L'affaire du GHB

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Une série de viols s'enchaine sur le campus. Les filles ne se souviennent de rien, mais la rumeur gronde de plus en plus fort.

Trois lettres planent comme des menaces sur les étudiantes : GHB.

L'inspecteur Meyer se voit confier cette enquête où aucun indice ne semble émerger.

Il lui faudra faire l'impasse sur ses problèmes personnels afin de résoudre cette affaire et découvrir les violeurs compulsifs.

L'heure tourne, d'autres victimes s'annoncent, il faut faire vite.



Un thriller haletant, au suspense soutenu, où sexe et investigation s'entremêlent pour une enquête policière palpitante.


Publié le : mardi 1 janvier 2013
Lecture(s) : 9
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791025800539
Nombre de pages : 46
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Extrait

Chapitre 1

D'une souple torsion des hanches, Marion échappe aux mains baladeuses de Jordan et de Guillaume. Devant leur mine déconfite, elle glousse  :
- Vous êtes mignons les mecs mais vous êtes un peu trop !
- Un peu trop quoi ? interroge le premier en tentant de la retenir par la taille.
Souriante, elle se dégage adroitement et agite sous leur nez un index réprobateur.
- Je me comprends...
- Moi je comprends rien, bougonne Guillaume. Tu t'en vas ? On n'a même pas eu le temps de faire connaissance...
- Non, non... mais faut que j'aille aux toilettes.
Autour d'eux, la fête bat son plein. C'est chacun pour soi. Personne ne leur prête particulièrement attention. Depuis un moment ça s'agite en cadence au rythme de la techno qui dégueule plein pot sous les spots plutôt maigrichons. La majorité est venue pour ça. S'éclater un max, oublier les cours l'espace de quelques heures, ne plus se prendre la tête avec les profs et  les exams.

Entre les copains, les copains des copains et les autres, ils sont pas loin d'une centaine dans ce loft réquisitionné à l'occasion de la traditionnelle soirée donnée par l'école d'archi. On y retrouve la plupart des types cools de la fac. Il y a de quoi fumer, de la picole à volonté et des bonnes vibrations. Marion à peine disparue, Jordan s'empare du verre de vodka-orange de la fille et y verse discrètement le contenu d'un petit flacon.
- T'es sûr que ce sera efficace ? demande Guillaume.
- Balise pas, je te garantis le résultat... quand elle aura bu ça, cette pétasse nous suivra comme un petit chien... y a pas de lézard !
- Tu dis toujours ça seulement rappelle-toi la dernière fois  ! Ca devait marcher comme sur des roulettes aussi. Total, on a été obligés de se tirer en vitesse quand la fille nous a appris qu'elle attendait quelqu'un...
- D'accord mais celle-ci nous a affirmé qu'elle était libre comme l'air pour toute la soirée.
Lorsque la blonde sort des toilettes, un énergumène hérissé de dread-locks et drapé dans une écharpe aux couleurs rastas qui lui tombe plus bas que les genoux  l'intercepte, lui parle avec animation, grands gestes à l'appui.
- Pourvu que ce con nous casse pas la baraque, marmonne Jordan.
Mais elle s'en débarrasse rapidement et revient vers eux en esquissant des pas de danse.
- Ouf ! fait-elle en se laissant tomber sur les coussins. Vous trouvez pas qu'on crève de chaud ici ?
- Mets-toi à l'aise, enlève ton pull...
- J'ai rien en-dessous.
Les deux potes prennent un air lubrique. Guillaume fait mine d'avancer une main vers la poitrine moulée par un pull blanc et ricane :
- Raison de plus, on pourra mater tes nichons.
- Tu verrais que mon soutien-gorge, dit-elle en lui donnant une tape sur la main.
Les deux garçons affichent des grimaces dépitées. Font semblant de se lamenter. Elle s'amuse de leurs mimiques puériles puis se saisit de son verre, le sèche cul sec et déclare :
- Vous avez toujours pas fini de me raconter l'histoire du type qui a enlevé son froc avant d'entrer en cours...
Jordan hausse les épaules.
- Bof ! Ca vaut pas le coup, ce gonze est un barge...
- Pas comme vous ! rétorque-t-elle d'un ton ironique. Vous, vous êtes des étudiants modèles !

- Charrie pas, s'insurgent-ils. Seulement nous, on veut pas moisir dans cette fac de deuxième zône. Le diplôme, il nous le faut ! Alors on bosse, on fait le nécessaire pour gicler le plus vite possible et intégrer un Master de commerce...
La blonde ne paraît pas plus impressionnée que ça mais elle arrête de les vanner. Tous les trois restent silencieux quelques instants, se laissant envahir par le martèlement de basse obsessionnel d'un vieux morceau de Daft Punk.
- Bon, ben si vous avez plus rien à raconter, reprend Marion au bout d'un moment, on pourrait danser un peu...
Galants, ils l'aident à se lever en exécutant des ronds-de-jambe qui leur provoquent une crise de fou-rire. La fille une fois debout se passe le dos de la main sur le front, rejette ses cheveux en arrière.
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