La Maison de l'Indien

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Le cadavre d'un Indien sur une plage, une secte ancienne et mystérieuse, un aventurier sans scrupules, un aubergiste peu amène... Pourquoi a-t-il fallu que Greg Duval aille se promener du côté de Kilkissey ce jour-là? Bien sûr, il y a la radieuse Sara Prescott... Mais sur quels tourments ses histoires de famille vont-elle déboucher? Car c'est tout le village qui est concerné, et quand les anciens secrets reparaîtront au grand jour, tout va basculer dans cette petite communauté de pêcheurs, entraînée dans un tourbillon de cupidité et de mysticisme.
Publié le : lundi 3 juillet 2006
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EAN13 : 9782748165241
Nombre de pages : 287
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La maison de l’indien
Pierre HOFFELINCK
La maison de l’indien
POLAR
© Éditions Le Manuscrit, 2006 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-6525-X (livre numérique) ISBN : 2-7481-6524-1 (livre imprimé)
PI E R R EH O F F E L I N C K
PROLOGUE
Il s’approcha de la porte d’entrée et ouvrit une pochette d’allumettes, sur laquelle un signe étrange était dessiné au feutre noir. Il le compara avec celui gravé dans la pierre, sur le fronton qui surplombait la porte. Pas de doute ! C’était la bonne adresse. Il contourna la maison, monta sur la terrasse et enfila un épais gant de cuir noir. D’un geste court, mais violent, il brisa la vitre. Il passa le bras prudemment entre les tessons tranchants et abaissa l’espagnolette. La porte fenêtre s’ouvrit et il pénétra dans le salon à pas feutrés. Il traversa la pièce sans hésitation, puis le hall d’entrée, et aboutit enfin dans une vaste cuisine. Une porte menait vers les caves. Il descendit précautionneusement l’escalier de pierre. En bas, la pièce était éclairée par la faible lumière qui filtrait d’un soupirail. Sur sa gauche, une porte étrange se dessinait sur le mur. Elle était entrebâillée. Il la poussa. L’ouverture s’agrandit et il s’engagea dans l’étroit boyau qui s’enfonçait dans la roche. Les murs de pierre étaient froids et humides, le sol lisse et glissant. Il continua d’avancer à tâtons dans le noir, se maudissant d’avoir oublié sa lampe torche. Le tunnel descendait lentement, mais inexorablement. A un moment, il perçut comme un courant d’air sur sa gauche. Il n’y avait plus de paroi
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La maison de l'Indien de ce côté. « Sans doute un croisement avec un tunnel secondaire » pensa-t-il. Effectivement, après quelques mètres, il sentit de nouveau le contact rassurant du mur de pierre. Il continua à avancer à pas mesurés, jusqu’à ce qu’il sente un vide sous son pied gauche. Il eut un brusque mouvement de recul. Encore un pas, et il tombait dans Dieu sait quel cul de basse-fosse. Mais en tâtonnant avec son pied, il comprit qu’il ne s’agissait que de la première marche d’un escalier qui s’enfonçait dans les profondeurs de la terre. Les degrés étaient hauts, étroits et irréguliers. Il hésita un instant, conscient qu’un mouvement maladroit pourrait le précipiter dans le vide, jusqu’à une profondeur qu’il ne pouvait deviner. Son front était perlé de sueur. La curiosité fut la plus forte. Il compta cinquante-trois marches avant d’arriver sur un terrain plat. Là, les ténèbres étaient moins denses, et ce lui fut un réconfort. Il ne savait d’où pouvait provenir cette pâle lueur, mais il remarquait que, plus il avançait, plus elle semblait s’affirmer. Au détour d’un coude du tunnel, il en comprit enfin l’origine : une ouverture dans la roche s’ouvrait à l’extrémité du boyau, comme une fenêtre sur la mer, dont il percevait maintenant le grondement sourd. Mais c’est un autre bruit qui le fit sursauter. C’était comme un frôlement, un bruit de pas étouffé. Alerté, il se retourna, mais ses yeux qui, sortant de l’obscurité, venaient de retrouver brutalement la lumière du jour, étaient encore éblouis. Il ne vit pas la silhouette qui s’élançait sur
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