La Joie d'Aurélie

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En 2040, à la veille de ses cent ans, Aurélie a réuni sa famille pour fêter son anniversaire. L'événement se déroulera au bord d'une rivière, dans une grande maison blanche, à la frontière des Pyrénées françaises et espagnoles. Ce lieu a été, quarante ans plus tôt, le théâtre d'un rendez-vous d'amour sanglant.


Encore pleine de fougue et de magnétisme malgré les doutes et les angoisses de l'âge, Aurélie veut célébrer le triomphe de sa longévité et de sa vie aventureuse devant sa soeur Mélanie, Emma, sa belle-soeur, sa petite-nièce Ariane et surtout Loïc, son petit-fils qu'elle adore. Mais l'aïeule, qui a toujours aimé les éclats, leur a préparé un coup de théâtre. Le jour de l'anniversaire, une inconnue dévorée de colère et de passion surgit du passé meurtrier pour régler ses comptes avec la famille.


Séductrice et prédatrice, la belle justicière met toute la tribu à l'épreuve, et surtout cette Aurélie qui la fascine et qu'elle voudrait haïr ... Lucifer, le loup banni par sa meute, Fatou, la gouvernante malienne, Maher, le passeur d'immigrés, et Nicolas, le gardien de la réserve animalière voisine, participent à ce dialogue, à cette guerre et à cette fête des femmes.


Tel est le printemps des cent ans d'Aurélie, bouillante et lucide en ses défis, ses deuils, sa joie souveraine.


