cassé lambiance   et la maquette qui est ici Le brouhaha met un terme aux tentatives de Peyroutoux. Lhôtesse, consciente du malaise, invite les fuyards à se rendre au buffet dressé dans le hall du rez-de-chaussée. Bertrand Méri-val a un bref aparté avec Béliard et Peyroutoux puis sesquive
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discrètement. Un verre à la main, les deux élus se glissent dans lassistance clairsemée et tentent de recoller les morceaux. Renaud de Vray, le journaliste local, auteur dune chronique hebdomadaire au vitriol, « La Vérité de Vray » sapproche de lhomme qui a accompagné le sous-préfet et qui, dos au mur, dévisage les assoiffés.  Bonjour. Cest vous le capitaine Zegranian le transfuge parisien de lantigang ?  Ça date un peu. Aujourdhui, on dit « BRI » mais lesprit reste le même. Et vous ?  Renaud de Vray, je suis  journaliste, je sais.  Déjà ? Cest beau la popularité   ou limpopularité, au choix. Tout dépend de Ah, une visite ! Peyroutoux rejoint les deux hommes. Il ironise.  Lequel profite de lautre ? Camille Zegranian napprécie pas  Vous imaginez toujours les gens à votre image ? Peyroutoux a eu sa dose de contradicteurs  Et vous ? Pourquoi ne pas avoir expulsé lagitée de ser-vice ?  Parce que jétais lofficier de sécurité du sous-préfet qui na jamais été menacé !  Et puis cest plutôt sensé ce quelle a dit ! Dailleurs, monsieur le maire, dans mon article, je compte faire un zoom sur son action car enfin personne nignore que   écrivez ce qui vous plaît vous nêtes plus à un pro-cès en diffamation près !  Mes lecteurs en raffolent  Messieurs ! Il rejoint ses invités. Renaud de Vray et Camille Zegranian, le capitaine de la Police Judiciaire de Sarlat, le suivent du regard.
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