La colombe noire

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Un polar haletant/ Quand des catastrophes éclatent aux quatre coins du monde/ Deux infirmières sortent en larmes d'une roulotte à Autun. Un braconnier belge est abattu en traversant la Semois. Une tribu de bédouins est décimée au bord du Iénisséi. Un 747 est détruit à New York tandis qu'un avion français atterrit dans un champ près de Mantes. On recherche en hâte un professeur sans histoire, un biologiste lyonnais et une jeune béninoise. Plusieurs savants américains sont subitement surveillés. Le bateau de deux italiens est détruit par un missile. A Kyoto, une jeune japonaise abat froidement une dizaine de patients. Un chercheur russe tue sa concierge en lui préférant sa guenon. Pourquoi ? Qui est la Colombe noire ? / Jean Renault est membre des Écrivains Associés du Théâtre.
Publié le : vendredi 8 septembre 2006
Lecture(s) : 304
EAN13 : 9782748163889
Nombre de pages : 321
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La Colombe Noire
Jean Renault
La Colombe Noire
POLAR
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com conmmunication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-6388-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748163889 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-6389-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748163896 (livre numérique)
PROLOGUE MONTSAUCHE,DÉPARTEMENT DE LANIÈVRE
La rue principale n’est bordée que de rares commerces. Tout autour du bourg, ce ne sont que prairies, sapinières, haies de noisetiers. L’appartement des Camille est aménagé dans les anciennes écuries d’un bâtiment de ferme, à la sortie du village, en allant vers Ouroux. Trois pièces aux murs recouverts de papiers aux couleurs maussades. La cuisine est l’endroit le plus sinistre. Les rideaux suspendus aux fenêtres sont trop courts et ornés de quelques fleurs aux couleurs criardes. Sur le mur, quelques cartes postales, des immeubles en front de mer à Rimini, Italie. Le mobilier est disparate. L’ensemble met mal à l’aise. Une petite pluie fine, fréquente même en juillet, tous les ans, les foins sont en retard, tamise une lumière blanchâtre. – Je me demande ce que tu attends pour rentrer ce bois, dit Berthe. C’est sa première parole de la journée.
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Romain est assis devant un bol de café, décoré sur le côté d’une cigale en relief, il vient d’Aubagne Il trempe bruyamment des tartines de beurre qu’il mâche la bouche ouverte. – Tu miaques comme un goret, lui dit-elle. Il ne répond pas. – Si encore tu baisais bien ! ! Et, suffisamment souvent ! Elle est attifée d’une jupe informe grisâtre et d’un vieux pull-over rose aux manches trouées. – J’ai épousé un uniforme derrière lequel il n’y avait rien ! Strictement rien ! Tu n’as même pas de sperme, m’a dit le docteur, car ça vient de toi ! Ce n’est que de l’eau ! Comment pourrais-je m’enivrer avec ce breuvage ? Elle arpente un moment la cuisine en silence, puis, reprend, adoucie, veux-tu du café ? Il lève la tête, étonné par ce ton inhabituel, et acquiesce du bras. Elle s’empare de son bol, avance vers le réchaud, lui tourne le dos et en déversant le reste du breuvage, crache silencieusement, voluptueusement et longuement dans le récipient. – À ta santé, dit-elle, et ne t’étonne pas si je me fais sauter ailleurs ! Elle respire bruyamment. – Ils ne demandent que ça, tous ! Sur le sol, dans la grange, debout, couché, à genoux, je ne me déshabille pas ! Puis, je les suce ! Toi, tu es comme un cadeau japonais, il n’y a que la boite, avec deux baguettes de bois blanc à l’intérieur, du bois dont on ne fait rien, du bois à brûler. D’ailleurs je finirai par te brûler ! Au white-spirit ! Ca donne du temps au temps, le temps de souffrir ! Je vois les titres des journaux : « L’épouse d’un
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