L'éternité ne suffit pas

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Laura Cairn n'entend plus enquêter sur des histoires sordides de divorce et veut passer le concours d'entrée dans la police lorsque Malvina Duval Klein, l'épouse trompée d'un célèbre spécialiste de la longévité, se présente à elle et lui demande de filer son mari. Curieuse, Laura Cairn se rend à la clinique du professeur et y découvre tout un monde d'individus un peu trop beaux et névrosés.


C'est alors que Malvina fait volte face et lui enjoint de renoncer à l'enquête. Intriguée, Laura Cairn passe outre à cette demande et comprend que le couple Duval-Klein est victime d'un gang de saucissonneurs qui s'attaquent à des vieillards fortunés au nom de la génération " flouée " des enfants des baby-boomers, le plus curieux de l'affaire étant qu'à la différence des autres victimes, le patron de la clinique n'a pas porté plainte.


Trouver pourquoi devient alors la tâche aussi difficile que dangereuse de Laura Cairn.


Publié le : jeudi 25 juin 2015
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EAN13 : 9782021291629
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couverture

DU MÊME AUTEUR

ROMANS

La Fille au bout du couloir

Lattès, 1997

 

Je meurs d’envie

Stock, 2000

 

La Loire n’oublie jamais

Lattès, 2001

 

Essaie encore

Lattès, 2005

 

Le Mystère du TGV 7777

Gallimard-Jeunesse, 2008

ESSAIS

Nous sommes irrésistibles :

(Auto)critique d’une génération abusive

Seuil, 1990

 

Nos enfants nous haïront

(avec Denis Jeambar)

Seuil, 2006

et « Points », no P1769

 

La République des femmes

L’Archipel, 2007

 

Comment je suis devenu français

Seuil, 2007

 

Du rimmel et des larmes

Seuil, 2009

DANS LA MÊME COLLECTION

Brigitte Aubert

Reflets de sang

 

Alex Berenson

L’Espion fidèle

 

Bernard Besson

L’Imam bleu

Chien Rouge

 

Ken Bruen & Jason Starr

Sombres Desseins

 

Lee Child

Sans douceur excessive

 

Martin Cruz Smith

Le Spectre de Staline

 

Adam Fawer

Improbable

 

Chuck Hogan

Le Prince des braqueurs

La Lune des morts

 

Charlie Huston

Trop de mains dans le sac

Le Vampyre de New York

 

Juris Jurjevics

La Nuit des abîmes

 

Natsuo Kirino

Out

Monstrueux

 

Andrew Klavan

Shotgun Alley

Damnation Street

 

Matthew Klein

Ed le pigeon

Retour de rêve

 

Jeff Lindsay

Ce Cher Dexter

 

Thomas Perry

Blonde de nuit

 

Elvin Post

Jour de paie

 

Scott Pratt

Angel est innocente

 

Joshua Spanogle

Zone de confinement

 

Jess Walter

Où les borgnes sont rois

À Caroline.

1

La vie n’est pas si compliquée, quand on la simplifie. En sortant du vestiaire de la piscine, Laura savoura cet aphorisme dont elle avait mis trente et un ans à découvrir l’acuité.

Les marronniers de l’avenue Gambetta tremblotaient sous le soleil de juin, le café des Tourelles avait sorti en terrasse deux tables et cinq chaises en osier. Les SDF du square Vallerey avaient abandonné leurs duvets hivernaux pour un vagabondage bavard, de l’épicerie à l’Abribus et retour, canettes de bière à l’appui. Laura Cairn, elle, avait encore six mois pour préparer l’examen d’entrée à l’école de police, et elle allait le réussir.

Après avoir nagé un kilomètre, elle éprouvait toujours une légère euphorie. Ce jour-là, sa fille Amélie allait découvrir la maison de poupée en bois qu’elle lui avait construite pour ses cinq ans en espérant se faire pardonner ses absences à répétition. Priscilla, la baby-sitter, serait là, douce comme du caramel. Le vieux concierge Antonio, lui aussi, avait promis de passer. Et Henri, bien sûr. Ce soir, elle leur annoncerait à tous qu’elle allait changer de métier et reprendre les nom et prénom de son état civil, auxquels elle avait renoncé sept ans plus tôt.

« Voilà, je vais changer de vie », se dit-elle, et elle sourit toute seule à cette idée. Se croyant élu, le grand Noir qu’elle venait de croiser dans le couloir du métro fit aussitôt demi-tour pour lui emboîter le pas. Avant d’emprunter l’escalier mécanique qui plongeait à pic dans les entrailles de la station Porte des Lilas, elle l’encouragea fermement à rester en surface. « Voilà, je vais changer de vie », se répéta-t-elle plusieurs fois, à haute voix.

C’était étrange. Elle ne parvenait pas à trouver le ton adéquat.

