L'imposture du destin

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Dès son plus jeune âge, Adrien a su qu'il ne devait pas compter sur le destin pour être heureux. Alors, il s'est battu contre lui, avec succès. À trente ans, il mène une existence que beaucoup lui envient. Mais tout bascule le jour où il tue un homme accidentellement. Il se débarrasse alors du corps, mais cet acte ne le laisse pas en paix : il pense avoir été vu par sa voisine, mais sans doute aussi par sa femme Barbara, jeune artiste au talent prometteur. Beaucoup de suspense dans ce roman qui mêle les genres et dont les rebondissements réjouiront le lecteur... jusqu'au bout !  
Publié le : jeudi 8 janvier 2015
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EAN13 : 9791026201298
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Lisa Delmey

L'imposture du destin

 


 

© Lisa Delmey, 2015

ISBN numérique : 979-10-262-0129-8

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What a man thinks of himself, that it is which determines, or rather indicates, his fate.

Ce qu'un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin

Henry David Thoreau, Walden, La vie dans les bois

CHAPITRE I

 

 

1. Un accident regrettable

 

Jeudi 9 février 2010.

L'homme emporté par le coup qu'on lui asséna à la mâchoire chuta en arrière. Adrien crut entendre la tête craquer au contact de l'arête du buffet. Était-ce le fruit de son imagination ou bien le crâne s'était-il brisé ? Le choc fit tomber un magnifique vase qui s'écrasa au sol en mille débris. Adrien eut un mouvement de recul.

— Merde alors !

Il n'avait pas pu retenir son poing, geste certes regrettable, mais dont il avait rêvé plus d'une fois. Spontanément, il fut plutôt satisfait : tuer quelqu'un était finalement beaucoup plus simple que ce qu'il s'était imaginé. Pas très costaud le type ! Encore un de ces fonctionnaires qui passaient trop de temps assis le cul sur une chaise à gratter du papier à la lumière d'un néon blafard ! Il ne serait pas dans cet état si, comme lui, il trimait jour et nuit au grand air !

Sûr de lui, Adrien négligea de vérifier la mort de celui qui l'humiliait depuis plusieurs mois maintenant, et, le menton à l'abri dans le creux de sa main, il se mit à penser. Cinq minutes s'écoulèrent avant qu'il ne réalise qu'il avait été un peu trop loin : il était dans de beaux draps ! Voilà qu'il se retrouvait avec un cadavre sur les bras ! Et puis il y avait le vase... Barbara y tenait tant à ce vase ! Pièce de collection numérotée, dont l'artiste venait de disparaître, etc etc. Il n'en restait que des morceaux éparpillés.

C'était un jeudi matin de février, le temps était gris, le ciel bas et lourd arrosait les terres déjà gorgées d'eau. Dans la cuisine fraîchement repeinte, Adrien poursuivait ses réflexions. Il oublia les rêves de voir disparaître le fonctionnaire de sa vie qui occupaient ses jours et ses nuits depuis plusieurs mois et estima que le geste qu'il venait de commettre n'était dû qu'à une malheureuse perte de sang froid, tout simplement. Le genre d'emportement qui peut arriver à tout le monde après tout... Par principe, il déplorait la nécessité de recourir à la force pour faire entrer quelque chose dans le crâne de quelqu'un, mais parfois, c'était la seule solution qui s'imposait. Le fonctionnaire l'avait cherché ! Adrien avait de bonnes excuses. Depuis le temps qu'il le titillait ce type, il devait bien s'attendre à ce qu'un jour, Adrien réponde à ses affronts ! Il avait été vraiment naïf d'imaginer le contraire. Cela faisait plus d'un an que l'inspecteur de l’État revenait à la charge sans comprendre que non, Adrien qui se tuait au travail (mais aussi aux plaisirs) ne pouvait toujours pas mettre ses installations aux normes, et que non, il ne pouvait pas emprunter davantage, et que oui, il pouvait aller se faire voir, lui et toute sa clique !

Au fond de lui, Adrien savait très bien que des raisons plus personnelles l'avait porté à l'excès, mais il considérait que celles-ci justifiaient amplement l'accident malheureux dont venait d'être victime Henri Mauvert.

Adrien n'était pas du genre à s'apitoyer ni sur son sort ni sur celui des autres, alors sur un fonctionnaire mort... n'en parlons même pas ! Il ne se posa donc pas la question de savoir si le type inconscient était, malgré les apparences, un homme bien. Il ne voulait pas s'embêter avec ce genre de détail. Finalement, il avait soulagé la terre d'un sacré emmerdeur, et pour ça, il devrait même être remercié ! Dans son esprit, la responsabilité était partagée, 50-50, peut-être même 60-40 à son avantage.

