La Morte des chais

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Le commissaire Picot est appelé au «domaine des chais«, centre de remise en forme au coeur du Beaujolais. Très vite, la thèse de l'accident est écartée, et nombreux sont les suspects car il semblerait que la victime, Madame O'Neill, avait de nombreux ennemis parmi les résidents du château. Qui était-elle vraiment? Qui pouvait se défier d'elle au point de la supprimer? De fausses pistes en vrais soupçons, Picot et son adjoint auront bien du mal à faire éclater la vérité.
Publié le : jeudi 20 décembre 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748399547
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EAN13 : 9782748399547
Nombre de pages : 132
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Soëlle Voyant Labro LA MORTE DES CHAIS Une enquête du commissaire Picot
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IDDN.FR.010.0118193.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
Chapitre 1 Mademoiselle ! interpella Mme Gendre dun ton sec. Du bureau attenant à la réception, Odette accourue.  Que puis-je pour vous Mme Gendre ? demanda-t-elle  Cest inadmissible, sirrita celle-ci, je narrive absolument pas à ouvrir la porte du sauna ! Puis se tournant vers son mari qui venait arriver, le prenant à témoin, lui dit :  Voyez-vous Pierre-Henri, cest toujours la même chose ! Quel que soit le prix que vous payez, il y a des inconvénients ! Odette commençait sérieusement à simpatienter. Cela faisait deux semaines que M. et Mme Gendre résidaient au Château et il ne se passait pas un jour sans que cette péronnelle ne se plaigne.  Allons, allons très chère, je suis sûr que Mademoiselle va pouvoir combler vos désirs, tempéra M. Gendre en décrochant un sourire charmeur en direction dOdette. Redressant légèrement sa petite taille, Madame Gendre pinça les lèvres et son visage se ferma. Nayant que trop conscience de son âge avancé, elle détestait voir son mari faire le joli cur auprès de ces demoiselles !  Ne vous inquiétez pas, dit Odette conciliante, je vais vous accompagner, et ouvrir cette porte récalcitrante !  Et bien allons-y ! Ne perdons pas de temps, commanda Madame Gendre. Jai un massage dans une heure ! Et joignant le geste à la parole elle séloigna en direction du sauna.
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En arrivant dans lespace réservé au sauna et au hammam, Odette sut quil sétait passé quelque chose dinhabituel. En effet, un épais brouillard envahissait lune des cabines, et la porte résista quand la jeune femme essaya de louvrir. Dun revers de sa manche, elle essuya alors la vitre, afin de regarder à lintérieur et ce quelle vit la cloua sur place. Un visage de femme la regardait les yeux grands ouverts, exprimant une peur hallucinée, la bouche tordue sur un cri muet. La jeune fille était pétrifiée, et M. Gendre qui sétait approché delle afin de laider à ouvrir la porte resta tétanisé.  Mais que se passe-t-il ! simpatienta Mme Gendre. Si vous ne pouvez pas ouvrir cette porte, allez chercher quelquun ! Quon en finisse ! Rejoignant sa femme, M. Gendre la prit par le bras et lentraîna loin de la cabine. Venez, retournons à nos appartements ! dit-il dune voix tremblante.  Mais enfin que se passe-t-il ?  Venez ! vous dis-je. Je vous expliquerai. Et se tournant vers Odette, il ajouta :  Allez chercher votre Directeur ! Déconcerté par lattitude étrange de son mari, Mme Gendre le suivit en silence. Émile Dutour dirigeait le Château depuis trois ans. Cétait un homme intègre et travailleur et sil menait son équipe avec fermeté, il nen était pas moins apprécié car cétait un homme attentif, à lécoute de son personnel et soucieux du confort de chacun. Sa femme, Valérie, le secondait avec talent. Il lavait connue lors de son séjour en Angleterre. À la fin des années quarante : un drame lavait éloigné de la France et il sétait installé à Londres, chef de rang dans un palace. Il avait fait connaissance
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de Valérie, alors jeune étudiante en esthétique qui, pour arrondir ses fins de mois, faisait des extras dans ce palace londonien dont le directeur était son père. Ils tombèrent amoureux lun de lautre et se marièrent lannée suivante. Émile neut jamais à regretter son choix, et depuis vingt-cinq ans, ils formaient un couple uni. Valérie était une femme aimante, élégante, toujours là pour lépauler, lui évitant tous problèmes domestiques et prenant en charge les petits soucis du quotidien. Un rêve Émile dépouillait son courrier tandis que Valérie tapait à la machine, lorsquils entendirent des pas précipités dans le couloir suivis dune volée de coups contre la porte du bureau.  Entrez ! dit-il avec humeur. Valérie que tout ce tapage surprit leva les yeux sur son mari : mais déjà la porte souvrait et Odette surgit dans la pièce. Elle avait dû courir, car malgré le froid de la sueur coulait sur ses joues. À moins quelle nait pleuré ?  Que vous arrive-t-il mon dieu ? sétonna Valérie devant le visage défait de la jeune fille. Odette avait du mal à parler tant elle était essoufflée. Il est arrivé  Il y a eu un accident dans la cabine du sauna ! Cest horrible ! La porte est coincée !  Voyons calmez-vous, tempéra Émile. Reprenez vos esprits mon petit. Je vais envoyer Octave et il va débloquer cette porte. Ce nest pas la fin du monde ! Faites patienter les clients. Savançant vers le bureau du directeur la jeune fille le regarda droit dans les yeux et dit dune voix blanche  Monsieur, cest grave, car il y a Madame ONeill à lintérieur de la cabine et je crois quelle est morte !  Seigneur ! sécrièrent en même temps Émile et sa femme. Ce nest pas possible !
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 Je vous jure quelle est morte ! sanglota Odette. Elle a les yeux grands ouverts. Elle ne bouge plus ! Jai essayé de lappeler, elle ne répond pas ! M. et Mme Gendre étaient avec moi quand je lai découverte.  Viens Valérie, allons voir ce qui se passe. Mme ONeill nest peut-être quévanouie ? dit Émile, puis se ravisant il ajouta :  Non reste, plutôt ici, et appelle le médecin, on ne sait jamais. Venez Odette ! Ils traversèrent les jardins du château pour se rendre aux Thermes. Auparavant, Émile avait téléphoné à Octave, lhomme à tout faire afin quil le rejoigne au sauna. Cétait une belle journée dhiver, le paysage était magnifique. Une fine couche de neige habillait les arbres et scintillait sous le regard délicat du soleil. La nouvelle sétait répandue et lorsquils arrivèrent devant la porte des Thermes, un groupe composé de la clientèle et du personnel sagitait, chacun y allant de son commentaire : il y aurait eu un malaise, non une panne, nétait-ce pas plutôt un accident ? Émile et Odette durent bousculer et calmer un peu tout ce petit monde que la rumeur agitait et ils entrèrent enfin dans le Centre. Arrivés devant le sauna, ils virent Octave qui essayait vainement douvrir la porte, car le corps de Mme ONeill la bloquait. Ce dernier en les entendant, se retourna et sadressant à M. Dutour dit :  Monsieur, cest très grave ! je crois que cette pauvre femme est morte. Mais voilà ! la porte souvre enfin, dit-il en donnant une poussée contre celle-ci afin de dégager le corps de Lydie. Le spectacle qui les attendait les laissa tous les trois tétanisés. Lydie ONeill gisait sur le sol. Son corps avait pris une vilaine teinte rougeâtre et il nétait point besoin dêtre médecin, pour
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