Il n’y avait que trois stations jusqu’à Jourdain. Ce matin-là, elle avait envie d’embrasser la terre entière. La femme assise en face d’elle la fixait d’un air sévère, elle se jura de lui arracher une esquisse de sourire. Quand la rame s’immobilisa, elle se pencha vers elle avant de s’éclipser et murmura : « Vous avez de très jolis yeux. »

Puis, depuis le quai, elle regarda s’éloigner la rame, et le visage de la femme s’illuminer timidement. Alors elle jeta son sac de sport par-dessus son épaule et se dirigea vers son lieu de travail.

Sept ans qu’elle suivait ce chemin : les escaliers de la rue Levert, la montée de la rue des Envierges et l’arrivée au sommet du jardin de Belleville, d’où l’on embrassait tout Paris.

Au moment de pousser le portail du 37 rue Piat, un des immeubles les plus lépreux de l’Est parisien mais pas le moins charmant, elle hésita une seconde. Odilon devait être arrivé. Il allait falloir lui annoncer qu’elle n’avait plus les moyens de prolonger son stage.

Elle entra dans l’ancienne cordonnerie qui lui tenait lieu d’agence d’enquêtes privées et balaya du regard les tomettes rouges, les deux bureaux en chêne envahis de dossiers, le fauteuil club en cuir pour les visiteurs et la vitrine barrée d’un rideau de fer. Malgré les voyous qui prétendaient tenir le quartier, malgré les graffitis, malgré les insultes, et l’espace réduit dont elle jouissait, elle adorait ces vingt-trois mètres carrés sur rue. Droit comme un réverbère derrière sa table, Odilon lui lança, de sa voix calme et nasillarde, qu’elle avait un rendez-vous dans une demi-heure.

Ce n’était pas si fréquent, ces derniers temps, mais elle avait autre chose en tête.

– Moi aussi, j’ai quelque chose à te dire, lui renvoya-t-elle. J’ai pris ma décision. Je rentre dans la police !

Elle le vit accuser le coup, les yeux arrondis de surprise.

– C’est la sérotonine ! dit-il seulement en haussant les épaules.

– La quoi ?

– Vous avez les cheveux mouillés, non ?

Elle se laissa tomber sur sa chaise, lâchement soulagée de constater qu’il n’en faisait pas un drame.

– La sérotonine, reprit-il d’un ton sentencieux, est une molécule qui modifie l’équilibre nerveux en entraînant une contraction des vaisseaux sanguins. Son taux augmentant lorsqu’on pratique un sport, c’est une espèce d’antidépresseur, si vous voulez…

Elle l’interrompit.

– Ok, je suis au courant, dit-elle. C’est quoi, ce rendez-vous ?

– Une femme. Vous n’êtes pas dans votre état normal, Laura.

– Qu’est-ce qu’elle veut, cette femme ?

– Aucune idée.

Elle résista à l’envie de lui dire qu’il aurait dû le savoir, mais bon… elle n’allait pas se fâcher le jour où elle lui apprenait que leur collaboration prendrait fin dans un mois.

Le fouillis qu’elle découvrit sur son bureau renforça sa satisfaction : elle avait pris la bonne décision. Il lui venait toujours de bonnes résolutions à la piscine, essentiellement entre les quinzième et vingtième longueurs de bassin.

L’ennui lui était tombé dessus deux ou trois ans après l’ouverture de l’agence, le jour où elle avait mesuré les limites du métier. En France, le détective privé est ligoté par une infinité de règlements vétilleux, qu’on peut certes transgresser à la marge, mais qui étouffent toute velléité d’action. Et elle, elle avait envie de pousser les murs.

Elle jeta un coup d’œil en biais à Odilon, il s’était replongé dans la lecture du journal. Son nœud de cravate était bien en place et sa queue-de-cheval impeccablement lissée. Ce garçon n’avait pas compris qu’elle ne plaisantait pas.

Elle le vit se mouiller le pouce d’un coup de langue pour tourner sa page et en fut bizarrement remuée. D’habitude, cette manie l’exaspérait.

Elle se leva, brancha la machine à café qui trônait sous son diplôme de détective, tortilla une de ses mèches blondes autour de son majeur en attendant que l’appareil finisse de crachouiller le liquide et alla en déposer une tasse brûlante sous le nez de son stagiaire.

– Tu as capté que nous allions devoir nous séparer ?

Il leva une paupière lourde d’incompréhension.

– Vous n’êtes pas encore dans la police, je peux rester, dit-il.

– Si je réussis le concours de l’école, je ferme. Si je le rate, je ferme aussi, mais dans un an. D’ici là, j’essaierai de vivoter en suivant des cours du soir pour me mettre à niveau. Mais ce n’est pas ça, le souci, dit-elle en s’asseyant sur le coin de son bureau. Tu sais bien que je n’ai plus les moyens de te payer. Même ce mois-ci va être problématique.

