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Le lieutenant Matias, de la police criminelle de Bordeaux, doit faire face à un snipeur urbain. Aidé de son collaborateur, Cédric Thomas, ils vont tout faire pour mettre un terme aux agissements du tireur… mais l’enquête s’avère être beaucoup moins simple qu’elle n’y paraît. Le snipeur a de bonnes raisons d’agir de la sorte, et tout ceci va déboucher sur différents trafics, et impliquer entre autre une ancienne secte… « Moon Solarius »… Des européens sont impliqués dans ces trafics… Qui est le snipeur… ? Qui est Synouthep… ? Qui est le fantôme… ?
Publié le : vendredi 8 avril 2016
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EAN13 : 9791026204787
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yannick MONTOUSSAIN Janus
© yannick MONTOUSSAIN, 2016
ISBN numérique : 979-10-262-0478-7
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Le lieutenant Matias de la police criminelle de Bordeaux, doit faire face à un sniper urbain. Aidé de son collaborateur, Cédric Thomas, ils vont tout faire pour mettre un terme aux agissements du tireur… mais l’enquête est beaucoup moins simple qu’elle ne peut le faire croire. Le snipeur a de bonnes raisons d’agir de la sorte, et tout ceci va déboucher sur divers trafics, impliquant entre autre une ancienne secte, vieille de vingt ans… « Moon Solarius »…
Des européens sont impliqués dans ces affaires…
Qui est le snipeur… ?
Qui est Synouthep… ?
Qui est le fantôme… ?
Il faisait chaud en ce jour de 14 juillet, Bordeaux était paré de ses plus belles couleurs, et la place de la victoire, en plein centre ne faisait pas exception.
De nombreux clients étaient assis aux terrasses des cafés et des restaurants, les rues étaient bondées et la musique retentissait d’un peu partout. Il était 23h45, et tout le monde s’amusait, chantait et dansait en attendant le traditionnel feu d’artifice qui ne tardait plus à arriver tant la fête était belle.
Tout le monde, sauf une personne, qui s’affairait à chercher une cible dans la lunette de sa carabine de guerre, une HSG-1 308 Magnum chambrée en 7-62, une arme qui lorsque son projectile atteint sa cible, celle-ci est irrémédiablement détruite. Munie d’un silencieux, l’arme reposant sur son bipied, cherchait un homme en particulier dans la foule regroupée sur la place. Le sniper était très calme, et seule sa respiration aurait pu indiquer sa présence dans la pièce d’un immeuble situé à environ 300 mètres de la place Bordelaise. Il se préparait à son tir sans sourciller. L’homme portait une cagoule des forces spéciales, noire, comme l’ensemble de ses vêtements, jusqu’aux gants, des blackhawk de l’armée. Pas un mot ne sortait de sa bouche… il cherchait, et cherchait encore, quand enfin il trouva sa cible. Il s’agissait d’un homme d’une bonne trentaine d’années, de type caucasien, et qui discutait avec quatre autres personnes. Le sniper prenait tout son temps avec sa cible, mais jamais il ne la perdait de vue. Dans sa lunette haut de gamme, étaient inscris le verrouillage et la distance du point à atteindre, et celle-ci indiquait le cœur de l’homme à 284 mètres. Aux douze coups de minuit le feu d’artifice commença, le sniper poussa un petit soupir de soulagement, comme s’il n’attendait que ça… Que le spectacle commence afin que tous les yeux regardent vers le ciel, et ainsi le coup de feu atténué par le silencieux et les diverses fusées multicolores passerait inaperçu… Mais au moment d’appuyer sur la détente, un petit groupe de personnes se mit devant l’homme visé, le protégeant du tireur, ce qui le fit râler doucement.
Il était maintenant minuit 10, et le tireur embusqué redoutait que sa cible ne lui échappe…il grommelait sous sa cagoule…
Trois jours que je te suis… je ne vais pas te lâcher comme ça mon gars... Allez bouges… comme ça … Là, tu es bien… Crève!!!
