//img.uscri.be/pth/f9cfeffb4f5b8d00e4f069ef73dfa2e84b7edb3b
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

La Mémoire ne suffit pas

De
278 pages
Paolo Pirelli est professeur à l’Université de Los Angeles. Marié et père d’une petite fille, il est en proie à une profonde dépression et voit toutes ses nuits troublées par des cauchemars plus traumatisants les uns que les autres. Robert Hill est financier indépendant à New-York. Célibataire et homosexuel, il n’a plus goût à la vie et n’arrive plus à dormir depuis que celui qu’il aime a mystérieusement disparu il y a un an de cela. Ces deux hommes que tout semble opposer vont pourtant se rencontrer, et s’apercevoir que chacun détient la clé qui permettra à l’autre de s’épanouir enfin. Deux hommes se (re)trouvent et s’aiment. Mais seront-ils assez de deux pour affronter tous les mystères et les démons qui surgissent de leur passé ? Un roman qui mêle habilement récit d’espionnage, passé mystérieux, suspense et histoire d’amour.
Voir plus Voir moins
La Mémoire ne suffit pas
Alexandre Maubert La Mémoire ne suffit pas Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0105821.000.R.P.2006.035.40000 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2006
Chapitre 1 20 novembre Paolo Pirelli prend ses affaires et embrasse furtivement sa femme avant de s’engouffrer dans sa Ford cabriolet bleue. Comme chaque matin, il lui faut au moins trois cafés avant d’être opérationnel. Il en a déjà pris deux au déjeuner et prendra le dernier en arrivant à l’Université. Le réveil est toujours pour lui un moment pénible. L’effet des antidépresseurs le maintient dans un état comateux jusqu’à midi. Il sait qu’il va devoir affronter une nouvelle journée de galère et cette idée ne l’enchante guère. Comment en suis-je arrivé là, se demande-t-il. Sa femme, Laura, est superbe et sa fille, Sahra, vient juste d’avoir onze mois. Paolo est professeur de sociologie à l’Université de Los Angeles. Il se passionne pour son métier et lui consacre la plupart de son temps. Pourtant, jour après jour, il ressent un sentiment de vide absolu dans sa vie. Son coeur, qui d’un point de vue fonctionnel est en parfait état, n’enregistre aucune émotion. Il est profondément perturbé car il n’arrive pas à cerner la cause de son mal-être. Il s’y emploie depuis plusieurs mois avec l’aide de son psychiatre, le docteur Andreï Panowski. Mais sans résultat. En arrivant à l’Université, il se rend à la cafétéria et boit un café avec le professeur d’anthropologie, Alec Pelton. Il ne le connaît que depuis une année mais apprécie ses capacités professionnelles ainsi que sa personnalité. Comme ils ont presque été engagés en même temps à l’Université de Los Angeles, ils ont eu un besoin commun d’intégration à la vie du campus et de compréhension de la part de leurs collègues. Cela les a
9
rapprochés dès le départ. « As-tu passé un agréable week-end, demande Alec. — Oui, répond Paolo d’un ton peu convaincu. Je suis allé marcher avec ma femme et ma fille samedi après-midi. Dimanche, comme il ne faisait pas beau, je n’ai rien fait de spécial. Et toi ? — Je suis parti à Disneyland avec ma femme. Elle a toujours gardé son esprit enfantin et j’espère qu’elle le conservera encore longtemps. C’était super ! Heureuse-ment qu’il y a encore des attractions qui nous offrent une part de rêve et d’imaginaire. Au fait, as-tu trouvé les do-cuments que tu cherchais vendredi dernier concernant la sociologie de la famille ? — Oui, merci. Je suis allé à la bibliothèque et j’ai eu de la chance. Il restait un exemplaire dePassage des familles nucléaires aux familles monoparentales. J’en avais besoin rapidement car je donne une conférence dans trois jours sur le sujet. » En quittant Alec, Paolo lui demande s’il est disponible pour venir manger à la maison le lundi soir de la semaine suivante. Alec accepte avec un plaisir non dissimulé. Les deux hommes se rendent compte qu’ils ne se sont jamais fréquentés en dehors du travail. Ils s’apprécient mais n’ont jamais trouvé le temps de faire des activités communes, hormis celles qui concernent le cadre professionnel. Paolo Pirelli enseigne avec entrain. C’est le seul do-maine d’activité dans lequel il s’investit. Les élèves le trouvent intéressant et dynamique. Ils ne connaissent évi-demment pas sa vie privée mais ils seraient très certainement surpris de voir le décalage qui existe entre cet homme qui se passionne pour les questions sociologi-
10