Odilon lâcha son journal, s’adossa à son siège, et la regarda avec une sorte de commisération comique. Il avait dix ans de moins qu’elle mais, tout en s’entêtant dans le vouvoiement, la regardait toujours avec un petit air protecteur, auquel elle avait fini par s’habituer.

Elle rectifia le tir.

– Je vais me débrouiller pour te payer ces deux derniers mois. Mais commence à chercher du boulot ailleurs. Tu n’as plus d’avenir ici.

Pour l’aider à se recaser, elle contacterait quelques confrères. Odilon n’aurait pas de mal à retrouver du travail. Malgré son physique de surfeur déguisé en employé de banque, c’était une perle.

Sur le trottoir, une femme venait de s’immobiliser et semblait les observer à travers la vitrine. Rousse, élégante dans sa robe à fleurs, juchée sur des talons aiguille et comme agrippée à son sac à main, elle détonnait dans le quartier avec ses cheveux bien lissés.

– Quelqu’un de ta famille ? lança Laura, ironique.

Odilon replia son journal en soupirant.

– Si vous vouliez travailler dans la police, vous l’auriez fait depuis longtemps, dit-il. Vous n’auriez pas choisi d’être enquêtrice privée.

Elle n’allait pas lui expliquer qu’elle était devenue détective pour échapper à son ancien métier de journaliste et que les flics lui avaient longtemps fait horreur pour des raisons très personnelles : ils ne l’avaient pas crue quand, enfant, elle avait eu besoin d’eux.

La femme leur jeta un dernier regard et disparut. Ils entendirent ses talons aiguille claquer dans le hall de l’immeuble et ralentir devant la porte de l’agence. Trente secondes plus tard, la sonnette retentissait. Odilon bondit de sa chaise et ouvrit à la visiteuse, qui vint s’asseoir dans le fauteuil.

Les deux mains sur son sac de cuir fauve, la rousse demanda d’une voix légèrement rauque :

– Laura Cairn ?

– Oui. Vous avez un problème ? répliqua Laura d’un ton sec.

Ce genre de femme, elle l’aurait parié, incarnait le type d’affaires dont elle avait par-dessus la tête : une demande de filature pour adultère. C’était bien vu. En quelques phrases sobres, l’inconnue lui raconta que son mari la trompait, qu’elle souhaitait divorcer et avait besoin d’affronter cette procédure munie de toutes les armes nécessaires. Soit des preuves. Puis elle se tut et attendit sa réaction.

– On n’est plus au XIXsiècle, dit Laura d’un ton las. On n’a plus besoin de tout ce fatras pour divorcer.

– Ça dépend, lança Odilon.

Laura comprit qu’il n’était pas insensible au charme de la rouquine, très jolie, c’est vrai, quoique dans un genre démodé.

– D’accord, murmura-t-elle. Parfois ça aide, pour le pognon.

Odilon lui jeta un regard indigné, mais la visiteuse ne cilla même pas. Elle ne la lâchait pas des yeux. Le silence s’installa.

Soudain la rousse mit une liasse de billets de cinq cents euros sur la table. Une bonne trentaine.

– L’argent n’est pas un problème, dit-elle. Les enfants, si. J’en ai deux.

Puis elle posa son sac par terre et se pencha légèrement en avant.

– Vous pouvez commencer quand ?

Laura perçut la tension dans sa voix, mais elle n’avait toujours pas l’intention de s’intéresser à son cas.

– Je ne fais pas les adultères, dit-elle.

La rousse rentra le menton et joignit les mains sur ses genoux.

– Je croyais…

– C’est une erreur.

La jeune femme se redressa en esquissant un sourire amer.

– Alors, pourquoi le proposez-vous sur votre site internet ?

Laura lança un regard torve à Odilon. Elle lui avait déjà demandé vingt fois d’y rayer la mention « adultère » et de ne garder que la publicité pour la recherche des personnes disparues, l’intelligence économique, le coulage en entreprise, les enquêtes avant recrutement et, à la rigueur, les missions de surveillance familiale. Beaucoup de parents s’inquiétaient de savoir qui leurs enfants fréquentaient et s’ils se droguaient. Elle-même aurait aimé avoir des parents attentifs, voire anxieux.

Puisqu’il n’en faisait qu’à sa tête, Odilon allait devoir se charger de la cliente.

– Je vois, dit-elle. Mon collaborateur va s’occuper de vous.

Le visage fermé, la rousse reprit ses billets, ramassa son sac, se leva et se dirigea vers la porte. Laura prit conscience à temps que c’était le salaire de son stagiaire qui s’enfuyait ainsi, à pas menus, vers la sortie.

– Attendez ! s’écria-t-elle. Odilon est un formidable enquêteur.

