L'Atlantique et les Amants

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L'océan et les arènes, l'Atlantique et les taureaux, les jeux des amants. Liés par un pacte de non-retour, Eric et Léna fuient vers le Sud et le soleil. Dans les Landes et le Pays Basque, ils vont retrouver Angel, voué à de singuliers rituels tauromachiques. Car les héros de cette aventure sont toujours tentés par la transgression. Nomades et spontanés, manipulateurs ou manipulés, ils ne reculent pas devant l'équivoque et les expériences inédites. Ainsi, grâce au surf, Léna affronte la vague toute-puissante, tandis qu'Eric assiste au combat d'Orion, l'imprévisible Minotaure. Entre rage et fragilité, défi et déchirement, Eric et Léna sont les amants du monde. De ses matières, de ses lumières et de sa chair. Ils aiment la prouesse, le danger, et découvrent la mélancolie. Leur culte, c'est l'Atlantique ouvert et la corrida des secrets.


Publié le : jeudi 1 octobre 2009
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EAN13 : 9782021006216
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iel. Soudain, ils ière. Leur moto leur désir dans serment de ne
’autoroute, son ur gaine noire, e beau ruban de
délivre de tout ir immédiat les rs casques dans louissant soleil uglant. Ne plus eu, de matière. fer, la flamme,
repères. Muets ils poussent des ements de joie nnée se cabrait,
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averser d’autres tre. Tout est pos-e vigilance béate. insi. Éric plonge on dos gluant de ait que c’est son avoir qui se dis-e, le rail continu matérielle, son
est. Les Landes.  les pinèdes, les ne grande fumée évitent la dépar-ntier, une longue ent, le rempart égétaux fluets. ente. Ils s’enfon-ensation de lour-eur sueur quand ne brèche plus mense théâtre. rmée de canons. x véloces, imma-. C’est lui qu’ils elliqueuse, inlas-uple, élastique. cabre d’un coup, soulèvement de le d’écumes. Les tripes. La mon-fend et lâche son
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grandes hémor-
 de cuir. Leurs volcan ouvert. ble. Ce miroite-ue l’Atlantique evronnés. Léna un bond, elle se nge d’un coup vague. Elle tra-aintenant nage oujours redouté naît assez bien peut rester là à eut tout. Il veut  l’autre côté de iberté où Léna
ance tout droit. s. La première a deuxième se in fouet, l’em-l’arène, le roule graviers ruisse-e tout de suite. aut pas insister. voit plus que la fini, la fresque peur de la mer. eurt. Depuis la ingt ans. Mais e de la route, la
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lui sur l’Atlan-oudain, trompe seconde qui se ranchi la barre lame de fond le he les yeux, les vahit, le noie et pieds: le trou, foque, ouvre la  mer, le poison
mbat visqueux. ’abord, ni plus  halé en sens de l’effroi, de la aletant. Il a la teur de pieuvre.
me pas, la mer. rridas? J’ai hor-m’y frotte plus! es pour l’Atlan-t retrouver un ns le Nord. Le les où son père escent était ren-ière de torero. , aussi gros que sa casse. Aller  arène bornée, sait la corrida.
L’Atlantique était toujours neuf, oui moderne! La cor-rida était complètement archaïque. En fait, elle ne sup-portait pas la mise à mort. L’animal qu’on achève si souvent… Le matador hésite, attend, pendant que la bête estoquée, abrutie, tournoie, titube, bave son sang. Après un bref calcul du regard, le mec prend sa déci-sion. D’un pas assuré il va chercher l’instrument adé-quat. Il revient, dirige un œil sagace et enfonce d’un coup bref une épée plus courte ou une dague dans le crâne du Minotaure misérable. Souvent, la bête l’attend à genoux. Elle souffle. On l’entend. On voit battre son énorme flanc. Elle ne comprend rien. Elle ne sait pas qu’elle va mourir. Le mec frappe. Elle s’affale net sur le côté. C’est tout. Comme un machin déjà putride et raide, pattes en l’air, que des chevaux furieux, excités par despeones, enlèveront illico. Alors le matador se cambre, se pavane et salue. On l’ovationne. Léna se bloque. C’est irrépressible. Une vague amère la sub-merge, la renverse, la roule, oui, là, sur le sable ensan-glanté de l’arène. Léna échouée sur le flanc de cuir, flasque, éclaboussé. Cette espèce d’outre ballonnée, noir et rouge, la paillasse percée du taureau. Tout près du mufle, Léna: pleur de sang, pleur d’arène. Sur l’océan et sur la corrida, ils sont incompatibles. Gémellés sur la moto. Amourachés du soleil. Assermen-tés. Toutefois, il y a une différence. Éric désire la mer. Il voudrait connaître lafaenades vagues, de l’autre côté de la barre. Cette concorde cadencée entre l’homme et l’eau. Duo dansé, océanique. Léna, elle, ne convoite jamais les noces de la muleta, du taureau et du marlou pailleté. Éric en a pris son parti. Il n’essaie pas de la convaincre. Il ira seul regarder Angel.
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ourraient loger oue au fond de . Pas la grande, encore. Mais à pinède et mer, terreux, vaseux. asse. Vaste cra-voisinage de ce iscornue, isolée pal est flanqué Pascal pratique ans son bric-à-un peu présenté inalité convien-
z enrobé, yeux tre. Un homme pour autant. Ni lent sans qu’on ythme régulier, evant sa maison d’herbes folles,
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