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L'éveil - 10 décembre

De


10 décembre

Angoissé par les mises en garde répétées de Richard, Martin Hurston décide pourtant de se rendre dans une usine désaffectée, à la périphérie de la ville, pour y rencontrer le chef des " Rebelles ". Il espère ainsi en savoir davantage sur ce que l'on attend de lui... Et comprendre les rapports entre ce groupe et les Eveillés.





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couverture
Camille-Laure Mari

L’Éveil
10 décembre

images

10 décembre

Après avoir raccroché, je me suis couché, mais la nuit a été difficile. Je me demande si j’ai vraiment dormi ou si c’est le fruit de mon imagination. Vanessa a été très brève au téléphone et cela m’inquiète.

Je ne sais pas pourquoi, depuis quelques jours, j’ai une mauvaise sensation. C’est peut-être dû à toutes les informations accumulées depuis mon réveil. Je repense à Nefer et à ses menaces. Est-il capable de les mettre à exécution ? Qu’est-ce que je risque réellement ?

J’ai rendez-vous avec un homme du groupe des « Rebelles », un homme dont je n’ai même pas de description physique. Vanessa m’a dit que ce n’était pas important, que lui, me reconnaîtra. De plus, aucune heure précise n’a été fixée. Je décide donc de partir tôt, d’autant que l’endroit convenu est assez loin, en périphérie.

Il y avait eu une énorme polémique sur ce lieu. Cette usine avait été construite suite à un accord signé avec une autre ville, mais rapidement les problèmes avaient surgi. Je ne sais même plus ce que l’on produisait ici, peut-être du métal. Le bâtiment n’est plus qu’une ruine. Il se fond parfaitement avec le paysage désolé, et la nature a commencé à reprendre le dessus. Les herbes attaquent les murs décrépis. Je décide d’en faire le tour afin de voir si quelqu’un m’attend. Les vitres sont toutes brisées, il y a des tags partout, des injures écrites en rouge vif, un souvenir de la fermeture sûrement. Pendant que je marche, le seul bruit que j’entends est celui de mes pas, et le sifflement du vent à travers le bâtiment. J’aperçois une silhouette encapuchonnée au loin. J’accélère pour la rattraper. Je me dis que c’est peut-être la personne que je dois rencontrer.

Je remarque aussi que les voix dans ma tête ont cessé leur cacophonie, et qu’elles sont comme endormies, alors qu’en traversant le centre-ville elles n’arrêtaient pas de parler. J’arrive au bout de l’usine, vers ce qui semble être l’endroit où l’on emballait les marchandises, il y reste de vieux containers oxydés. La silhouette est debout devant l’un d’eux et ouvre ce que je devine être une porte, avant de pénétrer à l’intérieur. Tout d’un coup, je me rends compte que les choses ont peut-être beaucoup plus d’ampleur que ce que je pouvais croire.