La Croix de perdition

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22 juillet 1209, sac de Béziers. Pour lutter contre l’hérésie cathare, les croisés, avec à leur tête Arnaud Amalric, légat du pape, prennent la ville et massacrent vingt mille habitants.

Hiver 1308. Dans l’abbaye des Clairets coupée du monde extérieur par une terrible tempête de neige, les meurtres de moniales se succèdent, tous commis selon une mise en scène macabre… La sorcellerie ou quelque chose d’encore plus ténébreux et surtout de plus précieux ? Que vient faire Arnoldus de Villanova, médecin et espion du pape Clément V, en l’abbaye, au prétexte de cueillir des simples en plein hiver ? Qui est au juste cette nouvelle apothicaire, Mary de Baskerville, qui semble prendre ces meurtres avec une certaine désinvolture ? Qui est donc cette jeune Claire qui ne supporte pas la lumière du jour, et que protègent quatre « monstres » de foire, maltraités et bienveillants ? Quel lien entre ces personnages et les assassinats cruels des religieuses ?

En suivant les combats de la jeune mère abbesse Plaisance de Champlois pour faire triompher les forces du bien, le lecteur est emporté dans un thriller médiéval haletant, tissé avec son habituelle virtuosité par Andrea H. Japp.

Publié le : mercredi 21 mai 2008
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EAN13 : 9782702145852
Nombre de pages : 368
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Table des Matières
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DU MÊME AUTEUR
Dédicace
Nota
SŒURS PRINCIPALES
22 juillet 1209, Béziers*
Table des Matières
Rue Saint-Jacques, Paris,décembre 1307, un siècle plus tard
Forêt des Clairets, Perche,fin janvier 1308
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, fin janvier 1308
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, fin janvier 1308, le lendemain
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, fin janvier 1308
Forêt des Boulets, non loin de Saint-Cyr-la-Rosière,Perche, fin janvier 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, fin janvier 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, fin janvier 1306, à la nuit
Château de Mortagne, Perche,février 1308, deux jours plus tard
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, le lendemain
Rue Saint-Jacques, Paris,février 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, ce même jour, à la nuit
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, le lendemain
Abbaye de Dame-Marie,Perche, février 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, ce même jour
Abbaye de Dame-Marie,Perche, février 1308, cette même nuit
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, ce même jour
Manoir de Saint-Aubin-des-Grois,Perche, février 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, le lendemain
Abbaye de Dame-Marie,Perche, février 1308, ce même jour
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, ce même jour
Abbaye de Dame-Marie, Perche,février 1308, le jour même, à la nuit
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, le lendemain
Abbaye de femmes des Clairets,Perche, février 1308, le lendemain
BRÈVE ANNEXE HISTORIQUE
GLOSSAIRE
BIBLIOGRAPHIE
© Calmann-Lévy, 2008 ISBN 978-2-7021-3916-5 978-2-702-14585-2
aux Éditions du Masque
La Femelle de l'espèce, 1996
(Masque de l'année 1996)
La Parabole du tueur, 1996
Le Sacrifice du papillon, 1997
Dans l'œil de l'ange, 1998
La Raison des femmes, 1999
Le Silence des survivants, 2000
De l'autre, le chasseur, 2001
Un violent désir de paix, 2003
aux Éditions Flammarion
Et le désert…, 2000
Le Ventre des lucioles, 2001
Le Denier de chair, 2002
DU MÊME AUTEUR
Enfin un long voyage paisible, 2005
aux Éditions Calmann-Lévy
Sang premier, 2005
La Dame sans terre
t. I :Les Chemins de la bête, 2006
t. II :Le Souffle de la rose, 2006
t. III :Le Sang de grâce, 2006
t. IV :Le Combat des ombres, 2008
Monestarium, 2007
Un jour, je vous ai croisés, 2007
Roman
À Hélène Amalric… C'est très, très lointain !
Nota
Les noms et mots suivis d'un astérisque sont expliqués dans le glossaire et l'annexe historique en fin de volume.
SŒURS PRINCIPALES
Plaisance de Champlois : mère abbesse
