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L'Attrapeur d'ombres

De
432 pages

Seb Meyer, jeune photo-journaliste vient de prendre quelques clichés dans les rues de Sarajevo assiégée quand, autour de lui, tout s'éteint. Rapatrié par la Forpronu, incapable de se souvenir de ce qui lui est arrivé, il comprend bientôt que sa vie est définitivement brisée : la perte de son oeil directeur le condamne au chômage et à la débrouille.


Quand un confrère lui rapporte de Bosnie son sac photo, il y découvre une pellicule oubliée. Là se trouve peut-être l'explication de sa déchéance. Dès lors, Seb ne vit plus que pour se venger. Commence alors pour lui une véritable descente aux enfers : snipers reconvertis dans le business de la mode, mercenaires enrichis dans les filières de l'immigration et de la prostitution, tour operators avides de sensations fortes. Sa quête le conduit à errer dans le Sarajevo d'après-guerre, dans les antichambres de l'esclavage moderne, et à se perdre dans les méandres les plus sombres du crime organisé. Seb, à bout de forces. Il découvrira que les pires assassins ne sont pas ceux que l'on croit.


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Patrick bard est photographe et romancier (La Frontière, L’attrapeur d’ombres). Il est également l’auteur de nouvelles et certains de ses textes ont été adaptés pour le théâtre. Son premier roman, consacré aux femmes mexicaines assassinées à Ciudad Juárez,La Frontière, a reçu le prix polar Michel Lebrun 2002.
DU MÊME AUTEUR
Monographies et ouvrages photographiques
Paris côté cour (texte de Jacques Brunel légendes de Léo Mallet) Hatier/Berberousse, 1985 Masques à Jazz (sur des poèmes de Jean-Claude Charles) Port-folio, L’Échiquier d’art, 1990 Quelques dimanches en bord de Marne (en collaboration avec Thierry Jonquet) Éditions Amatteis, 1990 Paris-Chansons : les 100 plus belles chansons de Paris (Régine Deforges & Patrick Bard) Spengler, 1993 Mango-Images, 1998 Blues Mississippi Mud (texte de Patrick Raytuil) La Martinière, 1993 Aubrac (nouvelle de Jean-Bernard Pouy) Chamina, 1995 La Banlieue des quatre dimanches (texte de Thierry Jonquet, préface de Pierre Sansot) Éditions du Parcours, 1996 Causses (préface d’Yves Rouquette) Freeway, 1998 Route 66 (texte de Jean-Pierre Reymond) SPE-Barthélémy, 2001
El Norte Marval 2002 Mongolie, le vertige horizontal (préface de Homeric) Autrement, « Mondes », 2002 Transsibériens Marval, 2003 Lozère : entre arpège et silence (Nicole Lombard & Patrick Bard) Éditions du Bon Albert, 2004 Carnets d’Europe, Brest to Brest Seuil 2005 Pétaouchnock (Jean-Bernard Pouy, avec la participation de Patrick Bard) Éditions A. de Kerversau, 2006 Le Chemin de l’Inca : Qhapac Nan Seuil, 2006 Les Routes du Che Seuil, 2007 Amazone, un monde en suspens (avec Marie-Berthe Ferrer) Seuil, 2009 Retour en Aubrac Chamina éditions, 2009 Partir Petit Traité de routologie (avec Marie-Berthe Ferrer) Seuil, 2011
Romans et nouvelles
Mojo(nouvelle) inLes Treize Mortsd’Albert Ayler Série Noire/Gallimard (avec Jazz et Polar festival), 1996 La Frontière prix Polar Michel Lebrun 2002 prix Brigada 21 (Espagne) du meilleur roman
policier étranger 2005
prix Ancres Noires 2006 Seuil, 2002 o et « Points », n PI 102 La Quatrième Plaie Fleuve noir, 2004 o et « Points », n P1914 Le Chien de Dieu Seuil, 2008 o et « Points », n P2167 Orphelins de sang Seuil 2010 et « Points », 2012
TEXTE INTÉGRAL
ISBN 978-2-02-130580-7
re (ISBN : 2-02-057195-1, 1 publication)
© Éditions du Seuil, février 200«
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Cet ouvrage a été numérisé en partenariat avec le Centre National du Livre.
Ce document numérique a été réalisé parNord Compo.
À la mémoire d’Ernest Mouchebœuf, mon
grand-oncle, revenu d’Argentine pour
tomber dans la Somme en 1918.
« Le sniper doit être capable de tuer calmement et délibérément une cible qui ne représente pour lui aucune menace immédiate. Il est beaucoup plus facile de tuer en situation de légitime défense, ou de défense d’autrui, qu’il ne l’est de tuer quelqu’un sans mobile apparent. Le sniper ne doit pas être vulnérable à des émotions apparentées à l’anxiété ou au remords. Les candidats à l’entraînement de tireur d’élite essentiellement motivés par le prestige peuvent être inaptes à faire preuve de cette froide rationalité exigée par le métier de sniper. » Manuel des théâtres d’opérations o n 23-10 de l’Armée des États-Unis.
Jérusalem-Est, mai 2002
Prologue
La salle du restaurant The American Colony était pleine à craquer de journalistes, de photographes, d’équipes de télévision qui tenaient conférence en toutes les langues du monde sous les vieux plafonds coloniaux du restaurant palestinien. Sébastien Meyer, songeur, posa près de la tasse de café oriental vide son exemplaire duHerald TriBuneà une page où figurait un article consacré à plié l’insécurité aérienne en Fédération de Russie. Le journaliste rapportait une blague qui circulait dans les milieux de l’aviation civile russe. Un passager remarquait un parachutiste accroché à une aile de l’avion, qui lui faisait signe de le rejoindre. Paniqué, il appelait l’hôtesse qui se penchait à son tour vers le hublot, puis, tranquillement, sortait un parachute de sous un siège et entreprenait de se harnacher. « Vous n’allez tout de même pas sauter ! » s’exclamait le passager. « Si, répondait l’hôtesse. Cet homme que vous voyez là, accroché à l’aile, c’est le pilote ! » De fait, c’était pratiquement une catastrophe aérienne par semaine, tous vols et tous types d’engins volants confondus, qui survenait dans le pays. Voler sur une compagnie russe, disaient les statistiques, c’était multiplier ses chances de mourir dans un crash par cent. En février 2002, un Tupolev s’était écrasé près d’Irkoutsk, les quatre moteurs coupés pour une raison inconnue, panne de kérosène, semblait-il. Et, quelques jours auparavant, c’était une ligne à haute tension qui avait mis un terme à la carrière politique du général Alexandre Lebed, adversaire malheureux de Poutine aux précédentes élections. Décidément les hélicoptères volaient bas, dans ce pays. Sébastien Meyer étira ses jambes douloureuses et marcha jusqu’au Kiosque d’Ibrahim, dans le jardin près de la fontaine en pierre rose de Jérusalem qui glougloutait sous les palmiers. L’air sentait le jasmin. Il leva les yeux vers le ciel cobalt d’Israël, traversé par un jet d’El Al. Ça faisait six ans, presque jour pour jour.
1.
« L’ŒIL ÉTAIT DANS LA TOMBE »
Un pour Un
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