L'enfant lacéré

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Hugo, joueur de football professionnel, part à la poursuite d'un hypothétique assassin… L'enquête est menée au gré des tourments de sa pensée, hantée par deux drames symboliques de la violence et du racisme d'aujourd'hui : ceux du Heysel, en 1985, et de Clichy sous bois, en 2005. Elle est, en fait, prétexte à un retour aux sources de son enfance et sonne comme remise en cause d'une existence dorée, mais en équilibre fragile entre travail et sport, vie publique et vie intérieure, monde adulte et enfance... Un regard différent sur le football qui tente de poser les questions sensibles d'identité et d'engagement dans la société
Publié le : samedi 12 janvier 2008
Lecture(s) : 226
EAN13 : 9782304021721
Nombre de pages : 143
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Titre
L’enfant lacéré Mémoires critiques d’un footballeur-pro
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Titre Luc Montlevrant
L’enfant lacéré Mémoires critiques d’un footballeur-pro
Roman
5 Éditions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02172-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304021721 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02173-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304021738 (livre numérique)
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ILA MER DÉCHIRÉE
Ses mains s’étaient lacérées au grillage. Ses genoux s’étaient écorchés aux saillies des pier-res… Il avait basculé dans le vide. De 4 à 5 mètres … Un pantin désarticulé, s’agrippant désespérément aux barbelés rouillés… Sa tête avait cogné le sol, dans un barbouillis de sang… Le sang séchait au soleil plombé. L’enfant était mort… L’image le hantait… Comme un accroc dans l’existence… Il était parti dans une de ses balades sans fin, à respirer le vent. L’instant intense où se conju-guaient présent, passé et avenir. La nuit était silence. Il pleuvait. Une pluie comme une cendre fine. Il marchait, arpentant la langue de plage émergée de la mer… Il se frayait passage entre sable et eau, entre vagues et marécages.
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L’enfant lacéré
Il n’était pas si loin, le temps où, débarqué de sa province, Hugo s’était planté, tout hébété, devant le centre de formation, tout amolli de la chaleur qui pesait dans ce « midi » étrange pour lui. Le sable crissait sous ses pas… Il aimait errer là entre rêves et réalité, loin des bousculades du quotidien. Il replongeait en lui-même… A la fin du jour, mer et lumière se mêlent. Le soleil dé-cline, ensanglantant la mouvance des choses. Le vent se fait silence, givrant de sel les broussail-les, accrochant au sable des racines écartelées. Le paysage joue alors comme refuge et mi-roir… Il est image de l’existence, plage fragile dessinée sur l’eau… Mais, il pleuvait et la mer se déchirait. Comme un accroc dans l’existence ! . .… Ce dé-risoire espace à la frange de la mer se cassait. Il se muait en sables mouvants où s’engouffraient les vagues. Les certitudes se changeaient en sculptures de sable friables entre les doigts, qui se fondaient dans l’inconsistance de la plage. ***** Il pleuvait. Une pluie sale, pas franche, boueuse… Des images confuses s’entrechoquaient dans sa tête. Des regards
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