Enfin le groupe de personnes venait de se déplacer, laissant libre accès à la balle que le sniper destinait à l’homme vêtu d’un blouson de cuir qu’il portait ouvert. Le tireur solitaire pressa alors la détente, et dans les quelques centièmes de secondes qui suivaient, l’homme s’effondrait sur les pavés de l'esplanade, mort sur le coup, la balle tirée avait atteint son but, le cœur de celui-ci.
Alors que des cris et des bousculades venaient perturber à présent cette chaude nuit de juillet, l’homme qui venait de tirer, finissait de ranger son arme dans une valise prévue à cet effet. Il quitta la pièce sans même regarder si son tir avait atteint sa cible, tant il était sûr de lui. Il avait pris soin de ne laisser aucune trace de son passage, et il avait récupéré la douille de son tir. Une minute plus tard, il disparaissait dans sa voiture qu’il avait garée devant l’entrée de l’immeuble vidé de ses occupants, partis en famille célébrer le 14 juillet et son feu d'artifice.
Au matin, lorsque l’inspecteur Matias arrive au commissariat de Bordeaux ... Tout le monde parlait de la victime du 14 juillet. Lui- même était déjà au courant, par le biais de la radio FM de sa voiture, et de son supérieur qui avait également eu la délicatesse de l’appeler à 6h du matin pour l'informer de ce fait divers et qu'il l’attendait dans son bureau à 7h00 pétantes.
- « Bonjour Matias, j’espère que vous avez bien dormi, parce-que la journée risque d’être assez longue! -Oui, oui ça va monsieur…entre le feu d’artifice, la musique et votre appel, j’ai bien dû dormir 3 petites heures… Impeccable! -Chacun sa croix Matias…Chacun sa croix…Moi la mienne, c’est le préfet. Il veut des résultats sur ce meurtre le plus rapidement possible, car il a peur que l’on ait affaire à un tueur en série… Vu son coup d’éclat de cette nuit, il pense que c’est un tireur urbain, qui tape au hasard, là où il y a du monde… Et comme nous sommes en été, je vous laisse imaginer le
nombre de victimes que cela pourraient faire! Donc vous prenez cette affaire en mains, et vous faites au mieux, et surtout le plus vite possible… Voilà!!!
-Ben oui monsieur, je vais faire au mieux, comme d’habitude… Et merci du cadeau…Ce sera tout?
-Ce sera tout Matias, ce sera tout…Vous pouvez y aller.
-Bonne journée monsieur. »
Matias quitta le bureau du commissaire, et retrouva le détective Cédric Thomas dans le sien. La mine du lieutenant ne laissait guère de doute à l’enquêteur Thomas, sur la journée qui s’annonçait…
- « Bonjour Thomas, bon j’imagine que vous êtes au courant de l’affaire, et que le préfet est sur le dos du commissaire, et que le commissaire est sur le mien…
-Ouais ouais, je suis au courant, mais bon pour l’instant, nous n’avons rien, et la scientifique est toujours sur les lieux, donc la seule chose que nous puissions faire, est de l’y rejoindre.
-Eh bien allons-y!!! »
Quinze minutes plus tard, ils étaient tous les deux sur les lieux du crime, afin d’interroger la scientifique sur d’éventuelles pistes. S'il y en avait…Tous les policiers présents, s’affairant à chercher d’éventuels indices, quels qu'ils soient… Deux policiers se rapprochèrent de l'enquêteur…
- « Alors, vous avez quelque chose?...Demanda Matias…
-Non, il est encore trop tôt… Le cadavre est à la morgue, et la seule chose que nous savons pour l’instant, c'est la direction approximative du coup de feu… Il serait venu de par-là, cette grande rue qui descend vers la gare SNCF. Il montrait la rue qui rejoignait la place de la victoire…Une avenue plus qu’une rue d’ailleurs, longue de plus de 800 mètres, dont la plongée vers la place formait un boulevard à qui voudrait y commettre un tir longue distance, à condition d’avoir le matériel nécessaire à l’exécution d’une telle entreprise…
-Et le mort, on a quelque chose sur lui? Demande Matias…
-Un certain Evgueni Patchko, nous avons trouvé sa carte d’identité dans une de ses poches… Nationalité française, 35 ans, type caucasien… Bien sapé… Apparemment personne ne le connaît… Une
balle de gros calibre dans le cœur… Du monde partout, mais personne n’a rien vu ni entendu, mais bon en même temps avec le feu d’artifice, il ne fallait pas s’attendre à autre chose.
