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La Cité des Vents

De
144 pages
Tournant le dos à l’Abitibi, l’aîné de la famille Hanse prend la route des États-Unis, en quête d’avenir et de fortune. On le retrouve dans la poussière grise de la Cité des Vents, au milieu de la foule des-laissés-pour compte, de la faune des clochards prophétiques, d’où surgit Mara. C’est avec elle que Georges s’avancera dans l’un des chapitres les plus forts de l’histoire des États-Unis.
La Cité des Vents s’ancre harmonieusement au cycle entrepris avec « L’écrivain public », ce qui en soi ouvre sur un bonheur de lecture, cependant que Pierre Yergeau réussit à doter Georges d’une voix propre. Dans la ville des gangsters, les idées crépitent. Des cabines téléphoniques semble sortir l’augure des temps modernes. Le vent souffle du Michigan. Un vent d’Amérique.
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LA CITÉ DES VENTS
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Du même auteur, chez le même éditeur : Tu attends la neige, Léonard ?, nouvelles, 1992 (prix du Signet d’or, réédition 1996). La complainte d’Alexisletrotteur, roman, 1993. 1999, roman, 1995. L’écrivain public, roman, 1996 (réédition en poche 1999). Ballade sous la pluie, roman, 1997. La recherche de l’histoire, essai, 1998. Du virtuel à la romance, nouvelles, 1999. La désertion, roman, 2001. Banlieue, roman, 2002 (réédition chez 400 Coups Littérature, 2005). Les amours perdues, roman, 2004.
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PIERRE YERGEAU
La Cité des Vents
roman
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Maquette de la couverture : AnneMarie Guérineau Illustration de la couverture : Paul Cloutier,Voile2000, collagraphie (détail), (56,5 × 76 cm) Nous remercions la galerie Estampe Plus pour son aimable collaboration. Photocomposition : CompoMagny enr. Distribution pour le Québec : Diffusion Dimedia 539, boulevard Lebeau Montréal (Québec) H4N 1S2 Distribution pour la France : Distribution du Nouveau Monde © Les éditions de L’instant même 2005 L’instant même 865, avenue Moncton Québec (Québec) G1S 2Y4 info@instantmeme.com www.instantmeme.com Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, 2005
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada Yergeau, Pierre, 1957 La cité des vents ISBNpapier 978-2895022176  ISBN PDF 978-2-89592-613-6 I. Titre. PS8597.E73C57 2005 C843’.54 C20059419512 PS9597.E73C57 2005
L’auteur remercie le Conseil des Arts du Canada pour son soutien financier lors de la rédaction de ce roman.
L’instant même remercie le Conseil des Arts du Canada, le gouvernement du Canada (Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition), le gouvernement du Québec (Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC) et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec.
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la frontière
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ESCENDUDUNORD, de l’altitude zéro, j’avais escaladé éterDnelles près de villages dont les habitants lançaient des des montagnes comme on en voit dans les natures mortes. Plus à l’ouest, il y avait l’attrait des neiges cailloux aux vagabonds. J’ai marché dans des plaines où l’on aurait cherché en vain un coin de terre inoccupé. Sans parler des lieux désertiques où j’ai croisé ce drôle de type, Trudy, qui venait de Coolwater. Il ne voulait pas aller à la guerre. Je l’aimais bien, même s’il avait des convictions. Un jour, lorsque tout cela serait fini, il retournerait dans le Wisconsin et achèterait une petite maison. Moi, j’oubliais d’où je venais. Quelque part près du pôle magnétique, où les gens courent sur les rivières pour faire naviguer des billots de bois. Ça m’a pris du temps avant de comprendre ce qu’était le Rêve. Trudy avait bien essayé. Au début c’était assez vague, comme ça, au clair de lune. Ça pouvait ressembler à un refuge, un endroit où l’on pouvait se planquer. Un monde invisible qui se déroule en parallèle sur les écrans de Hollywood, une longue journée de plaisir où les invités tournentenronddevantlesvitrinesdesgrandsmagasins,lesroutes qui traversent le désert et l’amour au milieu des cactus ou des fleurs fanées. Je dis n’importe quoi, pas besoin de m’écouter.
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Avec le manchot de la prison, c’est sûrement Trudy qui m’a aidé à comprendre. J’étais pas né pour être gardien de phare sur un rocher ou pour conduire un train. Je ne me voyais pas non plus passer ma vie à courir les chantiers. Je ne supporte pas les bars inconnus où tout est silencieux ni les types qui se croient distingués parce qu’ils n’ont pas de haine. J’ai horreur d’être pris d’étourdissement devant le soleil du matin. Je ne souffre pas non plus l’absence, les jours sans colère. Quand tout va bien, je me méfie. – C’est pas le froid qui est le pire ici. Il y a assez de bois, on peut se faire un feu, disait Trudy. – Alors c’est quoi ? – C’est peutêtre les saisons, le rythme des saisons qui rend les gens dingues. C’est comme de grandes journées qui n’en finissent plus. Il avait raison. Les saisons creusent un vide à l’intérieur. L’illusion qu’il se passe quelque chose. On n’en finit plus de voir le soleil se lever et de se demander ce qui tombera sur nos têtes. De la pluie ? Des grêlons ? Des flocons qui couvriront le monde ? De la neige poudreuse roulée par le vent, le chant de la brume qui rampe sur le sol, la cendre des rafales ? Ou ce sera des nappes de givre sur la fenêtre, des cristaux qui s’irisent sur les branches ? – Si c’est pas malheureux, disaitil en tirant le bandage couvrant une engelure sur son pied. Si je reste trop longtemps ici, je vais devenir une bête !
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