La femme hésita, la main sur la poignée de la porte. Laura ne put s’empêcher d’admirer la masse lustrée de sa chevelure.

– C’est vous que je voulais, dit la rousse.

En trois enjambées, Laura la rejoignit, la prit doucement par le bras et la reconduisit jusqu’au fauteuil de cuir en lui demandant qui lui avait recommandé de s’adresser à elle.

En fait, personne ne lui avait suggéré son nom, ce qui ne l’étonna guère vu la maigreur de sa clientèle et le profil atypique de cette femme au phrasé distingué. Sa nouvelle cliente avait juste flashé sur sa photo, un joli portrait de trois quarts exécuté gracieusement par l’un de ses ex-amants devenu un ami.

Tout en lui glissant rapidement qu’elle travaillait en tandem avec Odilon Marescourt – dans l’espoir de se décharger en partie sur lui de sa future besogne –, elle se maudit d’avoir accepté une fois de plus d’aller coincer deux adultes consentants qui, pour ce qui la concernait et du point de vue de la loi, ne faisaient pas grand-chose de mal en se faisant du bien.

Elle commença donc à poser les questions d’usage à la jeune femme, qui lui répondit sans baisser les yeux. Il y avait quelque chose d’implacable dans son regard. D’implacable et de suppliant.

Elle ne connaissait pas l’identité de sa ou ses rivales. Ancienne assistante de direction, elle avait trente-sept ans et ne travaillait plus depuis la naissance de ses jumeaux, dix ans plus tôt. Son mari était chercheur en informatique. Laura se demanda comment elle allait vivre après son divorce, mais la femme prévint sa question en précisant qu’elle voulait retrouver un emploi.

Quand elle s’approcha d’elle pour lui demander d’inscrire son nom et ses coordonnées sur l’un des formulaires de devis préimprimés qu’elle tenait toujours prêts, la rousse saisit le stylo et marqua un temps d’arrêt.

– Vous préférez vous appuyer sur le bureau ? lui proposa Laura.

La jeune femme hocha la tête, mais garda le silence. Elle avait les mains qui tremblaient.

– Venez vous asseoir sur cette chaise.

La rousse changea de siège, puis se pencha sur le formulaire posé sur le bureau. Odilon semblait frappé d’aphasie par la beauté de cette femme. Debout à côté d’elle, Laura lui fit un clin d’œil et se pencha pour lire par-dessus l’épaule de la cliente. Elle s’appelait Malvina. Le prénom était joli.

Mais en découvrant son nom, elle étouffa un petit cri amusé.

– Duval-Klein ?

La jeune femme leva ses yeux gris vers elle.

– Oui, comme Hubert Duval-Klein.

Hubert Duval-Klein était un célèbre spécialiste de l’intelligence artificielle qui prétendait reculer les limites de la vie. Bel homme, habitué des pages people des magazines, il cumulait les médailles et les honneurs scientifiques tout en étant devenu une sorte d’apôtre du mieux-vivre. Ses livres, qui suscitaient des polémiques enflammées dans le Tout-Paris, servaient de bible à un éventail de stars et de personnalités plus ou moins discutables, mais il s’en défendait avec hauteur : « Je ne suis pas un gourou », avait-il déclaré à Match peu de temps auparavant.

Malvina se passa la langue sur les lèvres comme si elle était soudain desséchée par l’angoisse, reposa son stylo sur le formulaire et baissa les yeux.

– C’est mon mari, reprit-elle d’une voix à peine audible. Vous ne voulez plus m’aider, c’est ça ?

À cet instant, Laura comprit que Malvina Duval-Klein était terrorisée et que c’était son mari dont elle avait peur. Sinon, comment pouvait-on avoir envie de quitter le beau, le séduisant, le puissant patron de la Clinique de la Longévité ? Que pouvait-on redouter d’un homme pareil ?

Un brin piteuse, elle s’avoua alors que cet adultère-là, elle mourait d’envie d’aller y voir de plus près. Certains hommes se croient tout permis, elle était bien placée pour le savoir. Et dès qu’ils ont du pouvoir, ils n’admettent plus qu’on leur résiste.

– Je vais m’occuper de vous, dit-elle. Personnellement.

2

La Clinique de la Longévité était située en bordure de la forêt de Fontainebleau, à cinquante minutes de Paris en voiture. Au dernier feu rouge avant le périphérique, porte de Bagnolet, Laura Cairn compulsa rapidement la liasse de feuillets crachée par son imprimante dans la soirée et en sortit la biographie officielle d’Hubert Duval-Klein.

Sous un slogan ronflant, « Un des meilleurs spécialistes mondiaux de la lutte anti-âge », la photo montrait un bel homme aux cheveux argentés et au visage juvénile barré d’un sourire enjôleur qui lui dégageait les dents jusqu’aux gencives. L’archétype du senior bondissant.

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