Ben ouais, évidement…rétorqua Matias…du gros calibre vous avez dit! On peut donc supposer qu’effectivement, le coup de feu serait de longue distance… Si c'est le cas, le tireur est sacrément doué…Parmi tout le monde qu’il devait y avoir hier soir, toucher quelqu’un sans en atteindre un autre est un véritable exploit…Ou un coup de chance peut-être. »
Matias restait perplexe face à cette dernière possibilité. La chance n’avait certainement rien à voir dans tout ça, on utilise du gros calibre pour une raison bien précise, jamais pour tirer au hasard…Un tir est préparé en fonction de la cible, et le tireur savait probablement ce qu’il faisait… Il avait beau se frotter le menton, lui rappelant d'ailleurs qu’il ne s’était pas rasé depuis quelques jours; ce ne serait pas ça qui l’aiderait dans son enquête. Thomas qui avait vu Matias songeur, le ramena à la réalité, et d’un air détaché, avec un petit sourire lui dit.
- « Faudrait penser à vous raser patron, ça vous empêche de réfléchir… Enfin ce que j’en dis…Mais plus sérieusement, je pense que le tireur est sacrément doué…
-Un tireur d’élite?...lui répond Matias
-…Probablement…Mais pourquoi l’avoir abattu au milieu de la foule? Il est hors de question que ce soit un tueur à gages, il ne prendrait pas le risque de toucher quelqu’un
d’autre… La renommée d’un sniper se fait par son travail, s’il fait du top, il aura du taf! Dans le cas contraire, personne ne l’engagera…Trop risqué»
Matias savait que son collègue avait raison, démonter quelqu’un à l’aide de ce qui paraissait être un gros calibre, ne tenait pas du hasard, et si c’était le cas contraire, il ne parvenait pas à s’expliquer pourquoi le tueur n’avait pas continué à taper dans le tas…Rien ne le lui interdisait, du moins sur le moment…si c’était bel et bien un sniper urbain, il avait là hier soir, une occasion de faire un carton parmi la foule…Et c’est dubitatif, qu’il répond à Thomas…
- « Vous avez raison… Enfin peut-être…Ou alors, il veut marquer les esprits… Le message est clair, c’est quand il veut, où il veut…il peut atteindre n’importe quelle cible, et qu’importe s'il y a du monde …Ou alors, il connaissait sa victime… »
Le flou dans ce début d’enquête était de rigueur, une seule victime parmi la foule, laissait perplexe Matias. C’est le détective Thomas qui sorti le lieutenant de sa réflexion par un cinglant…
- « Et si c’était un solitaire alors!...Ce sont bien les pires, ils sont incontrôlables!...Aucun moyen de prévoir leur prochaine attaque… Mais en même temps, s’ils ne sont pas professionnels, ils font des erreurs … Donc, ça veut dire qu’il va falloir attendre qu’il opère à nouveau en espérant une faute de sa part… c’est le préfet qui ne va pas être content. -Le commissaire non plus…répliqua Matias…et mon dos va encore souffrir…ça va être terrible! Mais bon, j’ai signé… » Matias faisait la moue des mauvais jours…il détestait la manière dont commençait cette journée, ce qui le gonflait au plus haut point. Il savait par expérience que la mention spéciales emmerdes allait de pair avec le lot quotidien de questions, que son supérieur ne se
priverait pas de lui poser pour lui pourrir la vie…Ce n’était pas tant qu’il ne l’appréciait pas, mais plutôt le fait que le commissaire divisionnaire, n’avait pas du tout envie d’être en porte à faux par rapport au préfet…Et ça Matias le savait plus que très bien… Tout en continuant de se frotter le menton, il marmonnait quelques jurons.