Publié le : jeudi 1 octobre 2009
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EAN13 : 9782021006384
Nombre de pages : 269
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VIER2004
reproductions destinées à une utilisation u partielle faite par quelque procédé que nts cause, est illicite et constitue une s du Code de la propriété intellectuelle.
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e remous blanc de la rivière. e énorme entre en lui. Blême. Ce printemps détestable qui ipite. Partout, la neige fond et répitements. Tous les sapins e détachent, glissent dans la t. De larges accrocs de terre  mousses, des herbes et de crocs. Le printemps de leur lle avalanches tendres dans la carrée, maléfique, trouée de grâce. Grosse demeure sans . Peut-être une ancienne mai-ulaire, à deux étages. Froide. u flanc de la montagne héris-lent. Leurs épines ténébreuses écaire… La vision le mord, le ans la fanfare mouillée. Ce répugnant. errière les volets clos et les mier ou au deuxième étage. Il ur d’un bracelet de bouleaux rs. Troncs immaculés. D’une rille. Délicate, exquise. Dia-
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st horrible. Comme l’éclat de , de bijou… Dans le tonnerre lons grondants. Ils dorment ou éate tiédeur du lit. Les amants e. Découvrant le rai d’un nou-
, dissimulé derrière les troncs. s sont là. Il les tient. Dans la e genèse. Sa mort à lui. La fin  dans le soleil et la fécondité cis, ses cascades échevelées.  l’univers. Ces cliquetis, ces e des branches. Cette fête de  chambre? Quels volets vont murés, enfouis dans cette bas-lières. À l’abri. Ils ont choisi r amour. Puissante. Défiant monde l’enveloppe sans enta-cité. À peine si une gouttière Intacte. Résistante. Il s’arrête. la poche de son parka… nuit. Il n’ignorait plus rien de . Il avait découvert la clé qui ordinateur. Le mot de passe… sque à leur chambre d’amour. hrases apparurent, tous leurs  ritournelles. Leurs ramages s. Il était tout entier dedans. étachaient sur la brillance, la e limpidité atroce. Leurs mots multipliés, tremblaient comme t dans ce lac, dans sa transpa-il posséda tous les détails de se surtout. La photo de la mai-
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e demeure. Son bloc minéral. s qui les attendaient. Il y avait it et dans le jardin. Mais les tte façade nette et coriace que ine. L’hiver pouvait toujours  un château d’amour formi-aimer. Les ouragans du désir. r dans les étages. Choisir tel son. Une pension de famille des enfants à qui tout appar-cence illimitée. Pour galoper  cacher. Vivre dans un palais eaux, la multitude des arbres, is, charnus de neige. Avec le aque pièce. Des bûches. Des s, des étincelles vivaces. Les e loin, il avait vu la cheminée t chassé cette vision la plus t, montait de leur intimité. , voluptueuse. Leur haleine, it, au terme de leurs étreintes.  aimantes. Ils n’avaient pas la bourrer de grosses bûches et roussoient jusqu’au matin. plendit sur des pans de neige luant. Sa noirceur vitale. Son cide et crue. Et c’est l’image Les volumes de sa chair si hent sur les longs cheveux lleuse, de la rousseur noire de entre les cuisses de l’épousée. Sa gourmandise. Son grand mbré. Les reins miroitants de explosion de la croupe ronde,
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peu gros. Le ventre incroya-rfs, de tendons. Velouté d’un  une mince cendrée d’abord, ts roux, qui, en bas, s’élargit,  pelage épais, brûlant, char-. Pour lui, depuis toutes ces s, son sexe. La belle demeure tée. Coriace… Maintenant, le us ses effluves voluptueux.
dorment encore. Ou, réveillés ns le ravissement du jour, se es. Leurs doigts. Leurs mots maine de vacances. Du matin re. Trésor ouvert, prodigué, cuisses: la brillance du dia-. Chair. Gorge. Mamelons. rs rousses dans les feux de la ardente, luxuriante. Maculée és à force, vrillés, repoussés ts… Ils font l’amour en ce les entrailles. Une broche qui bruit: les volets grincent. Il es volets s’ouvrent lentement,  Et c’est elle qu’il découvre. lissé. Son sourire rayonnant. . Et son corps se penche en rre de ses bras. Leurs deux nt dans un balancement déli-e frotte contre sa joue. Elle veuse. Elle inhale la grande  ses poumons. Il connaît sa ue, presque farouche, quand and toute sa chair triomphe,
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être désirable, d’être désirée, un moment. Pour savourer. remplir à l’avance. Et jouir
 lui, couronnés de lumière, bérée par leur tanière, il sort . Il les massacre à la fenêtre. . Affalés. Détruits. Fenêtre rivière. st lui qu’il veut tuer. Pas elle. ns ses bras et respire sa che-yeux, sa bouche, ses mains, ait plus. Elle, il verra après. rofanateur, l’enfer de sa peau stre. Visqueux. Avide. ne les entend plus. Ils ont dû uveau engloutis dans l’im-demeure immobile de leur dement de la rivière grossie oleil exorbité. La chute des tournent. Cette chevauchée , ces écumes qui voltigent au t et plus calmes. Comme des se déploient. À ce spectacle, qu’il se noie dans la goule, es.
jardin. Sa grande chevelure e parure de laine de cache-a peau nue. Elle ne redoute rir dans la neige, entièrement  d’avril. Elle marche vers la
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e des poignées de neige fon-en un éclair. Il s’est glissé de est penchée au-dessus d’un ue, son long cou immaculés ait la rejoindre, lui parler, la privée d’alibi, il sait que c’est  pas qu’elle le suivrait. Lais-urs où il est tapi, où il attend emire… Et c’est cette image ouré. Cette étoffe qu’elle a s son luxe. Précieuse. Cela l’autre… Ses complaisances ’ignore rien de lui. Son âge, haque page. Ses mots. Le soir mi, quelques années plus tôt, l’appartement où ils avaient taient que fiancés alors. C’est ême si l’expression semblait cée» et «mon fiancé». Elle iancée.» Pour se protéger, lui i si tordu avait sans doute été … archaïque et lumineux… u. Ce premier jalon de leur elle rédigeait une thèse sur le in. C’est ainsi qu’elle l’avait s tard, elle était donc rentrée out avoué en pleurant. L’hor-le des serments gâchés. Fian-ée en ridicule. En ricanement. lé parce que c’était trop lourd. ce. En contradiction avec sa Sous l’emprise d’une passion ela qui lui faisait le plus mal. terme de fiancés qui leur res-
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