Adrien considéra qu'il avait fait le tour de la question et ne s'attarda pas à culpabiliser. Le mal était fait et il faisait partie des individus pragmatiques. Se retrouvant avec un homme inerte sur les bras, il était plutôt ennuyé : il lui fallait s'en débarrasser, ce qui allait lui faire perdre un temps précieux ! Il devait maintenant se bouger un peu, et ça, il savait faire.

 

 

 

2. Une vie à la campagne

 

L'exploitation d'Adrien était située au bout d'une impasse, un peu à l'écart de la petite ville dans laquelle il avait grandi. Deux haies vives mal entretenues encadraient de part et d'autre la route. Au printemps, elles regorgeaient de nids et offraient un concert joyeux qui mettait de bonne humeur. Quelques frênes et de vieux chênes disposaient d'abris sûrs pour les oiseaux de nuit.

S'il avait pu choisir, Adrien n'aurait sans doute pas accepté cette ferme, mais la vie en avait décidé autrement. Lorsque son oncle, vieux gars célibataire, était décédé, le père d'Adrien avait hérité de sa ferme, mais son métier, c'était boucher, pas paysan ! Aussi, il avait renoncé à la succession, contrairement à Adrien qui l'avait acceptée suite à un pari idiot. Il avait alors dix-sept ans, toute la vie devant lui et une armée de copains qui le défiaient pour savoir jusqu'où son insouciance pouvait le mener.

— Une ferme Adrien ! À toi tout seul ! Tu vas pouvoir faire des fêtes là-bas ! Pas de voisin, pas de patron, le grand air ! La liberté !

— Et les bistrots, le ciné, les filles... je vais les trouver où : dans mes champs ?

— Ne dis pas de conneries : ta ferme est à trente minutes de la ville ! Et puis, ce n'est pas ton coin là-bas ? Tu connais tout le monde non ? Sincèrement, je ne pensais pas que t'avais peur des vaches !

— Tu verras si j'ai la trouille des bovins... avait conclu Adrien, une cinquième chope de bière à la main. Rendez-vous dans quelques années, les gars ! Je vous ferai bouffer des côtes de bœuf cuites au barbecue, vous vous en souviendrez toute votre vie !

Cette décision de devenir exploitant agricole prise sur un coup de tête avait aussi été influencée par le passé familial d'Adrien. D'une part, avant de partir définitivement, son père lui avait révélé ses regrets de ne pas avoir été paysan. D'autre part, il y avait eu son cousin, Étienne, agriculteur, qui avait largement influencé Adrien dans son choix professionnel. C'était lors de sa dernière rencontre avec lui qu'Adrien avait découvert sa vocation. Il n'avait jamais évoqué ces circonstances avec sa femme Barbara.

Presque dix ans après s'être installé, il ne regrettait pas son choix. Certes, ce métier présentait des contraintes, mais Adrien se débrouillait toujours pour les limiter au maximum. Il comptait beaucoup sur les autres agriculteurs et faisait régulièrement appel à des stagiaires notamment en été, pendant les moissons. Au final, ne dépendant d'aucun patron, il gérait plus ou moins son temps comme il l'entendait sans avoir de compte à rendre à quiconque. Il pouvait difficilement rêver à plus de liberté. À trente ans, son corps avait toujours autant besoin de bouger, de vivre intensément. Quelle que soit l'heure, il aimait s'occuper des bêtes, les déplacer, les soigner. Il lui arrivait même de leur parler, comme il répondait aux oiseaux qu'il entendait chanter le matin, au lever du soleil. Il avait gardé en lui l'émerveillement de l'enfant quand il découvre la nature, pieds nus, à quatre pattes dans un carré d'herbe tendre. C'était sa manière à lui d'aimer la vie. Le déroulement de ses journées ne se ressemblait jamais. Certes, il avait bien des tâches identiques à accomplir chaque jour, mais l'exploitation lui réservait toujours des imprévus. Il appréciait ses réflexes, l'automatisme de ses gestes, qui lui permettaient de penser à autre chose. Il était capable de réaliser plusieurs tâches simultanément. Cela lui permettait de consommer chaque instant avant que le temps ne le rattrape !

Adrien avait craint d'être confronté à la solitude, mais comme il était originaire de la commune, tout le monde le connaissait. Ainsi, les allées et venues étaient incessantes chez lui qui avait pris l'habitude de laisser sa ferme ouverte jour et nuit. Et puis, son goût très prononcé de la vie, qu'il dévorait, retenait les gens que sa joie de vivre contaminait. Adrien offrait à boire, rigolait fort, appréciait les accolades et les tapes sur l'épaule. Toujours prêt à donner un coup de main, bon vivant, invariablement gai et même cultivé, il attirait la compagnie.

