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L'éveil - 16 décembre

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16 décembre

Martin Hurston s'est une nouvelle fois rendu à l'hôpital pour discuter avec Richard qui a finalement baissé la garde. Il accepte même d'aider Martin à obtenir un passe pour pénétrer dans son ancien bureau et y régler un problème. En sortant de la pièce, il tombe sur l'Outsider...





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L’Éveil
16 décembre

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16 décembre

J’en suis encore à me triturer le cerveau quand je sens quelque chose de doux et humide se coller à ma main et se tortiller sous mes doigts. Je m’exclame :

— Titus !

Je l’avais complètement oublié, celui-là. Richard lui aussi paraît étonné, il ne l’avait pas remarqué.

— Comment est-ce que tu as fait rentrer ce chien dans l’hôpital ?

Je hausse les épaules.

— Le plus naturellement du monde. (Je tapote ma blouse.) Respect de l’autorité ! Personne n’a osé me demander pourquoi un gros toutou me suivait.

Je caresse Titus, tout frétillant d’avoir un peu d’attention. Puis il repart se coucher dans un coin et place sa tête entre ses pattes. Je repense avec nostalgie et tristesse à Vanessa.

Je me tourne vers Richard.

— Il faut que j’aie accès à mon bureau. C’est très important.

Il ne me répond rien. Il pianote sur son bureau, déboutonne le premier bouton de sa chemise, se tamponne le front avec le revers de sa manche. Je remarque que les tics de mon ami n’ont pas changé.

— Richard, s’il te plaît. Il me faut un badge pour y entrer. Toutes les serrures ont été changées, ce sont des lecteurs de cartes partout, et je suis certain que tu as un passe pour accéder à toutes les pièces de l’hôpital.

Il ouvre à contrecœur un des tiroirs de son bureau, et me tend un morceau de plastique blanc numéroté.

— Il en existe un autre dans les affaires de Nefer. Pour que personne ne puisse pénétrer dans ton bureau pendant que tu y seras, je te conseille de bloquer la porte en plaçant un meuble devant. C’est archaïque comme méthode, mais ça reste la meilleure et la plus sûre.

Je prends la carte, je claque des doigts pour appeler le chien et je m’adresse à Richard :

— Merci.

— Sois prudent, Martin, j’ai un mauvais pressentiment. Nefer doit déjà savoir que tu es dans nos murs. Je vais l’occuper, ça te donnera un peu plus de temps. C’est tout ce que je peux pour toi.