- « Font chier ces connards, ils ne peuvent pas se contenter de faire la fête comme tout le monde !... Non au lieu de ça, il faut qu’ils nous emmerdent comme d’habitude… Encore un qui se prend pour dieu, qui croit détenir la vérité ou je ne sais quoi de tordu… Thomas interrompt Matias dans ses jérémiades, d’une phrase tout à fait terre à terre mais au combien réaliste… -Pffff, il faut bien que l’on travaille aussi…Sans eux, nous ne bosserions pas!...
-…C’est vrai, vous avez raison Thomas, heureusement que vous êtes là pour me le rappeler de temps en temps… Sans vous je me laisserai aller… parfois… Bon haut les cœurs, on va aller voir le corps à l’autopsie. »
Après avoir quitté la place de la victoire, les deux hommes se rendent directement au labo du docteur Hueber, le médecin légiste qui avait œuvré dans l’affaire du « ciré noir »… les trois hommes se retrouvent autour du corps de la victime, que le spécialiste avait mis sur la table d’inox et froide afin de l'autopsier.
- « Bonjour docteur, alors ce corps, il a parlé?...demande Matias
-Bonjour messieurs… bof, pas grand-chose à en sortir si ce n’est la balle!...
-Et qu’est-ce qu’elle dit cette balle?
-Que c’est du gros calibre, 308 Magnum, en plein cœur, aucune chance de s’en sortir… C’est du lourd, du très lourd!...Si la victime avait été moins corpulente, il pèse quand même 138 kilos pour 2 mètres, la balle l'aurait transpercé de part en part, et à l’intérieur, il n'y aurait plus rien…mais son blouson de cuir a aussi freiné l’impact… Dans l'immédiat, pour le reste, j’ai bien peur pour vous que ne soyez obligé de vous rendre à l’identité pour en savoir plus!... Ah si, une chose quand même, j’ai pu déterminer, d'après l’angle de pénétration de la balle, que le coup a été tiré d’un point plus élevé que la victime ne se trouvait!... Donc, un tireur isolé, me parait le
plus probable… Et je peux rajouter, que je ne pense pas que le type est tapé au hasard dans la foule, il me parait plus probable qu’il ait visé cette personne, et pas une autre!... Peut-être a-t-il prit le plus grand, mais si c'est le cas, ce n'est pas au hasard.
-Ok docteur, et bien on va aller voir l’identité si elle peut nous apprendre quelque chose sur lui… dit Matias. Puis regardant le corps de la victime, qui était somme toute bien balaise, Matias ne put s’empêcher de rajouter… -Il était costaud quand même… 2 mètres, 138 kilos…ça le fait!
-Mouais…Il aura fallu une seule balle quand même! réplique Thomas
-…J’aime votre côté âme sensible Thomas… Si si vraiment!...Bon allez, à plus docteur. »
De retour au bureau, Matias et Thomas se rendirent de suite à l’identité, et s’adressèrent directement à Pascal…
« -Salut Pascal, t’as quelque chose sur Evgueni Patchko?... Demanda Matias
Pascal était un enquêteur à l’identité judiciaire, la quarantaine, un collègue et ami de Matias. Ils s’étaient connus quelques années plus tôt lors d’une soirée, et depuis une certaine complicité s’était installée entre eux. Pascal bossait devant son ordinateur, sur la carte d’identité de la victime que la scientifique lui avait emmené.
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