 

Cette ferme, il y habitait depuis 2001, après avoir suivi une licence professionnelle au cours de laquelle il avait fait la connaissance de son ami Pierre, devenu éleveur lui aussi. Adrien n'hésitait pas à profiter largement de la faiblesse de caractère et de la générosité de Pierre qui lui rendait beaucoup de services. Pierre était marié à Alice, jeune femme enthousiaste et toujours gaie, grande amie de Barbara, l'épouse d'Adrien.

Barbara, artiste, avait rejoint son compagnon à la campagne en 2005. Cela n'avait pas été facile de la convaincre de vivre chez lui. Barbara était une citadine, corps et âme.

— Tu verras, je suis certain que la campagne t'inspirera : la lumière du jour le matin et les nuits de pleine lune, ça te mettra dans tous tes états !

— Cesse tes bêtises, Adrien, tu sais comme moi que j'ai besoin de savoir qu'il y a de la vie autour de moi, des gens, des bruits, du mouvement... pour trouver des idées.

— La maison est grande : tu pourras t'aménager un atelier digne de ton talent !

Adrien avait fait mouche et Barbara avait accepté, non sans réticence. Le week-end qui avait suivi son emménagement, Adrien avait réuni leurs amis autour d'un barbecue bien arrosé.

— Alice ! C'est toujours un plaisir de te revoir ! Tu es rayonnante ! Dis-moi : ça fait combien de temps que tu vis à la campagne avec Pierre ? Deux ou trois ans maintenant, pas vrai ? À te regarder, on se dit que vraiment, la campagne, c'est fait pour toi !

— Arrête Adrien ! Tu sais bien que je ne supporte pas la campagne mais que l'amour nous fait faire beaucoup de conneries ! Barbara, tu sais ce que j'en pense...

— Oui, oui, merci Alice ! J'ai tout noté : tout se sait ici, on ne peut rien cacher à personne. À ce propos, j'en ai déjà fait l'expérience : on a une vieille voisine de l'autre côté du chemin et...

— Tu veux parler de la vieille Ploquin ? intervint Pierre.

— Oui, ce doit être elle, ce nom me dit quelque chose.

— Ne la laisse pas envahir ta vie, lui conseilla Alice, sinon, tu risques de le payer au prix fort !

Barbara avait beaucoup appris à cette soirée, même si depuis, elle s'était fait son propre jugement.

 

La route étroite qui menait chez Barbara et Adrien desservait une autre habitation qui faisait quasiment face à leur maison. C'était une ancienne petite ferme occupée par une vieille, bâtie comme un géant, répondant au nom de Régine Ploquin. Elle passait son temps, postée derrière ses rideaux fleuris, à observer ses voisins par l'unique fenêtre de la pièce principale, pourtant piquée de crottes de mouches. C'était toute sa vie, cette fenêtre !

La présence de Régine Ploquin avait servi d'argument au maire qui avait dû convaincre les conseillers municipaux de viabiliser le chemin. En effet, investir de l'argent public dans un chemin qui n'aurait desservi qu'un foyer n'était pas concevable. En revanche, se préoccuper du confort d'une personne âgée pouvait justifier de tels travaux. Dans les faits, la femme d'Adrien, qui en avait assez de salir ses chaussures dans un chemin soit boueux soit poussiéreux, avait interpellé le maire avec énergie et charme. Sa beauté et sa gentillesse avaient persuadé l'élu qui avait accepté de le goudronner. Le maire aurait vraiment beaucoup aimé coucher avec elle en échange de ce petit service, mais Adrien était réputé bagarreur, et lui ne faisait pas le poids. L'élu ne voulait pas prendre de risque, c'était un homme raisonnable. Après tout, le jeu n'en valait pas la chandelle ; des filles, en regardant bien, ça courait les rues...

En dehors de cet épisode, la présence de cette vieille ne présentait pas d'avantages, bien au contraire ! C'était désagréable de se sentir épié en permanence. Malgré ses relations, ses ruses, sa ténacité, Adrien n'avait jamais pu acheter cette baraque, la vieille refusait de la lui vendre, même à prix d'or. Barbara et Adrien s'étaient fait une raison. Même s'ils ne s'étaient jamais vraiment habitués à sa présence, ils l'oubliaient parfois ; mais ça ne durait pas, la vieille savait leur rappeler qu'elle était là.

