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L'Assassin et autres nouvelles insolites

De
42 pages

Un gardien fidèle, une jeune fille charmante, un scientifique jaloux... Ce recueil de nouvelles est un cocktail d'émotions et de rebondissements.

Les lecteurs voyageront d'un univers à l'autre, parfois envoûtés, souvent déroutés, mais toujours captivés !

Ils finiront bien par se rendre à l'évidence car les apparences sont trompeuses !


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-98525-5

 

© Edilivre, 2016

L’Assassin

La nuit est tombée. Tout est silencieux dans la maison. Dans le lit, je contemple le visage paisible d’Eléna. Je l’aime tellement. Je ne pourrais vivre sans elle. Pourtant, la nuit s’est levée et il faut que je parte. Cet instinct qui me dictait ses sombres desseins et dont j’étais la marionnette, me l’ordonnait. Je regarde une dernière fois la belle femme brune. Sa chevelure soyeuse l’entoure comme une couronne. Un rayon de lune effleure discrètement sa joue. Je soupire. Elle dort d’un sommeil profond ; je ne risque pas de la réveiller.

Je sors du lit sans faire aucun bruit et me faufile dans l’entrebâillement de la porte. Elle n’aime pas ce que je fais. Elle n’a pas les mêmes pensées que moi mais elle m’aime quand même…

Et c’est le principal.

Je traverse la maison à pas de loup, guidé par la lumière de la lune. Je pense à ma prochaine victime.

Je sors enfin de la maison par la petite porte. La lune m’aveugle et la fraîcheur glace mes os. Mais rien n’arrêtera la mission qui m’a été confiée. Silencieux et concentré, je reprends mon chemin. Dans la petite rue exiguë, l’astre blanc me regarde d’un air réprobateur ; comme s’il savait que j’allais commettre un meurtre. Mais je n’ai pas de soucis à me faire. La lune a peut-être des yeux mais elle n’a pas de bouche. Elle ne pourra pas avertir celle que je dois tuer ce soir. Souple et gracieux, je saute, je glisse, je vire dans la nuit sombre, traversant la ville déserte à cette heure. Sous mes pas, le pavé est dur et froid. Il est traître. La bruine le rend glissant. La nuit est là, emplissant les moindres recoins de sa présence. Elle est souveraine, et étouffe les bruits de la ville endormie… Rien ne m’importait plus que mon objectif.

Soudain, je m’arrête, tous mes sens aux aguets.

Je l’ai repérée. Ma cible est là, tournant comme une âme en peine. Elle ne se doute pas que je l’observe, tout proche.

Je m’approche doucement, en rasant les murs. Ombre furtive, je me fonds dans la nuit, à l’abri du regard courroucé de la lune. Elle me gêne. Ma victime est sur ses gardes. Mais elle est obligée de sortir. Oui, obligée. Elle ne peut faire autrement. C’est pour cela qu’elle ne dort pas.

Mes muscles se contractent, mes yeux se plissent, et la bruine continue de tomber, inexorablement, n’altérant en rien ma concentration. Encore quelques secondes…

Et soudain, je bondis et me jette sur elle. Celle-ci pousse un cri et essaye de fuir… trop tard. En voyant qu’elle ne peut pas m’échapper, elle se débat de toutes ses forces en poussant des cris aigus mais d’un coup sec, je l’achève avant qu’elle ne réveille tout le monde.

Je promène mon regard sur l’impasse, le cadavre gisant sur le sol. Çà et là, des sacs poubelles remplis jonchent la ruelle. Ça devait grouiller de souris par ici… j’en ai déjà une, ça suffira pour ce soir. Avec ma gueule, je ramasse ma proie et repars d’une démarche féline auprès de ma maîtresse.

Mission accomplie.

Terreurs fictives

Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche… Personne. Je me retourne vers Lise. Elle attend mon verdict.

– R.A.S. On peut y aller !

Dans la pénombre du soir, deux silhouettes furtives courent dans les rues : Lise et moi. Personne d’autre.

Le couvre-feu est installé depuis bien longtemps. Mais nous aimons sortir la nuit, sous le nez des patrouilles. Depuis le coup d’État, nous ne sommes plus libres de rien. Une dictature sévère que personne n’ose contester. Sauf nous.

Nous ne pouvons-nous voir que la nuit, dans l’ancienne ville de Paris, détruite par les bombardements. Même si les risques sont grands, nous avons besoin de partir loin de l’enfer et de nous promener tous les deux, seuls. Mais pour cela, il fallait sortir de la ville.

En...