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l'obscur puzzle

De
125 pages
Un couple de jogger découvre avec effroi un sac plastique déterré par leur jeune chiot, cette découverte est d'autant plus macabre car il s'agit de membres humains. N'ayant jamais connu de précédents dans sa carrière, l'inspecteur Benet devra faire ses preuves, mettre de côté sa fierté mais ce ne sera pas sans l'aide de Kate Miller, profiler spécialisée pour ce genre de crime. A eux deux ils devront mettre de côté leurs divergences d'opinion afin d'arrêté le serial killer qui sème la peur à Portland.
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POLAR










Éditions Le Manuscrit
5
© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-7655-3 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748176551 (livre numérique)
ISBN : 2-7481-7654-5 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748176544 (livre imprimé)
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À mes enfants, ma famille,
mon éternelle amie Christine
9 10





1




Décembre.

– Votre café, mademoiselle.
Donna Brooks soupira, tenant sa tasse fumante entre
ses mains rougis par le froid. Elle grimaça, atterrée en
lisant l’addition.
Elle s’était réfugiée dans le premier bar qui s’était
présenté à elle pour échapper à la pluie et le vent glacial.
Se retrouver au Cassidy’s situé à Washington Street
forcément la note était salée même si elle avait les
moyens de fréquenter ce genre d’endroit. C’était la
première fois qu’elle venait ici.
– Après tout, je suis libre murmura-t-elle.
Son visage était sombre, se retenant de verser des
larmes, de se laisser guider par ses émotions. Ce n’était
pas tant la rupture de son couple qui la perturbait car
elle était consciente sans pour autant l’admettre de vive
voix que sa relation avec Karl battait de l’aile, mais le
fait qu’il n’ait exprimé aucun regret après deux ans de
vie commune.
11 – Donna, ton travail te bouffe tout ton temps. Je ne
te vois plus sauf sur ces fichus magazines.
Ces mots lui résonnaient encore comme l’effet d’une
gifle, il n’avait pas eu le cran de lui dire en face, au lieu
de cela il l’avait appelé alors qu’elle était dans un taxi en
lui rejetant toute la responsabilité. Karl l’avait poussée à
devenir mannequin, lui si fier de sortir avec un top
model, lui qui la laissait tomber à présent.
Elle éprouvait de la colère, de la culpabilité alors qu’il
avait ses torts aussi. Elle alluma une cigarette, recrachant
la fumée en direction de la vitre embuée. Karl était
photographe, c’est au cours d’une séance qu’ils étaient
tombés amoureux l’un de l’autre. À trente cinq ans,
certes dix ans les séparaient mais cette différence n’avait
jamais compté pour elle, hormis que son désir d’avoir
un enfant avait contribué à cette séparation.
– Pas maintenant, répétait-il à chaque fois, ta
carrière passe avant, ne gâche pas tout maintenant.
« Comme si avoir un enfant de l’homme qu’elle
aimait était un gâchis ! » se dit-elle.
Elle était fatiguée, cela faisait plus d’un an qu’elle
n’avait pas pris de vacances, ni retourner à Seattle pour
voir ses parents. Elle essaya de chasser la triste réalité,
elle était seule.

Un homme vêtu d’un grand manteau noir
dégoulinant de pluie, une écharpe autour du cou se
dirigea vers le comptoir.
Il était grand, taillé comme un athlète, ses cheveux
mi-longs étaient plaqués en arrière. Il portait des
chaussures à semelles épaisses, les mêmes qu’elle avait
offertes à Karl.
12