 

Cela faisait presque dix ans qu'Adrien rénovait leur maison. Il avait récupéré une exploitation au potentiel énorme mais qui nécessitait de gros investissements. Tout était à refaire ! La maison avait été construite en hauteur. Le plancher du grenier, composé de large planches de bois brut craquait sous les pas. Avant l'arrivée de Barbara, Adrien n'y avait jamais mis les pieds. Dès 2005, sa femme y installa son atelier. Elle adorait souffler sur la traînée de poussières qui flottait dans l'air et que la lumière de la lucarne éclairait quand le soleil brillait dehors. La charpente, mangée par les vers et parcourue par les souris, servait dorénavant de support à toutes ses œuvres. Des étudiants venaient régulièrement poser pour elle, mais la plupart du temps, elle y était seule et appréciait de ne pas être dérangée.

Adrien avait dû refaire l'ensemble des sols du rez-de-chaussée, il avait privilégié le parquet flottant, facile à poser et pas cher, excepté dans la cuisine où il avait préféré la pose d'un carrelage assez neutre. Située à gauche de l'entrée, la cuisine était classique. Une seule fenêtre donnait sur le chemin d'accès et sur la maison de Régine Ploquin, leur voisine. Une seconde porte s'ouvrait sur un grand préau qui permettait l'accès direct à l'étable. À droite de l'entrée, face à la cuisine, une salle de jeu accueillait régulièrement les amis d'Adrien qui venaient jouer au billard. Adrien avait limité ses efforts à un coup de peinture rouge framboise sur les murs. Le salon était la pièce la plus spacieuse, il communiquait avec la terrasse. La vue sur les prairies et les haies bocagères attirait systématiquement le regard. Adrien y avait installé son piano.

Un vieil escalier de chêne montait à la chambre. Adrien avait cassé toutes les cloisons de l'étage et conservé le parquet d'origine ainsi que les murs de pierres. Barbara s'était chargée du reste. L'ordre n'avait pas sa place dans leur grande chambre meublée excessivement. Un tas d'objets s'accumulait au fil des trouvailles de Barbara qui adorait chiner : magazines et coussins au sol, cheval à bascule drapé de vêtements, poupées en tissu et miroirs, boîte à cirage ancienne, chaises bancales et autre petit mobilier... L'ensemble rendait cette pièce vivante et chaleureuse. Deux autres pièces avaient plus ou moins été aménagées à cet étage : une salle de bain colorée fonctionnelle, ainsi qu'un bureau.

Adrien s'était lourdement endetté pour rendre la maison habitable, mais l'ensemble leur plaisait bien et l'argent ne l’intéressait pas. Les considérations matérielles, il laissait ça aux autres !

 

 

La galerie

 

Barbara, quant à elle, exerçait son activité à trente kilomètres de là : en plein cœur de la ville. Elle se souvenait avec joie du jour où enfin, elle avait pu travailler pour elle. C'était un an avant de s'installer chez Adrien. Barbara avait sauté de joie, entraînant dans son enthousiasme le tissu léger de sa robe fleurie.

— Ça y est : j'ai les clés ! s'était-elle exclamée en secouant le trousseau devant les yeux ravis d'Adrien.

Il lui avait ouvert les bras et l'avait tendrement félicitée. Elle l'avait conduit à la galerie en lui expliquant tout ce que cela représentait pour elle. Enfin ! Après trois années d'études et une de petits boulots, Barbara pourrait exposer ses œuvres et vivre de sa passion, du moins l'espérait-elle... Elle se savait redevable à ses parents mais cela ne la préoccupait pas, ils étaient indulgents. Dès qu'elle le pourrait, elle les rembourserait, jusqu'au dernier centime.

— Ils sont plutôt sympas tes parents !

— Ils ont enfin accepté l'idée que je ne ferai pas médecine comme eux. Ils ont même promis d'acheter quelques-uns de mes tableaux, je n'en reviens pas !

— Tu as vu le type dans l'encadrement de la porte ? Il a vraiment l'air de se sentir chez lui !

— Oh ! C'est Max ! Un ami de mes parents, je le connais depuis des années. Il est adorable. Il est lui aussi propriétaire de la galerie, avec moi.

La boutique se situait dans une rue piétonne pavée, au cœur de la vieille ville. C'était le rez-de-chaussée d'une maison du Moyen Age, haute et étroite, aux pans de bois colorés. La façade avait pu être aménagée au goût de Max et deux baies vitrées remplaçaient les anciens murs de pierres. L'intérieur biscornu avait plu à Max lorsqu'il avait acheté ce fonds de commerce une vingtaine d'années auparavant. Il aimait l'idée d'exposer des œuvres contemporaines dans un lieu intime chargé d'histoire. À l'arrière de la boutique, des œuvres étaient stockées en sécurité dans une réserve protégée par un code et un système d'alarme sûr. Une troisième pièce donnait sur un jardinet ; suffisamment grande pour devenir un atelier, Barbara s'y était installée dans le but d'occuper les heures creuses à créer.

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