Hermione de Gonvray : ancienne sœur apothicaire
Aude de Crémont : sœur boursière
Barbe Masurier : sœur cellérière
Élise de Menoult : sœur chambrière
Adèle Grosparmi : secrétaire de l'abbesse
Clotilde Bouvier : sœur organisatrice des repas et des cuisines
Agnès Ferrand : sœur portière
Rolande Bonnel : sœur dépositaire
Adélaïde Baudet : sœur cherche
Marguerite Bonnel : sœur hôtelière
Henriette Masson : novice
Suzanne Landais : maîtresse de noviciat
22 juillet 1209, Béziers*
Un miracle. Arnaud Amalric*, abbé de Cîteaux, en était maintenant certain : Dieu était de leur côté. L'improbable enchaînement des événements l'attestait. Sans équivoque. 1 Un miracle, une série de miracles. Quelques heures plus tôt, les ribauds avaient enfoncé le mur d'enceinte de l'imprenable cité, assez pourvue en vivres pour résister à un long siège, rendu encore plus difficile pour les croisés par l'hostilité ouverte des populations alentour. Jamais ils ne seraient parvenus à pénétrer dans la ville sans une intervention divine. Quelques Biterrois, grisés par leur position fortifiée, avaient eu la désastreuse idée de sortir de l'enceinte afin de narguer leurs opposants. Ceux-ci en avaient aussitôt profité pour 2 s'infiltrer par cette brèche. Les cavaliers avaient suivi. La cuirée commençait. Escorté de trois soldats, Arnaud Amalric abandonna derrière lui la tour Ventouse. Au pas lent de son destrier, il longea le mur d'enceinte en direction de l'église de la Madeleine. Des cris, des gens qui couraient en tous sens, heurtant parfois son cheval, levant un visage de fin du monde vers lui, proférant des suppliques ou des insultes qu'il n'entendait pas, levant 3 4 des armes de fortune, des herminettes , des picois , des serpettes, n'osant les abattre sur un représentant de Dieu. Il les entendait, les voyait à peine. Plus loin, vers le nord, hors le mur d'enceinte, la cathédrale Saint-Nazaire. Une femme cria en sanglotant, tendant à bout de bras un enfançon, suppliant Arnaud de les épargner, jurant qu'ils étaient baptisés dans la sainte foi et n'en avaient pas dévié. Il lui sourit comme dans un rêve et murmura : – Ma sœur en Jésus-Christ, n'aie alors nulle crainte. Il t'aime et ne t'abandonnera jamais. 5 Un des soldats d'escorte lança son roncin sur la femme qui glissa sur les pavés. Les sabots de la lourde bête l'évitèrent de justesse. Un ribaud, trogne d'ivrogne que l'excitation du carnage violaçait encore mais que crispait pourtant l'hésitation, se rua vers le cheval de l'abbé.
– Seigneur abbé, seigneur abbé… V'là qu'on sait plus. Mes truands et moi, on s'demande… rapport qu'on n'est pas des assassins. C'est comment qu'on les reconnaît, les sans-foi ? La lame sur la gorge, y jurent tous qu'y sont pieux catholiques. D'autant qu'y a les 6 gamins et les commères aussi… Dieu aimerait pas qu'on Lui trucide Ses bons fidèles, pour sûr. Y a que les juifs du quartier de la petite Jérusalem. Ceux-là, on r'connaît tout de suite que c'est pas les suppôts de Satan qu'on recherche. Enfin, pas c'te fois. Le visage fin, gracieux au point de sembler féminin, se pencha vers l'homme. La petite bouche en cœur se serra et un regard d'un noir presque bleuté le dévisagea. Arnaud Amalric fronça les sourcils comme s'il ne le comprenait pas. – Que dis-tu ? – Qu'on sait pas qui c'est qu'on doit occire, pour la gloire de not'Seigneur. D'autant qu'y 7 s'sont massés dans l'église de la Madeleine … C't'un lieu saint, quand même… Arnaud Amalric soupira, bouche ouverte. Levant le visage vers le ciel, il ordonna d'une voix douce : 8 – Tuez-les tous… Dieu reconnaîtra les siens . L'abbé de Cîteaux ne sut au juste ce qu'il lisait dans le regard de la brute inquiète. La consternation, la honte, ou le soulagement d'avoir reçu un ordre sans équivoque qui le déchargeait d'une quelconque culpabilité ? Le ribaud disparut en courant en direction de l'église de la Madeleine. La chaleur accablante de cet avant-midi. Les contours du monde dilués dans l'esprit de l'abbé. Ne lui parvenait plus qu'une sorte de brouhaha, parfois percé par un hurlement strident. La déroutante sensation d'avoir abandonné son enveloppe charnelle. Il se fit
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